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mercredi 16 octobre 2013

Tolkien et les Sept Arts


Grammaire
Très fameusement, John Ronald avait le goût de ne pas seulement apprendre des grammaires existantes mais aussi d'en inventer des non-existantes. Il croyait que le passe-temps était rare, mais il croyait avoir trouvé une âme soeur le jour où dans les campements militaires de la Guerre contre Prusse il entendit un homme dire "je crois que je vais exprimer l'accusatif avec une préposition".

Les grammaires de Quenya et de Sindarin ont servi comme parti de l'arrière-fonds de ses récits à échelle épique. Le passage des glâces de Helcaraxe ou la forêt de Nanduhirion ... (à prononcer chaque lettre comme en Latin - Helcaraxe est en Quenya et Nanduhirion en Sindarin).

Dialectique
Il croyait fermement que le récit était mieux et plus fantastique pour avoir une logique cohérente interne. Il s'y appliquait aussi. En plus il débusque la mauvaise logique des réflexes du malin dans ses récits ... elle coincide souvent avec la mauvaise logique des révolutionnaires, que ce soit anticléricaux ou que ce soit des transhumanistes.

Rhétorique
Pas mal des dialogues donnent en passant des positions clefs, de ses charactères bons comme des mauvais, exprimées en très sollenelle rhétorique. Il n'est pas insensible à la rhétorique de la fidélité féodale non plus.

Arithmétique
Il a eu l'empathie avec les gens ayant six doigts de leur donner un système d'arithmétique ... notons qu'il ne fait pas partie des récits publiés, on le trouve dans les lexiques tolkienesques.

À part ça, oui, il sait très bien compter, que ce soit le nombre de générations dans une généalogie qu'il construit ou que ce soit le nombre de jours une certaine traversée prend à pied en courant, à pied en marchant ou à cheval.

Musique
St Augustin d'Hippone comptait comme faisant partie de la musique les formes de vers. Tolkien y a ajouté une ou deux.

Prenons la strophe ambrosienne, faisons rimer les lignes deux et quatre, peut-être aussi la une. Divisons la ligne trois en deux moitiés que riment ... voila une strophe de Tolkien.

Et la musique joue une tellement grande rôle dans son imaginaire. Aïnulindale donne une méditation quasi musicale sur De Genesis ad Litteram Libri Duodecim livre 5-6 (la fameuse et souvent de nos jours mal interprêtée non-litéralité des six jours chez St Augustin) avec un verset de Job.

Géométrie
Notre auteur faisait lui-même ou en collaboration avec son fils Christopher les cartes de son monde imaginaire. Et il construisit les histoires de manière que la carte devienne rélévante aussi. Les maisons - que ce soit les trous de hobbits ou les palais et les villes (Minas Tirith est modelé sur Mont St Michel).

Astronomie
Il semble avoir considéré la constellation Orion comme un "guardien" contre le mal. [Si quelque association il y a entre Nimrod et Orion, alors ça ne veut nullement dire que les étoiles d'Orion soient mauvaises comme Nimrod est mauvais. Le mal n'a pas de place si haut que ça. - Mais ceci on ne peut pas trouver directement chez Tolkien. - Plutôt qu'elles font attention à ce qui lui concerne, pour avertir de lui.] Chez Tolkien cette constellation s'appelle Menelmacar - porteur de glaive (macar) du ciel (menel).

Rappelons qu'il a "inventé" (ou revalorisé pour ses histoires) deux cosmologies (pour avant et après un cataclysme) dont la première mais non la deuxième a une terre plate et les deux une terre au centre de l'univers. Rappelons qu'il a inventé (ou revalorisé ne fût-ce que pour ses histoires) la conception médiévale que les planètes sont des boules de feu ou assez pareil menées par des êtres angéliques. Et notons, en passant, qu'au Moyen Âge ceci n'était nullement une vue hérétique, mais au contraire assez normale à la Sorbonne aux temps de l'évêque Tempier et de Sts Thomas d'Aquin et Bonaventure et Maître Albert aussi. Que je sache, elle n'a jamais, grand jamais été condamnée par l'église.

lundi 30 septembre 2013

Manuel Valls a un problème avec le français (et possiblement avec la loi française)

"Nous le savons tous, la proxomité de ces campements provoque de la mendicité, des vols, et donc de la délinquence."

Ça n'est pas français. C'est langue de bois. En français ça se dit comme ceci - et je ne vais pas faire la traduction de la dernière partie, parce que j'y reviens:

Beaucoup de gens qui vivent dans ces campements sont venus pour mendier et ils le font, et certains même pour voler et ils le font, et les deux le font le plus proche plutôt qu'à une distance de 100 km.

La dernière partie, la phrase "et donc de la délinquence" ne relève pas du plus clair. Si le "donc" est causal, il oublie que le vol n'est pas juste une cause de délinquence, mais une délinquence elle-même. Si le "donc" est logique, faisant le lien entre l'énumération et sa conclusion, alors il prétend que la mendicité aussi est une délinquence.

Si Manuel Valls prétend que la mendicité est une délinquence, il a un problème avec la loi française (et biensûr avec la loi de Dieu aussi, faire le Haman n'est pas très pieux). Une certaine époque très républicaine ça se peut que la mendicité fut tamponnée comme un délit par des parlementaires pas très catholiques. Il semble que ce soit en 1993 que ceci fut rectifié, et la mendicité comme telle n'est plus un délit.

La mendicité aggressive est un délit, et peut se solder avec trois mois de prison. Mais toute mendicité n'est pas aggressive. Donc il y a une mendicité qui n'est pas une délinquence. Donc, on ne peut pas faire le lien logique entre mendicité et délinquence.

Peut-être que Valls avait fini ses études de juridique (un policier en fait) bien avant 1993, mais alors il a peut-être été négligent quand au devoir d'assimiler les nouvelles directives ou peut-être souffert sous la négligence de ses supérieurs.

Par contre c'est clair qu'il y a des policiers qui regardent toujours la mendicité comme délinquence. En 2005 je viens d'être amené au commisariat de police de Sainte Foy la Grande, on vient de me dire "la mendicité est interdite: soit c'est mendicité aggressive, trois mois de prison, soit c'est raccolage passif, deux mois de prison" ... et je ne connaissais pas encore le mot raccolage en français. Ce n'est pas le genre de mots qu'on trouve dans les livres scolaires de français en Suède, ni le genre de mots que j'aurais trouvé chez des écrivains comme Mgr Lefèbvre, Dom Gérard ou l'abbé Bryan Houghton. Au moins pas dans les livres que j'ai lu d'eux. Je viens alors de répondre, considérant que c'était un terme administratif pour mendicité non-aggressive quand même pénalisée "alors raccolage passif". Si après on m'a pris - dans certains cercles, car on ne me l'a pas dit en face, mais j'ai eu des indications indirectes, d'autres ont dit des choses que j'ai cru auraient pu être en me visant - pour un prostitué homosexuel, ça pourrait venir de ça.

Manuel Valls, vous êtes bien d'accord que la calomnie aussi est un délit? Même si elle est commise par des policiers?

Et quand on parle des choses qui peuvent accueillir des gens qui sont délinquents, ne concentrons-nous pas juste sur les campements, il y a aussi les loges maçonniques, faut pas oublier. Car, profondement, je crois que là à Sainte Foy la Grande, une intrigue maçonnique qui me vise, montrait sa gueule de calomniateur, comme j'ai pu comprendre une fois que j'ai compris le mot "raccolage".

Et quand on parle de parler du bon français, il n'est pas du bon français d'appeler Zlatan Ibrahimovic un Suédois, il est un immigré du Balkan. Ou peut-être né d'un couple d'immigrés en Suède. Mais son père est Musliman Bosniaque, sa mère est Croate. Ses grandparents ne sont pas plus Suédois que je ne suis Russe. Il est citoyen suédois, mais il n'est pas un Suédois. Il a ses racines ailleurs. Il est par contre de Malmö en Suède - si on compte Rosengård, en Malmö, comme faisant partie de la Suède. Sur un des chemins entre Höja et Rosengård il y a une ligne en craie et écrit sur l'un côté "Sverige" [Suède], sur l'autre côté Rosengård. Je n'aime pas tellement qu'on le présente comme "Suédois" dans les média français. Ça blesse mon nationnalisme suédois.

Revenons sur moi. Si quelqu'un me soupçonne d'avoir commis un délit en France, il y a peut-être une victime qui voudrait se présenter devant la justice. Si on me soupçonne d'avoir commis un délit en Suède, c'est exacte que j'y étais en prison - pour une chose que moi je compte comme de la défence légitime (5-II-1998). Notons, j'ai fais les deux tierces de la peine et j'ai été remis en liberté en toute légalité (dernier Juin 2000), je ne suis pas en cavale. Le temps de surveillance après, oui, j'ai évité en quittant la Suède (Mars 2004), mais la surveillance active était déjà fini et la surveillance théorique n'allait pas durer que jusqu'à 2006. On est pourtant déjà 2013.

Si l'Ambassade suédoise a fait de manière que je sois encore et encore surveillé jusqu'à maintenant - sans en donner l'air envers tiernce part, sans le mettre sur les papiers administratifs de manière que je puisse le contester, peut-être on vient de baser ça sur une fable que je sois délinquant en tant que mendiant. Ce qui n'est pas le cas, car la mendicité non aggressive n'est pas interdite en France, et ceci depuis 1993.

Ou peut-être qu'on a basé ça sur des fables comme ceci avec "raccolage passif", quand j'en ai jamais fait. Une délinquence de la part des policiers envers moi, dans ce cas. Valls, à quand la démolition des loges maçonniques?

Hans-Georg Lundahl
BpI, Georges Pompidou
St Jérôme
30-IX-2013

samedi 21 septembre 2013

ascii code gematria

I was hearing Chuck Missler say that if the Antichrist is identified by gematria, it would be the only time the Holy Spirit used that method. But something similar can be said for astrology and the Magi - even if it were incorrect, even if the Magi in question were not real astrologers but waiting for that particular star only and watching for no other stars, and waiting for it on orders of the prophet Balaam (a k a Bileam). He made a point there are different kinds of gematria and if you torture the facts long enough they will yield. Ragil is the one in which you add up the number values of the letters and nothing else.

Now, on top of Hebrew and Greek alphabet, our day has seen a new gematria become widely known and therefore possible. In Roman Numerals only few of the letters have number values - M D C L X V I which add up to 1666 by the way - which is why Latin Alphabet has been seen as irrelevant for gematria compared to Hebrew. S has the value 1/2 and is therefore irrelevant unless you get two s. On the other hand I can also be the number value of J, V of U, as for W one can probably make it V + V. There have been attempts to make artificially a gematria on Latin alphabet by making numbers 1-9 correspond to first nine letters and 10-90 to next nine letters, as in Greek and Hebrew. But this has never been the way arithmetic outside gematria has been noted by people writing in the Latin alphabet, so it is a bit hard to make number values stick.

Our day has seen a new set of number values attached to Latin Alphabet in its English variety. A is 65 or 0065. B is 66. C is 67. Z is 90. Certain national alphabets have other letters too, like Swedish Å, 197, or French Ç, 199. Do you see what I mean? Now, there is a reason why I use majuscules here. Minuscules a - z are not 65-90 but far higher numbers, 97 - 122. These are lower than the ascii values for special characters, but of those there are not that many in each word, besides it would be bad spelling to rewrite them in number values of the original letters. So, let's add up some.

I wanted to know if I am clean myself first. It seems I am (not tried minuscules yet and looking for multiples of that bad number). LUNDAHL is 520. HANS is 298. GEORG is 372. HANS and GEORG add up to 670 - so I am in a sense "neighbour of the beast" if you see what I mean. And I have been living in bad neighbourhoods lots of parts of my life up to now, so that has come true a bit. I wonder if another Hans-Georg, namely Gadamer, is not enjoying that neighbourhood more than I. If I ad ascii values for MIKAEL 435 and ELIZUR 475 I get a total of 2100 (or if I spell it ELITZUR, then 2184). That is not divisible by 37 or its products or by 18 and its products. I even tried seeing if the sums could be used as ascii code for letters adding up to the bad number by some other gematria. Alt + 0520 gave no sign. The sums for my given names are here: *t³Û. The sum of HANS GEORG as 670 is ž. Now, let us see what some other guys get.

VLADIMIR is 600. PUTIN is 400. Adds up to 1000, have not taken into account his patronymic Vladimirovich. Here is some for Obama:

Barack 420 Hussein 543 Obama 352 II 146 = 1461

If sums are used as ascii code they give: ¤ `’Á

0660720790730420
0650850660730543
082083065 0352
0650830771460146
067069065  
075073  1300
 078320 0150
390 032 0011
030510   
 033352 1461
420    
 543   


Now, for the man called François Hollande, the C with cédille even in the upper case (199, remember) sums gives a name even for just François which is too large: 729. I have not tried adding up total to look for multiples.

There is another Francis, if he be Pope. His name before the conclave, if such it was, was Jorge Bergoglio. Jorge, no problem. 375. But, Bergoglio, alas: 666.* That is not the case with Ratzinger, which is 694. If both are / were Popes, neither is concerned, because the name before God is the Papal name. If neither is / was Pope, Ratzinger is not concerned, but Bergoglio is. If Ratzinger was Pope, maybe he still is, and his resignation is invalid. That is however a chapter in itself even apart from gematria.

[*Rechecking, it seems to be 665!]

Now, a Pope did give a warning about gematria in the context, not to look for the name sum, since many names add up (in Classic Greek gematria) to 666, but to the one who does the deeds of Antichrist. That also is quite another than ascii code gematria.

Written by
Hans-Georg Lundahl
Nanterre University Library
St Matthew's Feast Apostle and Evangelist
and St Jonah the Prophet's


PS, Chuck Missler was a bit wrong. David seems to be Daleth Vav Daleth = 14. Unless I misunderstood Jonathan Sarfati on something. King David was 14th descendant from Abraham. Christ Jesus was the third time 14th generation from Abraham, if you discount three bad generations (husband, son, and grandson of Athaliah). And today's Saint wrote a Gospel where the first chapter spells that out./HGL

PPS, if the valid Pope is Francis, he would perhaps be more concerned if he abdicated and returned to his old name./HGL

Some authors:

G071C067H072D0068G071
K075S083G071U0085B066
C067L076L076K0075S083
H072E069U085E0069H072
E069W087N078O0079A065
S083I073D069F0070W087
T084S083A065E0069  
E069  H072D0068 420
R082 500L076I0073 024
T084 038  N0078  
O079   620B0066 444
N078 538 044U0085  
      R0082  
 850   664G0071  
 063    H0072  
          
 913     1030  
       0080  
          
       1110  


http://www.table-ascii.com/

PPPS, I checked with minuscules (a-z = 97 - 122 or each minuscule has a number value 32 units bigger than the majuscule) for Jorge Mario Bergoglio. It gave 1928. Just exactly 70 = capital F away from three times the bad number. Important update, 7-XII-2013: rechecked, it gave 1929. This is now making me recheck the calculations all over.

PPPPS, I came across a site that revived the old calumny against the Papacy that the Papal title "Vicarius Filii Dei" adds up to 666 in Roman Numerals. Those words do add up, but do not form a papal title. And the real Papal titles "Vicarius Christi" and "Servus Servorum Dei" do not add up to that number. My suspicion is neither with Papacy nor with Jesuits as such - but with the man.

Update: I found the Hebrew Letter Gematria Nimrod Ben Kush = 666.

Peter Goodgame is the source:

Part Nine of The Giza Discovery
http://redmoonrising.com/Giza/Asshur9.htm


I may not like Bergoglio, I may deeply mistrust him, but I can recall that at least two Popes were called after the Antichristians afflicting them. Pius IX was called "Crux de Cruce" meaning the House of Savoy (which has a Cross in its heraldry) caused him a great Cross or affliction (in 1870). Similarily an earlier Pius (VI or VII) was called Aquila Rapax because Napoleon afflicted him. But if he is not a real Pope, he could be connected in the future to Nimrod Ben Kush./HGL

lundi 17 juin 2013

Quand les aveugles essaient de guider quelqu'un qui voit, ceci malgré lui, il se fâche

7 artes 
 1Grammatica: Quand les aveugles essaient de guider quelqu'un qui voit, ceci malgré lui, il se fâche
 2Rhetorica: Trois tueries sans armes, trois mesures
 3Dialectica: Leçons de logique
 4Arithmetica: Pourquoi l'Arithmétique et la Prudence sont liées
 5Musica: À propos Sonata Nemetodurica - le "making of"
 6Geometria: Géométrie
 7Astronomia: Astronomie, deux lettres, sur l'épistémologie naturelle et surnaturelle
  Geo/AstroTrigonométrie dans le temps, ça donne quoi?


Il m'est arrivé deux fois aujourd'hui de trouver un argument que tel ou tel prêtre pourrait utiliser contre moi et mes activités, s'il s'obstine a me juger sans avoir une quelleconque intention d'écouter mes arguments ou de tenir dûment compte de mes arguments en jugeant la question.

Ce matin, si un prêtre est évolutionniste (comme le sont pour leur malheur la plupart de la hiérarchie de Vingt-Trois à Paris, si je ne devais plutôt dire pseudo-hiérarchie) ce matin je trouvais un argument en faveur de l'évolution tiré par la parallèle de la si-dite évolution phonétique. C'était le livre Phonétique historique du Mycénien et du Grec Ancien publié par Michel Lejeune, avec le concours de Centre Nationale de Récherche Scientifique, et c'était le paragraphe 13, sur la nature prétendument inconsciente, lente et graduelle, insensible et involontaire des changements phonétiques.

L'histoire de l'articulation de la lettre R en certaines langues (en dehors du Grec, pour prendre des exemples plus connus que les siens) - trémulante ou fricative de la pointe de la langue vers la limite entre la gencive et le palais dur ou autrement trémulante ou fricative de la gorge contre le dos de la langue - ne permettent ni gradualité, ni inconscience pour le remplacement d'un R avec un autre. La gradualité n'est pas possible en phonétique à des échelles infiniment petites, vue qu'il y a des points plus idéaux que les autres (pas toujours tous utilisés) pour découper le continuum de l'espace créé par bouche ouverte avec la langue et les lèvres variables - et ceci concerne les voyelles, les sons les plus variables avec de nuances physiquement infinies quand même possibles.

Entre [p] français et [p' ou ph] nord-allemand et encore le [b] français ou nord-allemand il y a les possibilités de tenuis, d'aspirata, de media (=tenuis voisée), et peu de langues y ajoutent l'articulation un peu difficile et forcée qu'on appelle media aspirata. Il n'y a pas de possibilité physique qu'une media prenne dix intermediaires avant de se changer en tenuis, ni l'inverse. Entre un -s finale et l'absense de consonne finale, il y a le pas directe ou le -h finale (arroz con pescado se prononce en des régions comme arrós con pescado mais en certaines comme arroh con pehcao - avec des -h audibles) ou encore l'intermédiaire par -z, comme dans le vieux germanique reconstruit, qui donne -s dans le gothique (dont on ne sait pas s'il a été un -z ou non), un -r (d'abord distinct du r initial, probablement comme "ere" de "erre") dans le nordique et une absense dans le westique.

Ce qui est possible, ce qui fait qu'une "loi phonétique" prenne des générations avant de se voir stabilisée, ce qui facilite les exceptions selon cette vieille école dues à l'analogie intervenue après, ce n'est pas la gradualité, mais le choix conscient sur une matière jugé pas très grave. Comme ceux qui ont commencé récemment de prononcer "brun" comme "brin" ou "Melun" comme "Melin". Ou les â comme a (confondant la pâte avec la patte) - ça n'affecte pas beaucoup de mots, on continue de se comprendre. Comme pour les R en suédois, comme pour les [θ] ou [s] ou [h] en "arroz" en Castillan. Et après des siècles, les changements s'ayant ajoutés l'un à l'autre, ça peut avoir grosso modo conservé ou ne pas avoir conservé beaucoup de tout la structure grammaticale du début. Ça peut ne concerner la prononciation physique des lettres identiques comme pour la Καθαρευουσα ou ça peut être devenue une autre langue comme pour le français par rapport au latin. Chaque choix étant conscient, leur somme ne l'est pas, car imprévisible, car pour la plupart des gens irrétraçable, et dans les éventuelles restructurations on retrouve des choix conscients aussi. Quand "solem" et "solum" se prononcent trop semblables, l'un est remplacé par "soliculum", ce qui donne "soleil". Tel est la doctrine très claire de linguistes qui ne partagent nullement mes convictions créationnistes, qu'on sache: de Jean Aitchison, de Labov et d'autres. Un décalage de standard entre deux générations est tout à fait possible, tout à fait conscient, et tout à fait accepté comme la même langue tant que la différence n'est pas trop grand.

L'autre fois aujourd'hui est quand je trouve un article sur l'impénitence. C'est vrai que je n'ai pas pour l'instant le goût de me confesser, mais c'est que dans le passé il y a eu des doubles entendres dans le confessionel, chez la FSSPX à St Nicolas, comme quand le curé me dit "tu dois faire une résolution, je ne dis pas laquelle" ou quand des prêtres qui prient pour moi à l'évidence prient pour des solutions qui conviennent:

  • à un alcoolique qui doit se convertir
  • à un moine qui doit retrouver la chasteté parfaite
  • à un homme dont les solutions pratiques, la débrouille habituelle quottidienne sont trop dangéreuses ou péchéresses et doivent être corrigés
  • à un homme qui ne doit pas se marier (quelle que soit leur prétexte pour le "savoir" avant de prier ou d'agir même pour que chaque fille qui m'interesse se sépare de moi:

    • que je sois aliéné
    • que je sois homosexuel et que les tels soient incapables de l'intention réquise pour le mariage
    • que je sois consacré
    • ou encore que je sois un criminel qui doive être puni par un célibat imposé.)


À part ça, ils prient souvent pour des bonnes choses. Comment je sais que ce qui m'arrive est la fruit de leur prière? Facile: ils sont des prêtres, ils manient la sainte hostie, ils peuvent ainsi quasiment prendre le bon Dieu en hôtage contre mes propres prières et même les bloquer d'être prononcées, en priant pour que je sois trop fatigué. Y a-t-il des actes de moi-même et des autres personnes humaines qui y contribuent? Certes oui. Mais de ma part il n'y a pas la volonté en avance de ne pas prier le rosaire, il y a le fait de le différer et d'ensuite me contenter de trois Avé avant de dormir. Si j'y arrive même. De la part des autres, il y a la possibilité de prier pour l'hospitalité et contre inhospitalité.

Je sais ce que je pourrais vivre comme vie chrétienne pas trop difficile, bien en règle avec le catéchisme, sans des lourdes pénitences ou incapacités imposées par une estimation de moi dans laquelle je n'ai pas eu quoi leur dire, une estimation où ils font mon compte pour moi derrière mon dos et probablement en utilisant des sources superstitieux ou autrement illicites, comme les estimations des psychiatres freudiens. Ou les observations faites de moi par des gens qui n'osent pas trop s'approcher quand le fatigue me donne des incohérences. Ou la volonté de flatter des hommes (proches de moi ou non) dont les soucis inutiles pour moi produisent des soucis réels dans ma vie. Parce que ceux-ci ont un mode de vie plus bourgeois que le mien, comme si vie bourgeoise était critère plutôt qu'une facilité entre autres à la vertu. Ou encore parce qu'ils prennent le mot des gens dont ils savent à propos leur propres amis qu'ils sont menteurs.

Mais s'ils avaient des réels soucis à propos de mon âme, à propos des positions, ils feraient mieux de me les dire, de ma laisser l'occasion à me défendre, et ceci avant la confession , pour que je ne mente pas contre moi-même, ni ne me fâche pas contre le prêtre, pendant la confession. Il y a des accusations ou reproches qu'ils se font dans les cœurs - à en juger selon les effets de leur prières - qui seraient vite fait à refuter devant des prêtres ayant la bonne volonté et le courage moral de me dire leurs soucis au lieu de faire une perfidie que - malheur pour un autrement bon évêque - Mgr Williamson semble avoir récommendé "de ne pas parler avec les fous mais de les aimer et de prier pour eux", ce qui devient perfide dès qu'on a l'affaire avec quelqu'un qui n'est pas plus fou que ça qu'il est encore capable de se rendre compte que ce double jeu est probablement le leur. Mais si St Nicolas soutient les Templiers malgré le Concile de Vienne en Savoye de 1313, alors, ils manquent peut-être la charité parce qu'ils manquent la foi.*

Hans-Georg Lundahl
BpI, Georges Pompidou
Les Deux-Cents Soixante-Deux
Martyrs de Rome sous Dioclétien
17-VI-2013

__________________

Mise à jour du lendemain:

Pour ne pas gaspiller mes copies du §13, je vous les donne avec mes commentaires.

Les changements phonétiques sont inconscients. Ils sont en général progressif et ne se réalisent qu'à travers une série de générations.


Ils ne sont pas inconscients. Changer un "r" romain en un "r" parisien (comme c'est arrivé à Malmö il y a quelques siècles, mais non pas à Stockholm) est un changement totalement conscient. Totalement voulu - sauf pour celui qui le fait par incapacité de prononcer la variante qui était normale, mais là il en est aussi conscient presque que d'un bégayement.

Le qualifier d'inconscient est tout aussi idiot que de qualifier d'inconscient la décision d'une fille de changer les longues jupes pour des jeans - ou l'inverse.

Ce qu'il y a des générations est vrai: comme c'est un choix, comme le nombre de choix à chaque époque est fortement limité (pour que la grammaire reste unie, quoique pas totalement unique), et comme un choix peut finir par être résolu dans l'un sens ou dans l'autre, il y a des générations, à la vue des sociolinguistes au moins trois, entre la vieille règle et la nouvelle - que ça porte sur la phonétique ou un autre aspect de la grammaire. Génération A accueille le changement comme une déviance, mais comme une déviance tolérée. Génération B (rappelons que génération A dans ce schéma peut s'extendre sur plus qu'une génération physique, comme aussi B et C) se trouve devant un choix libre ou plutôt assez souvent conditionné par certains indicateurs plus ou moins identitaires, liés au statut (celui dans la société en large ou celui dans une sous-culture) et ainsi de suite. Génération C est celle dans laquelle soit la nouvelle règle, soit la vieille, est apperçue comme aberrante (que ce soit comme "archaïque" ou juste comme étrange ou encore - quand ça devient ex postériori identifié avec une autre identité - étrangère, même quand elle ne l'est pas au début). Après la ou les générations C, la vieille règle ne sera pas transmise aux nouveaux parleurs dans leurs berceaux, même à tître d'option exceptionnelle - sauf quand c'est au contraire la nouvelle règle proposée qui a perdu.

Chacun d'eux suppose qu'en une région déterminée, durant une période assez longue, il existe, chez tous ceux qui parlent, une tendance à altérer inseinsiblement ...


Ben, non, assez souvent sensiblement au contraire.

... toujours dans le même sens ...


Ben non, des revers et des réactions sont fortement à prévoir. Et ce n'est même pas sûr que la nouvelle règle emporte.

... l'articulation d'un phonème donné.


Ça si, puisque c'est uniquement dans la phonétique qu'on pose cette inconscience quasi miraculeuse de ce qu'on fait avec sa propre langue.

Ces altérations partielles s'ajoutent les unes aux autres ...


Ce sont plutôt les applications successivement plus larges d'une nouvelle règle qui s'ajoutent les unes aux autres. Comme quand la nasalisation des voyelles commence avec un "a" devant une nasale, puisque là précisément il est impossible de totalement éviter un petit moment quand le "a" se nasalise avant de se dissoudre en "n". Plus tard, d'un côté on passe des voyelles nasalisées à la fin aux voyelles complètement nasalisées (dans les langues que la nasalisation emporte), et des "a" nasalisés devant "n" ou "m" à toute voyelle nasalisée dans cette position.

... et au bout d'un nombre suffisant de générations, le changement se trouve acquis;


Vrai, mais non pas grâce à la gradualité du changement de par exemple un "a" nasalisé à 10%, puis à 20%, puis à 30% et ainsi de suite, mais par les choix en plus et plus de parlers, en plus de plus de mots et en plus de plus voyelles en outre le "a", de nasaliser une voyelle à la fin, même si ce n'est pas nécessaire comme pour le "a" ou de la nasaliser complètement au lieu de juste à la fin et ainsi de suite. Et pour chaque changement qui emporte il faut que le premier locuteur qui l'ose** soit apperçu comme chic et branché plutôt que comme choisissant de porter un chapeau en feuille d'aluminium.

... c'est alors seulement qu'il est assez net pour que l'écriture, le cas échéant, l'enregistre.


Merci pour "le cas échéant"! Dans la plupart des cas, l'écriture, une fois traditionnelle et utilisée pour la plupart à une seule langue, n'enregistre pas un changement, sauf pour les disparaisons ou les confusions des phonèmes. En anglais il y a des "e" ou des "en" devenus muets qui ne se notent plus depuis quelque fois entre Chaucer et Johnson, parce que la voyelle tonique qui précède est courte et les "e" finals résiduels ont commencé à servir de noter la longueur de la voyelle qui précède. Et dans le latin de Frédégaire de Tours pas mal de "b" et "v" entre voyelles (dans celui de Jordain aussi aux débuts des mots, articulation espagnole oblige), pas mal de "um" et "o" finales ont cessé d'être strictement appliqués là où le voulait la grammaire latine. Mais quand un "r" est remplacé par un autre "r", la lettre "r" demeure. Quand un "d" entre voyelles devient "dh", c'est souvent qu'on garde le "d".

Les exceptions sont dues aux comparaisons entre plusieurs langues ou dialectes qui se partagent avec quelque approximité l'alphabet comme signe phonétique. Si le suédois d'une certaine époque notait les "dh" comme tels, c'est que leur origine n'était pas un "d" mais un "th" intervocalique - et que la comparaison avec l'allemand de nos aristocrates de cette époque là fait qu'on veut distinguer les "dh" des "th", cette langue manquant les deux. Après, quand tous les "th" deviennent "t" ou "d" (par influence allemande, sans doute) et quand tous les "dh" sont amuis ou "d", alors juste on décide (notre dernière réforme orthographique utile, les suivants n'étant que du baratin de mauvais philologues doublés de mauvais pédagogues) de changer les "th" en "t" ("thola" devient "tåla") ou en "d" ("thet" devient "det"), et les "dh" en "d" et les "gh" en "g" (même si la prononciation de certains dialectes n'était pas allée vers un "g" dur audible, mais vers un yod ou un amuisement, comme "-igh" devient "-ig" en écriture, tandis que la prononciation de la capitale est "-i").

Après le déjà cité l'auteur discute deux cas, les "s" entre voyelles (les vieilles "s" simples étant disparus, ça dit que les sigma qu'on y trouve ont une origine par "analogie restitutrice" ou par aboutissement d'autres sons qui au début n'étaient pas des s) et le réflexe de "kw" en Grec devant divers voyelles. Dans les deux cas il apporte que les données communément admises, que je n'ai pas l'intention de contester, sauf pour le conceptuel, la sémantique:

Lui il prétend, grosso modo, que d'abord les "s" s'amenuisent entre voyelles, et ensuite dans les formes comme λυσω futur de λυω il est restitué par analogie avec des formes comme κλεψω. Il est plus probable - depuis les donnés de la sociolinguistique - que d'abord on commence à affaiblir les "s" entre voyelles et ceci ne se fait pas dans la forme de futur, et dans le passage d'un contexte à un autre, d'un mot à un autre, les formes du futur restent avec des "s" intactes. Disons que le futur "lyso" devenait un jour dans la bouche d'un homme trop branché sur le "s" > "h" "lyho", alors le fait que "lyso" est parallèle de "klepso" empêche les autres de trouver "lyho" normal, tandis que *"genehos" pour *"genesos" (en train de devenir ionien "geneos" et attique "genous"), il n'y avait pas la même entrave et ça passe. L'analogie est dans les deux cas une "force" consciente, mais dans ma vue, celle des sociolinguistes également, elle l'est de manière préservante, et de manière d'illustrer que le changement phonétique aussi est une "force" consciente et sociale.

Après, la fin de la discussion sur "kw" ça devient très intéressant, contre sa propre thèse et pour la nouvelle:

de plus, les mots enclitiques (éolien τε, de *kwe; thess. κις de *kwis; ionien κοτε, etc., de *kwo-), en tant que mots accessoires (non autonomes phonétiquement dans la phrase), ont des traitements qui échappent à la règle commune.


Il y a des fois que des mots accessoires - phonétiquement non autonomes, c'est à dire sans accent propre à eux - ont un traitement qui correspond aux syllabes non-accentuées plutôt qu'aux syllabes accentuées. Toutefois, le remplacement de *kw (reconstruits ou retrouvés en mycénien ou chypriote à l'état de qoppa) par des tau, pi ou kappa ne semble pas être lié à l'accent. Donc, l'explication ne passe pas très bien.

C'est plutôt en tant que mots usuels que ces mots là peuvent se trouver au début ou résiduellement à la fin d'une série de changements. Si en éolien *kwe devient τε ça peut être un début non continué d'une série où q > t devant e dans un mot après l'autre, la même série que dans les autres dialectes, sauf qu'en éolien ça s'arrête avec τε. Si en thessalien on trouve κις, c'est peut-être que là le q s'est tenu très longtemps, dans ce mot, parce qu'usuel, pour être remplacé en dernier moment avec k, quand on cessait de prononcer kw dans les autres mots. Et même chose pour ionien κοτε, etc.

Ensuite vient un aveu très important de la part de Michel Lejeune, un aveu qui préfigure en quelque manière la sociolinguistique, mais que les non-linguiistes n'auront pas lu, puisqu'ils se sont perdus dans la discussion de sigma intervocalique et des réflexes des vieilles labiovélaires:

À dire vrai, il s'en fauyt qu'on ait pu jusqu'ici rendre compte de toutes les exceptions aux lois phonétiques établies; en marge de certaines lois subsiste un résidu inexpliqué, d'ailleurs peu considérable.


Les données de la sociolinguistique expliquent très bien ce résidu et le fait qu'il ne soit pas considérable: il s'agit des changements restés en un ou quelques mots et ensuite arrêtés, ou encore des mots trop usuels pour les subir.

Dans deux ou trois cas, l'embarras est plus grand: la loi même ne se laisse pas formuler avec précision; ainsi pour les traitements d'un ancien *y- initial devant voyelle, on n'a pu établir encore avec certitude le principe de répartition entre h- (esprit rude) et ζ- (§§ 167-169).


Mais merci pour la grande honnêteté! Et ainsi finit le §13, assez peu utile avec son dogmatisme sur un modèle de changements phonétiques, et celui-là un modèle périmé, au propos du livre, qui § par § les constats de changements phonétiques que de fait (en toute indépendence de cette explication erronnée du §13) on a pu avec plus ou moins de certitude établir.

Pour vrai dire, ce paradigme périmé en linguistique se trouve une survie, non seulement dans l'évolutionnisme (l'homme et le cheval serait chacun l'aboutissment jusqu'ici d'une série de mutations involontaires et inconscients depuis des prétendus ancêtres unicellulaires, comme le Grec et le Latin le seraient depuis le *proto-inodo-européen et le Français depuis le Latin - tandis qu'en réalité les changements, au moins après Babel ont été conscients et intentionnels***) mais aussi dans la psychologie qui se dit que bon nombre des changements importants sont quand même inconscients - quand là aussi, l'exemple qui pourrait servir, se trouve être un faux exemple. Une bêtise d'Allemagne du XIXe S. Comme les réconstructions de la "Ur-Ilias" (Proto-Iliade) par Wilamowitz et d'autres, qui servent comme modèle pour la "science biblique" des impies mais qui est déjà discrédité parmi les savants qui se prononcent sur Homère.

Hans-Georg Lundahl
BU Nanterre
St Ephrem d'Édesse
18-VI-2013

______________________

*Je viens de trouver dans ces publications une excuse spécieuse pour ne pas tenir les Templiers comme Jacques Molay pour "une loge avant les loges": que les franc-maçons doivent tout aux Sociniens. Certes, une certaine nuance de doctrine maçonnique coincide avec l'attitude des Sociniens, mais la structure est différente. Mais en plus de cette probable connexion, il y a le fait que les Templiers furent condamnés par un Concile. Un qui condamna aussi la prise d'interêt. Peut-être leur connexions banquiers les rendent peu ragoûtés par un tel concile. Cette position ne peut pas être présumé générale parmi tous les fidèles de FSSPX et semblables, elle n'était pas clairement annoncée dans les œuvres les plus connues de Mgr Lefèbvre.

**C'est à dire le premier qui l'ose et qui trouve sectateurs, et qu'ils soit apperçu par ceux-là comme chic. Un tel peut avoir précédé par un autre, sans issue, parce que apperçu comme uniquement étrange. Et il peut être lui-même apperçu comme étrange par ceux qui ne sont pas ses sectateurs.

***Même à Babel le changement de langue pour chaque tribu parmi les 72 après Noé n'a pas été non-intentionnel sauf pour les hommes qui en étaient les victimes, il a été intentionnel de la part de Dieu qui punissait.

__________________

Je vous renvoie pour les renseignements de sociolinguistique à Jean Aitchison, Language Change: Progress or Decay? 3rd edition (1st edition 1981). Cambridge, New York, Melbourne: Cambridge University Press, 2001. L'auteure étant évolutionniste (un autre de ses tîtres s'appelle The Articulate Mammal: An Introduction to Psycholinguistics.) elle ne peut pas être suspecte d'avoir sabordé cette magnifique parallèle pour les mutations dans le propos de nuire au Darwinisme. Quand à moi, c'est la première ou plutôt deuxième édition que j'ai lu à la fac de Lund en 1992 - 1993, mais je ne crois pas que la troisième revienne beaucoup dans le train-train des thèses involontaristes, hypergradualistes et ainsi de suite. Je regrette de ne pas pouvoir renvoyer à chaque chapître par page dans les éditions, mais c'est grâce à elle que je connais aussi un peu Labov.

__________________

Et pour les renseignements sur changements et autre histoire phonétique du Mycénien et du Grec Ancien? Bon, au livre de Michel Lejeune par exemple, méfiez-vous par contre du §13. Comme je viens de dire.

Et de sa fin ridicule à la lumière de la sociolinguistique:

Cependant, de telles difficultés, inhérentes à la complexité des facteurs en jeu, ne sauraient pas mettre en cause le principe même des lois phonétiques.


Tel qu'il vient d'être formulé au début du §13, si. Comme l'ont fait d'autres. ____________________

Ceci a été envoyé au(x) concerné(s):

La paroisse St Nicolas du Chardonnet.

mercredi 27 mars 2013

Ceux qui insultent mon français, insultent Mgr Marcel Lefèbvre et Abbé Dom Gérard

Comment ça? Bon, juste comme ça ... non, blague à part il y a une raison. Ceux qui insultent mon français insultent ceux qui m'ont appris le français. Et ça veut dire, en ordre chronologique:

  1. Mes professeurs de français au collège et au lycée, dont une avait fait ses études à Aix en Provence;
  2. Dom Gérard Calvet en prêchant (avec d'autres moines et prêtres et retraitants à Sainte Madeleine du Barroux) et en auteur de Demain la Chrétienneté (comme je m'en souviens, bien que plus récemment j'ai vu Demain la Chrétienté*), Mgr Lefèbvre en auteur de Ils L'ont découronné, et M. l'Abbé Bryan Houghton (que j'ai espéré avoir été** - plutôt que Notre Seigneur - le cible du Life of Brian, espécialement la scène "Romani ite Domum") en auteur de Prêtre rejeté, sans oublier à la même époque environ des traducteurs des éditions Budé, là où mon Grec était trop faible pour me tenir juste au texte et aux lexiques;
  3. à l'orale des travailleurs à Svallerup et des pélerins vers St Jacques, et, sur le retour, une dame russe et française;
  4. déjà chez elle et encore depuis mon arrivée en France des Bandes Dessinées (elle me prônait sa collection de Sylvain et Sylvette, j'ai moi-même découvert Claire, Julie et ... zut alors, j'ai oublié l'autre ... et la production d'un Arleston qui est très aimable comme scénariste, là où il ne prône pas son anticléricalisme), j'ai aussi relu des classiques que j'avais décoverts en traductions suédoise ou allemande - Hergé, Peyo, Franquin, Goscinny et Uderzo, comment s'appelle l'auteur de Rahan ...;
  5. même des français avec qui il m'est arrivé de parler (oui, oui, je vous assure, malgré les gens qui ne me disent rien ou qui se content avec un "vous parlez très bien le français" il m'est quand même arrivé à converser avec des personnes d'origine franco-française et avec des immigrés coloniaux et ex-coloniaux).


Qui est-ce donc qui insulte mon français? Des gens qui, soit me disent que je ne peux pas être un écrivain parce que je ne maîtrise pas le français, soit me le "prouvent" en abusant les privilèges d'administrateurs pour introduire des erreurs dans les textes que je produis, soit encore imaginent que je sois un anglais ou américain qui parle aussi peu le français qu'eux mêmes l'anglais et que le contenu de mes blogs serait donc uniquement en anglais, ou pire encore en un français avec accent (mais, comment justement l'accent pourrait-il être détecté dans un blog, vu que le texte est écrit et l'accent est en oral?).

Des gens qui me proposent des sujets sont biensûr les bienvenus. Si je trouve mes sujets en réponse à des choses anglophones, je réponds plutôt en anglais.***

Hans-Georg Lundahl
Bibl. Audoux
Mercredi de la
Semaine Sainte
Jour de Trahison par Judas
mais aussi des Saints Stigmates de
St François d'Assise
et du martyre (si un Anglicain peut
être martyr) de Charles I
27-III-2013

* Moine ou moîne? Pélérin ou pèlerin? Chrétienté ou chrétienneté? Et, faute classique pour un suécophone, hésiter entre mésure et mesure, reponse et réponse (en syllabe atone en suédois, e et é sont grammaticalement identiques, s'écrivent "e" les deux).

**Peut-on écrire ça en français? En latin il n'y a de toute façon pas de problème avec "quem speravi fuisse ...", mais là j'ai oublié ou non pas appris le mot pour cible.

***Et si je les trouve en français ...

lundi 12 novembre 2012

La grammaire de l'amour


En grammaire, c'est une règle assez stricte - je n'en connais même pas d'exception réelle - que pour donner du sens, une copule (entendue ou sousentendue) a besoin d'un sujet et d'un prédicat.

Je suis Romain.

Si c'est vrai ou pas - je suis en effet né à Vienne en Autriche, ville bien romaine, fondée peut-être l'année que fut née la Sainte Vierge, donc après Paris, sous César Auguste, et je suis Catholique: mais je suis de parents suédois et mon enfance était une période précatholique de ma vie - c'est au moins trois mots qui donnent du sens. On pourrait les confirmer ou les invalider d'après les faits que je viens d'évoquer.

Je - sujet;
suis - copule;
Romain - prédicat.

Un Romain parle latin, étrusque, grec ou italien.

Ça aussi donne du sens. C'est même indubitablement vrai pour le Romain dans le sens primaire, c'est à dire l'habitant de Rome (le sens dans lequel je ne suis pas Romain).

Un Romain - sujet;
(est) - copule (sousentendue);
parl-(ant) latin, étrusque, grec ou italien - prédicat.

La grammaire de Port Royal entend "il parle" comme "il est parlant".

Parler étrusque est difficile aujourd'hui, car l'étrusque est une langue morte.

Pas une langue classique, ce que certains prennent pour "langue morte" puisque c'est une langue qui ne se trouve pas dans les "langues vivantes", mais une langue vraiment morte. Un vocabulaire non de 5000 mots ou quelques (le vocabulaire hébreux de l'Ancien Testament), non même de 500 mots (les mots recourrants, non-spécialistes, chez Homer ou Simenon), mais de 50-100. Une grammaire dont on ne connait pas tous les formes, ni tous les chiffres, ni tous les usages constitutifs pour varier les sens suffisemment pour parler de tout ce qu'on veut. Pourtant, Tarquin l'Orgueilleux était un Romain (un Roi de Rome, même) et il parlait très certainement l'étrusque. Mais le propos est grammaticalement un double propos:

Parler étrusque - sujet 1
est aujourd'hui - copule 1
difficile - prédicat 1

car / 1 car 2:

l'étrusque - sujet 2
est - copule 2
une langue morte - prédicat 2.

On pourrait varier avec la copule sousentendue entre un vocatif et un impératif ou prohibitif:

Hé, Jean! Ne parle pas l'étrusque ici!

Hé Jean - sujet au vocatif
ne pas - négation de copule du hortative n'ayant pas de forme en soi
parl-(er) étrusque ici - prédicat dont l'impératif est marqué par l'absence de désinence d'infinitif.

Quelques généralités: pour un sujet on prend souvent un pronom (je) ou un substantif (Romain, l'étrusque) ou un nom propre (Jean). Pour un prédicat on prend souvent soit une autre description du sujet avec les mêmes genres de mots ou avec un adjectif après le verbe être, soit un verbe. Mais le verbe peut, dans la forme infinitive, servir aussi de sujet.

Il y a donc des sujets qui sont assez prédicables, des prédicats qui sont assez sujetables, comme il y a des sujets surtout qui sont en sois très sujetables et des prédicats qui sont en soi très prédicables.

Mais le sujet reste sujet et le prédicat reste prédicat. Sans les deux il n'y a pas de sens à la copule.

Et pour qu'une copulation ait de sens, c'est à dire de fruit en forme d'enfants ou une possibilité théorique, au moins, il faut le sujet de la grammaire de l'amour, qui est l'homme et le prédicat de la grammaire de l'amour qui est la femme. Après il y a des hommes un peu féminins comme il y a des sujets très prédicables et des femmes assez masculins comme il y a des prédicats assez sujetables. Ça ne change rien.

Entre deux sujets il n'y a pas de copule, juste conjonction. Pareille entre deux prédicats:

Un Romain - sujet;
(est) - copule;
parl-(ant) le latin - prédicat 1
ou (parlant) l'italien - prédicat 2.

Les mots "parle le latin ou l'italien" ne donnent pas de sens complet sans le sujet.

En français, une des conjonction, "et", sonne le plus souvent (quand il n'y a pas de liaison), comme la copule commune "est". Mais ce n'est pas la même chose du tout. La conjonction n'a pas les même droits dans la grammaire que la copule.

Hans-Georg Lundahl
BpI, Georges Pompidou
St Martin I, Pape et Martyr
12-XI-2012

PS: Pour rappel c'était par un non-respect de la famille traditionnelle, de la part de son fils, que Tarquin l'Orgueilleux perdit la couronne de Rome.

dimanche 11 novembre 2012

Greek Minuscules with Abbreviations and Ligatures - Online

That you can find them in books is very well, but if you do not have them in books and want to see them, what about looking them up online? Now, I do not provide that, I only link to it, the provider of these useful scans is Fordham University (the Jesuit University of NY). But do enjoy them, and feel free to mention I linked there:

1) Greek Letter Forms
http://www.fordham.edu/halsall/ikon/greeklet.asp


2) Greek Letter Combinations(ligatures, etc.)
http://www.fordham.edu/halsall/ikon/greekligs.asp


3) Greek Abbreviations
http://www.fordham.edu/halsall/ikon/greekabb.asp


All of above is found on their page for:

4) Byzantine Paleography
http://www.fordham.edu/halsall/byzantium/paleog.asp

samedi 3 novembre 2012

Rectifying a Grammatical Error with Theological Implications


Wyclef and Hus, condemned proposition (Council of Constance):

"If the Pope is foreknown and evil, he does not have the power over the faithful given him by anyone, except perchance by Caesar"

Being foreknown and evil is something other than being a Public Heretic.

St Augustine divides people into the Categories Predestined and Foreknown. Unlike Calvin, he does not presume the Predestined know themselves to be such, nor any "once saved always saved" (state of grace now equalling a guarantee of not being among the foreknown) nor - unlike Wyclef and Hus - that the Foreknown will lose any kind of societal authority even in the Church by the fact of being foreknown or those out of grace momentarily momentarily lose any kind of societal right by being out of the state of grace until they repent.

Refusing to repent of one single mortal sin, even if it is a secret to the world, is being evil. If it continues to death, it implies being among the foreknown.

Excepting real acts of hasty judgement, it is impossible to know that someone is evil right now, except in very glaring circumstances, and even when it is clear someone is evil now, we cannot conclude with perfect certainty that he is among the foreknown. Maybe excepting a possible identification of the Apocalyptic False Prophet or the Apocalyptic Beast.

Valdensians went one further and denied also civil authority to the foreknown and evil, as well as the right of property.

If a Pope being a Public Heretic is supposed to be dealt with by the judgement of Constance about the quite different and possibly hidden situation that a Pope happens to be foreknown and evil, that is such a blatant confusion of categories.

And Robert Sungenis knows very well that his Patron Saint St Robert Bellarmine - a favourite for Sedisvacantists as well as for Geocentrics - did not make it. He had the Council of Constance and the other Councils up to Trent. And yet he says that a Pope if he ever should be a heretic, looses the Papacy by being such a heretic in a public fashion. He also stated that he did not think that would ever happen, unless I am misinformed.

What did he say about who you might be calling Antipope Felix II?

I read somewhere, but have not his works at hand, that when - I think it was Liberius signing the pseudo-creed of Sirmium - Pope Felix started to be Pope. Of course, you have his works, you can check the passage, it was maybe not a position he endorsed, I maybe got it wrong. He often cited several positions before giving his own, I do not have the passage at hand. But somehow I do not think he did lie. [Oops, sorry for the laughing matter, of course Saint Robert Bellarmine did not lie: but I do not think I misrecall either. Btw, Phil Plait was hilarious.]

The problem is that the horror previously felt for blatant heresy is now reserved for blatantly evil people - or people thought to be so.

In the mind of a modernist, the sentence against that proposition is equivalent to a similar sentence against the position of Saint Robert Bellarmine IF ever a Pope should be a heretic. I mean if someone poisoning innocent people (or possibly just shutting an eyelid about a daughter and a son doing so: if Alexander VI was maybe no poisoner, his children Lucrezia and Cesare pretty sure were) can remain Pope, why would anyone loose Papacy for such a trifle as signing the pseudo-creed of Sirmium?

Well, the possible poisoning of innocent people or the probable neglect of his children's morals - maybe he was not neglecting it but shunning them after all - are not a problem for Church men obeying his Papal orders. These are not acts he requires from anyone as Pope, only acts of which he is or possibly even is not personally guilty. But when a Pope makes a heresy into a public statement (even if not a Church law), he is after all endorsing that others take the Church law forbidding all heresy at least as allowing the in fact Heretical proposition of such a Pope, if ever such a thing should be the case.

Cum Ex Apostolatus says that everyone who ever even has been heretic before promotion to an office - including civil ones, like Emperor, King, Duke, Count, Baron (one can possibly interpret, though I do not know it as a statement: as long as the mass of the subjects are supposed to be Catholics) - is deposed automatically as soon as the fact becomes public and obeying such a man is a sin.

Obviously Pope Paul VI Pope Paul IV was not supposing himself to be repeating an error for which the Valdensians had already been condemned. Precisely because being a Public Heretic is in a very different order of magnitude from being foreknown and evil. Or from not being in the state of grace.

Hans-Georg Lundahl
Mouffetard, Paris
St Hubert
3-XI-2012

PS, I did on September 10th this year in Versailles dishonour my signature by signing a statement to the police which an officer had written out and it contained an error, which I was too tired to react against. But it was not an error against the faith, it was a misunderstanding on his part of what I had been telling him. He had, sadly enough, denied me the right to write my declaration myself before signing it.

PPS, in this kind of "equivalency" - as above between condemning Wyclef/Hus and what Sungenis is upbraiding the Sedisvacantism of Lane for - it is easy for Protestants like "Rev" Blakeney to write that St Alphonsus endorsed things like being ashamed of Christ before men, when in fact he did not. It is easy to make any statement equivalent to any other statement if there is only one term different - even if that term is sufficient to make a difference as between Heaven and Hell. I regret to say that some Sedisvacantist accusations against such and such a Pope also suffer from this kind of grammatical imprecision.

vendredi 5 octobre 2012

Seven quick takes


Grammar:

I made a typo, like Sven instead of Seven.

Rhetoric:

Sometimes what I say comes out as rhetoric for something else - even if I am not saying that other thing. I am Catholic, I am also loosely Maurassian style Monarchist-to-Fascist. Yesterday I posted a page about my difficulties with LIVING my faith and some Magician (or some priest excommunicating me or otherwise despising me) made sure I had an opportunity to write about the Ersatz creed to which Charles Maurras subscribed: Positivism.*

Dialectic:

Wishing people would be more logical and take my words more as what they logically mean instead of as hints at something else.

Arithmetic:

Romans had Multiplication tables as V by V. All there was needed. Same as for addition tables. Zeros are not needed for correct maths, but they have a certain function in speeding calculations up a bit.

Geometry:

I am not a comics or manga illustrator, for the obvious reason that I cannot draw.

Music:

I am not a musician performing my own compositions, because I cannot play an instrument. I think however if I possessed a guitar or recorder in a few months I would be up to level for one or two of the simpler ones on my musicalia blog.**

Astronomy:

I just asked if Stellar Aberration had been observed from Mars. That might have proved, if not the "Heliocentric theory", at least the alternative between "Heliocentrism" as now seen and Tychonian astronomy as updated to include fixed stars in what orbits the sun. So might Stellar Parallax as observed from Mars, but that observation has as far as official sources are concerned NOT been made. As to my recent question, I have not yet received an answer. A more strictly Tychonian astronomy is still optically possible, as to the state of my knowledge, (and of course it is physically possible to anyone believing in God and angels, only Q is if current space travel can be costrued as possible within such framework).***

*What I wrote yesterday and what I wrote today, two links:
A very relevant quote from the wusti blog
http://triv7quadriv.blogspot.fr/p/a-very-relevant-quote-from-wusti-blog.html


Ceci n'est pas la Vierge avec l'Enfant Jésus
http://triv7quadriv.blogspot.fr/2012/10/ceci-nest-pas-la-vierge-avec-lenfant.html


**musicalia
http://hglundahlsmusik.blogspot.com


***Creationism and Geocentrism are sometimes used as metaphors for "outdated because disproven inexact science" [read comments' section too, all are mine and redactional Post Scripta]
http://hglsfbwritings.blogspot.fr/2011/04/cagasuamfobdis.html

mardi 26 juin 2012

Three Generations of Fantasy

One may say with some confidence that the writing of what in bookstores and libraries and book reviews is called fantasy falls broadly into 3 generations : XIXth C. aestheticism is first, then the generation that knew the Cross, but not always the Cross of Christ, third is the generation of playing around with fantasy conventions.

Obviously there are overlaps. I would place Mervin Peake into the first two excluding only the third, and I would place Lloyd Alexander in the latter two, excluding only the first.

Now more typical products of the third are things like Xanth and Incarnations of Immortality, by Pierce Anthony, Good Omen and Colour of Magic (or all of the Discworld series) by Pratchett and, more than anything else today, outpassing even Dark Materials (which is untypical and in fact an atheist reaction to the second generation, more particularly CSL), Harry Potter by Rowling.

I happen to be personally allergic to Harry Potter. I am therefore not qualified to make a sober criticism of it, and especially of its magic content. I am allergic to it for quite other reasons than spells, and that is the fact that it is a boarding school story. A story in which people who are supposed to be good scheme to give some « rotter » a lesson he needs, and in which bad people, supposedly worse than the good ones, scheme to give lessons to someone who is in fact not a rotter. Maybe because he is not a rotter. And of course the mistake, good guys thinking they are giving a lesson to a rotter and finding out he is not a rotter (I read one such story before I went to boarding school, I think it happens to Harry Potter too, but since I am allergic to boarding school stories, I am not quite sure, I have not checked out. I think C. S. Lewis, who suffered even more, at least directly, at boarding school than I, would have understood my aversion quite well. Whether he would have shared it or not. I am quite as allergic to the story I read before going to boarding school, or to the boarding school stories of Enid Blyton, much as I love her Famous Five series or X of Adventure (for X insert island, mountain, river, ship … et c. in title). Since that is the case, I will NOT offer my opinions on Harry Potter and magic in those. Literarily, it belongs to the third generation, insofar as magic in it is often used for purposes of farce, of buffoonery.

I will tell you of stories I did read and partly enjoy which include spells. Earthsea. By Ursula LeGuin. The stories take spells much more seriously, I think, than Harry Potter, but do not divulge them. I read those, or the first two – Wizard of Earthsea and Tombs of Atuan, I thought the third one was too bleak in outlook to really enjoy it. I will add I read those before my baptism. I have not reread them after with same relish.

It is basically about « the cross » or rather burden of being a shaman. It is in a way lived -according to that book – similarily to carrying the cross of very holy and snatching souls back from the devil kind of priesthood. Ged is harrassed, all through the first book nearly, by a demon « as much as » St John Mary Vianney and Padre Pio were. That is not true. The Christian priests suffered in more security, in a way, but they suffered much much more and longer. But Ged was harrassed, and his solution is very much other than that of the Christian men, indeed it is shocking. He got rid of demonic harrassment by renaming the demon Ged, his own name.

The Holy Curate of Ars and Padre Pio never finally got rid of demonic harrassment, until they died, but always could get rid of it as soon as needed by invoking Christ.

That said, Earthsea is clearly second generation, but Harry Potter third generation, insofar as my division has any validity. Before going into first and further into second generation, let is take what little I still have to say on third generation : Pratchett I never read, Pierce Anthony I ceased reading at my Catholic conversion. There are in any of his novels passages best described as pornographic, though one would politely call them erotic now, whereas pornography is now reserved for a cruder style which did not exist back when « erotic novels » meant novels about being in love without going graphic or explicit.

Now unto first generation. William Morris wrote on House of the Wolfings in a way, and Lord Dunsany much more so on Gods of Pegana, both of which count as fantasy, for the same reason that Rider Haggard and E. Rice Burroughs wrote on exotic and quasi-Babylonic places left standing in novels like She or Jewels of Opar, or for the same reason that Oscar Wilde wrote The Ghost of Canterville or salomé or that Jules Verne wrote about at the time not yet possibly high tech submarines manned by a heavily misanthropic but somehow still very wellclad and wellkemped Captain Nemo or similar steampunk and exploration novels. Lovecraft also clearly plays around with aesthetics, horror and ugliness being part of its subject. Miskatonic University verging on Cthulhu is as much a work of twisted art (the authors would not have minded the word twisted), as a Castle in Transylvania is for Bram Stoker.

And this Bram Stoker, usually classed as « Gothic » rather than fantasy, brings us to the fact that the Cross of Christ was not quite unknown even in the XIXth C. Even after Darwin, Marx, Engels and Frazer changed the intellectual outlook of English Bourgeoisie on Christianity.

« Crux Christi sit mihi lux – Non draco sit mihi dux » is nearly the main theme of Dracula – a novel ending with the vampire receiving Communion, although it was post mortem and a few centuries late, and dissolving peacefully. Unfortunately – I will come back to it – it is not well executed. The other great non-Pagan was of course George MacDonald, a unitarian parson. Admired by G. K. Chesterton, by John Ronald Reuel Tolkien and by C. S. Lewis.

If the novels of Gilbert Keith Chesterton are more alternative reality or even steampunk, except in reverse, as predicting a future with less steam engines and less big bureaucracies (a thing he fought to bring about in reality as an essay writer too), JRRT and CSL are clearly the second generation : the fantasy writers who knew the Cross. And, in their case, it is really the Cross of Christ that they knew. Accordingly, sorcerers, witches, anything dealing with spells are not looked kindly on in their novels.

Uncle Andrew is just possibly not as clearly damned, but that is because he was so failed as a magician. Anything that can be labelled necromancy is clearly and heavily damned and condemned in those works, as surely as contracts with the devil are so. Koriakin (Voyage of the Dawn Treader) is not a human, and he is doing penance. Merlin (That Hideous Strength) is risking his soul, and his life is theologically or at least canonically and pastorally speaking in ruins anyway. The solution is other than at the end of Shakespear's last play, where the mage – a human in the end – is saved by breaking his magic staff, but the spirit of it is the same : if there is public that finds reading about magic in stories exciting, let the magicians be anything except humans doing a good thing. Non-human, damned, risking damnation. And of course avoid all that can clearly be seen or used as instructions in magic.

Now, since magic is not the protagonist of either Narnia or Eriador, of either CSL or JRRT, what is ? Mortals and immortals, fighting evil on a cosmic as well as on a military scale. And whose moral failures tend to endanger the victory, and whose moral victories aid the victory of the good.

In a way though badly executed that is true of the novel about Dracula too. Every person who gets vampyrised by him endangers other persons further. Every person can also avoid being vampirised by staying in the state of grace. In that way, Bram Stoker furthers Catholic morality. But as he executes this badly, alas he does not : he makes Dracula so much more impressive than any protagonist, including van Helsing as he appears in the novel, that the reader risks getting vampirised morally.

Christ is the hero, but he is not shining forth, for most of the novel, he is so absent as a person : He appears on the Crucifix, He appears in the Host, but he is not quite morally present as our Loving Saviour. In a way that is a point : evil often looks more impressive and looms larger in our lives than God. And still there is another reason, which is known to those who wrote the novel : He is indeed the loving Saviour of Count Dracula.

After all, which is moral enough, Dracula wins nearly every battle, but looses the war. Though van Helsing is a bitter and twisted personality – he calls on Harker to kill Lucy Westenra, his former fiancée as vampire, and he uses hypnosis on Mina – and though his allies are weak, he defeats evil, or the evil of Dracula. Because, in an obvious sense, his light is the Cross and his leader is not the dragon : meaning he is a Christian believer and that he is not a Satanist. However, the means are not pure. In that sense he does not live up to the motto.

But still, Dracula is too glorious for the reader. And the eroticism of some scenes of vampirisation are no good to people who quite as much as Mina would have needed it, in their real lives need to stay clean of mortal sin.

Now, George MacDonald, C. S. Lewis, and J. R. R. Tolkien do not make that mistake.

Sauron is impressive in his power, but stupid. The point is that evil is stupid. He lacks the imagination to see anyone « in the know » as not coveting what he covets. Saruman is impressive to a much lesser extent. His sophistication is shown for what it really is : vain stupidity in the case of his loathsome bragging about his goals as « knowledge, control, power … for good » and his kindness fares no better : « in Orthanc » – Orthanc is his castle – « friendship means slavery and help means ruin. » Those are the words in which a mere mortal reproaches the morals of that fallen angelic being.

That summing up is also fair about much of modern administration and business – and education. I did mention boarding schools and « giving lessons » to « rotters ».

Empress Jadis too (another figure of evil, like Sauron and Saruman) is out of her depth in London, where she is greeted as « Empress of Colney Hatch » – a locality which in 1900 was a wellknown mental hospital. Later in her carreer she behaves like Nurse Ratchett in One Flew Over the Cuckoo's Nest. Turning people into stone because they feast ? Mistreating a poor guy who has enjoyed his first and only occasion of sexual intercourse with medication or electroshock, and starting that with intimidation ? Not very impressive characters, either of them. When they loose, they have it coming. And fantasy is superior to that film insofar as Empress Jadis really looses. Nurse Ratchett is more likely to be live and well.

Fairy tales are truer than reality, not in saying there are dragons, but in saying dragons can be defeated and killed, Chesterton somewhere said.

And in Tolkien and CSL, the good guys are not quite as awestricken with Sauron (except Pippin in a horrid minute or two, and Frodo when tormented by the Ring : unlike Lucy Westenra both are saved), nor, in the other story, with the White Witch : – « So she is the Emperor's hangman, and that is how she came to imagine she was Queen ? » said a beaver.

Yes, CSL and JRRT knew the Cross. They regarded History as being in the end a long defeat. Redeemed at just the last moment, when History will be over. Christ has not returned yet, nor will he before things get even worse in society than they are right now. And yet we must resist changes for the worse, even though here and now we sometimes, indeed often fail. Everything is in the hand of God : and so is the death of the righteous. Sometimes ignominous to earth. Whatever glory of bearing a load of suffering Satan may have got by getting defeated as a rebel, Christ overturned by being executed along with rebels, and persecuted Christians have it also – with the difference they face real tyranny and rise or stand up for real good causes – and some of them now look as lost causes. Satan regarded the presence of one better than he was himself and having a right to his adoration as « tyranny » – and is not courage, it is only very bad taste. Christ and the martyrs and heroes have a better one.

An aside on present issues : here in France we are celebrating 600 years since St Joan of Arc was born in Domrémy. She was tried as being an ally of Satan, but she was really a servant of God. She was burned on a stake symbolising the flames of Hell, but she was destined for Paradise. She fought in battles, and yet it is true generally that women should not.

Tolkien and Lewis both knew that. The War against the Kaiser of Berlin they both fought in trenches or on horseback on the side of the Entente. Here in France, if they had been of a poorer class, soldiers rather than officers, they would have been called poilus. The last of them died a few years ago. And poilus means their beard was growing wild. There were no ladies on the cavalry charges or in the trenches.

From the same war they also knew the Cross, heavily, they lost their friends and never more spoke with them on earth. Ursula LeGuin, whom I spoke of also earlier. She was daughter of an anthropologist who entertained in his house one Amerindian who was the last survivor of his people, the last Native Speaker of his language. I think they knew God, or at least CSL and Tolkien did – Ursula is still alive I think – because they knew the Cross. Like Dostoëvski. But unlike Dostoëvski, they wrote for people who are in another sense, hopefully than in a case like Dracula, afraid of the Cross.

If Bram Stoker wrote so as to incite sometimes to sin – sins of cynicism and of sexual fascination – and if Dostoëvski wrote incessantly inciting to penance, Tolkien and C S Lewis knew how to tell a story as a story before anything else.

And Lloyd Alexander – he might in a sense have been placed in the last generation, but he is chaster and has more depth – who came to Paris after its liberation in WW-II, who I think briedfly knew Gertrude Stein, he grew up under the shadow of Sister Saint Katherine Drexel, patroness of Drexel Hill. He died on the day of Ascension, 2007. Who grew up in poverty, like so many saints (Sister Drexel grew up in riches and chose poverty).

Funnily, when I look up Drexel Hill I also find Drexel University, founded by an uncle of Saint Katherine Drexel : its mascot is a dragon. And I have two dragon killers in my patron saints.

Hans-Georg Mikael E. Lundahl
Beauvais
St Anthelme of Belley
26 – VI – 2012

dimanche 22 avril 2012

Calligraphy Basics

shrt.st/2eko Capital letters, proportions.
shrt.st/2ekp, shrt.st/2ekq Minuscule letters.
shrt.st/2ekr Numbers.


Owner of the Scribblers blog was notified in comment of me linking these short links to those posts./HGL

lundi 20 février 2012

Hitchens and Blair, what are you up to?

      1 Lent and Genesis Reading Time Approach
2 Hitchens and Blair, what are you up to?
3 Ethics of Creationist Writings
Now to this essay:
I read that article about your book in La Repubblica, it seems your debate book has had an Italian translator. Since I am not concerned with the merely rhetorical beauties of either English or Italian, and since French and Latin studies along with Topolino - Mickey Mouse in Italian - helped me to get half of a mastery of that language, I think I got the point even without reading the original. If I slightly misquote Newman, it will be because I retranslate from Italian translation.

Blair: I do not know if the right page in the middle of La Repubblica yesterday was a direct response to Hitchens'left page. If it was, it was very inadequate as a response.

Now, Hitchens may or may theoretically also not be himself deluded about the rights and wrongs of the Newman quote and the AIDS in Africa pique, but he is certainly saying what may delude others. In such a case, the duty of a debater is not just to answer him what may profit himself most in the way of lessening his ire, one must also respond to the errors in his argument. Since you did not, I will try to do so. Hitchens, you got that too?

Now, I am in for Hitchens.

You quoted as a specimen of a fanatical state of mind the famous quote from Apologia. Excuses for restating some detail inexactly in wording, do correct me if I miss any point of content, please! Here it goes:

To the Catholic Church it would be better if the sun and the moon fell down and earth perished and all men with it in the most terrible agonies than that even one soul, I do not say perishes eternally, but even commits deliberately one venial sin, says one lie, steals one mirror, without justification.


In Italian the last words were "senza giustificazione" - I did not add them myself to exonerate John Henry, Cardinal Newman.

Now, these words mean that Newman is miles from fanaticism. He can state that this and that in the abstract is worse than disaster of merely physical pains for everyone, but he adds that this is in the abstract, if there is no justification.

Or rather, the case where there is no justification is not quite just in the merely theoretical abstract, it is a case which was there in Paradise, before original sin.

Do not steal. Not even a little mirror. But lots of people do steal mirrors or other things to pay for necessities, because they are poor. Even more steal from childish curiosity, without considering it is the property of someone else, and then they do not dare return it for fear of that someone else being angry for even momentary taking the little trinket away. Adam did not have poverty to deal with before he fell in Paradise. Nor insecurity or angry people.

Do not lie, not even to yourself for a moment. But lots of people lie to others out of already named insecurity, and some do lie to themselves because they are inattentive and wish very badly for something to be true which is not true. Eve did not have those problems to deal with.

You said yourself that according to Christianity we are born with a sickness and required to get well.

Indeed so. Not an error of fabrication, but an infection that Adam and Eve earned for the rest of us, just as surely as some husbands going to gay clubs or to harlots in Africa earn AIDS for their wives and children.

Where you go wrong is to propose these children had been better off not existing if they were to exist with AIDS. That their ma and pa should have avoided making them in order to avoid marring them with AIDS.

To us all, there is a sickness called Original Sin. The primary infection, so to speak, is cured by Baptism. But there are lasting disabilities, or disabilities as hard to overcome as for asthmatics to become athletes.

If you are born as an asthmatic, you are quite justified in not breathing as well as the next guy, that does not mean you are entitled to totally stop breathing. A deliberate non-necessary sin, is as bad for us, as a smoke for an asthmatic. The smoke does not help him to breath properly, and the sin does not help us to live properly.

We are not made to steal or to lie, although we are made to understand among other things, what stealing and lying is, insofar as we may be living with liars or thieves and at least on the assumption that we might in Christian Charity be required to forgive someone stealing from us or someone lying to us.

But stealing and lying are not justified as human nature, they are, if at all, justified as weaknesses incurred through the sin of Adam, that is as not quite as fully our fault as if we had been Adam and Eve in Paradise.

We are made to perfectly honour God, which is our love for him, and to perfectly cherish our neighbour. Being born wityh Original Sin does not make us born for the opposite, but handicapped in what we are born for, as previously explained. And will is so far superior to matter in dignity that a fault in will is more dire than the direst fault in merely material things or in biological things. This is what Newman was saying. That does not mean that anyone is justified in actively imposing on innocent neighbours any fault in biological or material circumstances. Not even to test their fidelity to the dictum of Newman. And my circumstances have again and again been blasted by people doing exactly that to me, hoping to "make me see" how absurd Newman was, but really making me see how absurd they are in their vile parody.

You quoted someone as saying: "in the moral universe, the good generally tend to do their best and the bad generally tend to do their worst, but in order for good people to deliberately do cruel things, you need religion."

One might add: "in order for bad people to deliberately try to be good again, you need religion." But if we stick with the quote, in that case Atheism is a religion, and one of the worse. Not atheism as in any position denying the existence of a personal God - some outgrow such positions quickly enough, like if they are atheists for half an hour as I was Calvinist for half an hour in my life (before I was Christian, I was not Calvinist, and since I was Christian I have had from Wesley via William Booth even before I had from the Catholic Church a sane horror for the position that God basically forces some to sin and to get lost). And some are atheists for jsut as short a spell and do not have time to get deliberately cruel to Christian friends and family.

Endorsing condoms is which you are acting cruelly. It is cruel to young people to discourage them from parenthood. It is especially cruel now that we see that children are in the general way not as dispensable for the old age social security as has been thought for some decades (hear that Tony Blair?!), in a time when Swedish government has privatised and French government is postponing by some years the retirement from professional activities to old age pensions.

The system worked well for the old while each old person corresponded to four professionally active ones, at least if women were gotten out into activity, some of which activities were more pleasant than caring for old parents or in law parents. Then this was maintained through condoms and pills and abortions. Now the system is breaking down for the old, because they as a generation, made fewer babies than they should.

This could have been avoided if Christians had remained Christians, if mothers had preferred giving birth again, in pangs close to agony and some dying in childbed to even once using a pill or asking the man to get on a condom. And if youth had not been encouraged to use as a mere toy rather than as an investment of themselves for a life in family their sexuality. It is like a man preferring to breath Nitrous Oxide to air: if he gets his wish consistently, he will die. Just as surely as a family whose young consistently use condoms will die from lack of children. And your attack on Christianity as an "obsession with purity" is precisely what did that to our lands.

Blair - how come you were so anxious to justify to an atheist promoting condoms that yes, some religious people do evil things, but at least not all of them?

I mean, you had a perfect case, if not to Hitchens as an individual at least to the collective of organised atheism that he represents, "is the pot calling the kettle black?"

One more thing, Blair: Altruism is not a virtue. Almsgiving is.

There are people who refuse to give alms for egoistic reasons, as I am in a position to know, having lived on the streets for long, that does not bother me. What bothers me is when the refusal has an altruistic motive as in giving me a valuable lesson. Among other things because, excepting cases of insecurity, such refusal may be more unpleasant. Among other things because they may be organising refusals among others too.

And I am quite as satisfied with alms given for motives which highbrows might analyse as egoistic ("buying a stairway to Heaven", "doing it to get luck", "being nice in an obvious but not longreaching way", "not offending", "not wanting to listen to a depressive sob-story" - which I was not offering to tell in any case) as with alms given for the "highest" altruistic motive.

I happen to think God is as satisfied with them too. Not because I were God, but because, as a Christian, I know God wants us to please the poor with our alms - when we think we have an opportunity. Like having a few more cents than we need. Or doing something with the last cents which we cannot use but which to the other guy may add up to some use.

Not denying known or presumable Buddhists are able to give alms, for some of them that may be the "redeeming virtue", the hook on which the heavenly fisherman pulls them up to among the birds. I e grants them salvation.

I had yesterday the pleasure to taste two Chinese dishes not previously known to me. Xiang Piao Piao and Wa Ha ha (if that is the name of the dish rather than the trade mark, anyway, it was the only thing written in characters I can read). I suppose Xiang Piao Piao is Salangan Nests, since, a) its taste reminds me of a description, and b) the Chinese character repeated as the Piao looks like a house. Wa Ha Ha (if that is the name of the dish) contains wheat or barley and beans.

Not at all very like China food at takeaways or eaten at restaurant tables where soy sauce is as important as mustard, salt and pepper on the Occidental ones. At least as for my experience with them.

This does not mean I happen to prefer begging to working: I happen to prefer the work of writing, and of writing on these matters among others. And while we are at it, another thing, Blair, that you did not defend against Hitchens (you maybe did not want to defend it?):

Not only my articles on this blog, but also on my creationist one* are there for any publisher, professional or amateur, Church, State, School, even atheists who think I inadvertently satirise myself, since, I am confident if they did print my writings that would help spreading a valid refutation of their position, in the end.

Hans-Georg Lundahl
Nanterre, University Library
20-II-2012, Monday before
Ash Wednesday

*Ethics of Creationist Writings ...
... for instance mine.
http://creavsevolu.blogspot.com/2012/02/ethics-of-creationist-writings.html

vendredi 17 février 2012

Claudel avait tort sur Shakespear.

La mémoire de Hyam Maccoby (University of Leeds) exige qu'on mette un peu les points sur les i.

Que dans la scène de justice, Shylock représente le diable et Portia la Sainte Vierge il n'y a pas de doute. Great minds think alike.* Sa maison représente cette synagogue de Satan dont Jessica sort. Il convient de préciser que Jessica en Hébreux, Yiskah=lumière. Une allusion à ce que dit Notre Seigneur à la Samaritaine dans l'Évangile de Saint Jean? Je l'ai cru dans mon analyse.

Dans la finale, Shylock lui-même sort de la synagogue. Car un personnage de cette pièce peut avoir des significations diverses selon les diverses scènes: Antonio commence comme Jésus, faisant la critique à haute voix des Pharisiens, en occurrence de Shylock usurier, continue comme Jésus Notre Sauveur qui se met en gage pour notre dette (il donne sa chair en gage pour Bassanio), mais dans la scène de justice il ne représente que le simple chrétien (ou son âme au jugement particulier), menacé par le diable qui reclame les dettes mais ayant la Sainte Vierge pour avocate. Et Portia mariée à Antonio (après la scène de justice, pendant laquelle elle reste encore vierge) n'est peut-être pas la même chose non plus que la Vierge, néanmoins ce n'est pas une mauvaise chose non plus.

Plût à Dieu que Hyam eût suivi, non pour le menace de la mort bien méritée, mais par bon sens, l'exemple final de Shylock. Autrement il est célèbre pour une œuvre appelée Paul et l'invention du christianisme (The Mythmaker: Paul and the Invention of Christianity) - dont je viens de faire comprendre l'irréalisme dans le message anglais d'il y a dix mois:

What a blooper, Dan Barker from Atheist League!
http://notontimsblogroundhere.blogspot.com/2011/04/what-blooper-dan-barker-from-atheist.html

ou http://o-x.fr/rrxn

Il y a un autre sens de Shylock dans cette pièce: le père rigoureux et Puritain, comme il l'est vis-à-vis Jessica. Vu que Shakespear vivait dans un temps où le Puritanisme avait le vent dans la poupe là où il vivait, il est compréhensible si, ne souhaitant pas de finir trop tôt sur Tyburn, Shakespear se soit un peu tu sur ses convictions religieuses, qu'il se soit exprimé avec un peu de - prudence?

Là où la prudence ne l'exigeait pas, sa théologie morale et son droit canonique s'identifient assez bien aux Catholicisme pré-Tridentin. Pourquoi pré-Tridentin? Parce que le Father Laurenzo en Roméo et Juliette (une autre pièce comme la sait tout le monde) considère possible et valide un mariage clandestin, contrairement à la Réforme Tridentine.

Donc, non, on ne peut pas prétendre que Shakespear eût été un payen. Même au risque de contredire Claudel. Les Catholiques français ont eu une vraie assistance intellectuelle par les Anglais, même les mal informés, puisque quand même mieux informés que les Français de la Gauche, donc ils risquent de négliger un peu les bonnes informations - notemment sur Angleterre.

Effectivement, les Puritains, que Claudel avait copiés dans son jugement global sur Shakespear, considèrent celui-ci comme un payen. Après qu'il les avait persiflés dans le personnage de Shylock, c'est peu étonnant. J'espère que Claudel ne soit pas coupable d'avoir trouvé ça par ses propres efforts de pensé, qu'il soit excusé en suivant une source anglaise peu limpide.

Hans-Georg Lundahl
BpI Georges Pompidou
17-II-2012

*Moi je l'avais écrit, Hyam Maccoby aussi.

dimanche 13 novembre 2011

"Cyber-parents, Cyber-enfants: une nouvelle race d'humanoïdes"

Le resumé de la conférence à venir (16 novembre, St Nicolas du Chardonnet, 20:00 "par M. l'abbé Jean-Pierre Boubée") me rappelle un peu le regard de Shylock sur les Chrétiens de Venise.

Peut-être serait-ce le mépris de l'homo ludivus?

Merchant of Venice, Act II, Scene 3
Merchant of Venice, Act II, Scene 5

De cette dernière scène, je cite qqc. tout aussi édifiant que le charabia sur communication virtuelle vs. réelle ou sur un processus intellectuel brisé dès qu'il se trouve libre à suivre autres chemins que les académics:

SHYLOCK What, are there masques? Hear you me, Jessica:
Lock up my doors; and when you hear the drum
And the vile squealing of the wry-neck'd fife, 30
Clamber not you up to the casements then,
Nor thrust your head into the public street
To gaze on Christian fools with varnish'd faces,
But stop my house's ears, I mean my casements:
Let not the sound of shallow foppery enter
My sober house. By Jacob's staff, I swear,
I have no mind of feasting forth to-night:
But I will go. Go you before me, sirrah;
Say I will come. ...
...
SHYLOCK The patch is kind enough, but a huge feeder;
Snail-slow in profit, and he sleeps by day
More than the wild-cat: drones hive not with me;
Therefore I part with him, and part with him
To one that would have him help to waste 50
His borrow'd purse. Well, Jessica, go in;
Perhaps I will return immediately:
Do as I bid you; shut doors after you:
Fast bind, fast find;
A proverb never stale in thrifty mind.
[Exit]
JESSICA Farewell; and if my fortune be not crost,
I have a father, you a daughter, lost.

"Que tous les 'artistes' honissent" (citation de poème, par "vu de taûle")

Non:
  • non, car il y a des artistes qui ne honissent* pas les jeunes vaillants, je me compte par exemple comme artiste moi-même, et j'ai même essayé à me joindre aux jeunes de Civitas ou de Renouveau Français un soir quand c'était encore au Théâtre de la Ville, place du Châtelet (et non, comme à un vidéo "Théâtre du Châtelet" qui donne "La Tanguera", mais qui se trouve à l'autre boût da la Place du Châtelet);
  • non, car ces mots ne constituent nullement une seconde moitié d'un alexandrin féminin. Le mètre en question est assez rigide dans l'arrangement des syllabes pour qu'une syllabe de trop saute dans les oreilles. Soit on assouplit chaque ligne, soit on fait l'alexandrin stricte en toutes les lignes, mais assouplir une, c'est moche. Traditionnellement, l'alexandrin se prononce avec les "-e", "-es", "-ent" posttoniques prononcés, dont uniquement les "-e" peuvent s'élider devant une voyelle ou hache non aspiré, les "-es" faisant liaison sur "z", les "-ent" sur "t". Donc, "keu tou lé zar tis teu zo* NIS seu" - et là NIS est la septième syllabe, mais la syllabe à soutenir est la sixième. Si on prononce "ke tou lé zar tis to NIS" et rime "po LIS" plutôt que "po LIS seu" ... y'avait-il autre chose qui n'allait pas ou non? Je ne me souviens pas exactement, j'ai donné mon numéro hier. Mais une fois parti du classique, pourquoi alors l'alexandrin du tout? Il y a des mètres plutôt associés avec chanson français, où la prononciation classique n'est pas attendue. Mais là, moins de liberté de mélanger les six syllabes x!x!x! avec les six syllabes xx!xx!. Et les premiers deux lignes sont (en rimes masculins): x!x!x!//xx!xx!a xx!xx!//x!x!x!a (si ce n'était pas l'inverse, je viens comme dit de donner mon exemplaire). Écrire les vers, ça s'apprend, moi j'ai commencé à l'age de 13. /HGL


*Honnir serait H aspirée? Alors ça serait "keu tou lé zar tis teu o NIS seu" - on ne peut de toute façon pas faire élision devant une H aspirée juste parce que la liaison est exclue. Alors, il vaut mieux choisir un solécisme de nature non phonétique, comme quand j'ai emprunté le "em"="me" du provençal en écrivant "qui'm refusa tisane ce matin" (kim' reu fu ZA ti sa neu seu ma TEIN). (voir Chants de Salon, dernier poème).

mercredi 26 octobre 2011

L'analphabétisme, est-il une souffrance, selon GS?


Numquam genus humanum tantis divitiis, facultatibus et potentia oeconomica abundavit, et tamen adhuc ingens pars incolarum orbis fame et egestate torquetur atque innumeri litterarum ignorantia plane laborant. Numquam homines tam acutum ut hodie sensum libertatis habuerunt, dum nova interea genera socialis et psychicae servitutis exsurgunt. Dum mundus suam unitatem necnon singulorum ab invicem dependentiam in necessaria solidarietate tam vivide persentit, viribus tamen inter se pugnantibus gravissime in opposita distrahitur; etenim acres dissensiones politicae, sociales, oeconomicae, raciales et ideologicae adhuc perseverant, nec periculum deest belli omnia usque ad ima destructuri. Dum idearum communicatio augetur, verba ipsa quibus magni momenti conceptus exprimuntur sensus sat diversos in distinctis ideologiis induunt. Tandem sedulo perfectior quaeritur temporalis ordinatio, quin spirituale incrementum pariter progrediatur.*


Jamais le genre humain n'a tellement abondé en richesses, en capacités et pouvoir économique ...

À sous-entendre: depuis le déluge. On ne peut pas exclure que Nod à l'Est d'Éden ait eu une plus grande production per capita encore, avec plus d'instruments de l'économie, telle que nous les regardons sur Wall Street, avec plus de pouvoir économique, soit dans les mains des ultrariches, soit dans les mains de l'état. Ou même encore une fois à Babel juste avant le bâtiment de sa tour.

... et pourtant il y a encore ...

Pourquoi encore?

... une immense partie des résidents du globe qui se tourmentent par faim et destitution, et d'innombrables qui souffrent vraiment par ignorance des lettres.

Vraiment souffrir (plane laborare) par l'ignorance des lettres, c'est d'être analphabète, non? Alors, malheureusement, le document est une hérésie judaïsante**. Ou ce n'est peut-être pas d'être analphabète? Alors, le document peut-être orthodoxe encore. Consultons d'abord, comme avertissement, les avant-derniers mots de ce passage:

En même temps que la communication des idées augmente, les paroles avec lesquelles on exprime les concepts de grande importance prennent des significations assez diverses dans les diverses idéologies.

Démocratie voulait dire une chose chez les communistes, une autre chose chez les libéraux pendant la guerre froide, par exemple. Un Babel peut-être pire que d'utiliser des diverses mots pour mère et père, car une non-coopération est plus tolérable qu'une coopération faussée.

Là, il y a aussi le sens de la phrase "ignorance des lettres". Quelle est l'ignorance des lettres sous laquelle on peut vraiment souffrir? L'analphabétisme? Mais quel sens du mot "souffrir" alors, il y a tellement des analphabètes qui n'en souffrent pas du tout si on leur pose la question. Ou qui en "souffrent" juste récemment par jalousie ou ambition, puisque depuis peu on a pu avoir telle ou telle position en fonction de savoir lire et écrire, soit qu'on ne pouvait pas espérer du tout avant, à moins d'avoir un certain passé ou héritage, soit qu'on pouvait très bien espérer avant même sans pouvoir lire. Et un chrétien appellerait ça "plane laborare", vraiment souffrir? Je ne crois pas.

L'opposé de l'ignorance des lettres, c'est la connaissance des lettres. Et les lettres dont on parle alors, ce ne sont pas les 22 lettres de l'alphabet hébreux ou les 23 de l'alphabet latin ou les 24 de l'alphabet grec ou les 26 de l'alphabet néo-latin (avec I qui donne i, j et V qui donne u, v, w) ou les alphabets néo-latins modifiés ou l'alphabet cyrillique, ça n'était que le début, les si-dits elementa.

Savoir les lettres c'était surtout savoir les "lettres prophanes et sacrées", l'histoire ou les poëtes et la Bible et les Pères ou au moins le catéchisme. Et, ceci se dit biensur comme tel dans une société de culture écrite, mais par métonymie on peut aussi sous-entendre qu'un griot ou un pandit ayant appris par cœur les chants d'histoire ou de savoir et ceux qui les écoutent savent leurs lettres. Avec la différence que pour une société non-chrétienne, les lettres sacrées sont fausses en tant qu'elles entrent en conflit avec la vérité chrétienne. Il y a aussi le savoir prophane, comme les rois, leurs aventures, en partie une forme de théologie morale rudimentaire et naturelle, les choses à admirer ou à détester chez les autres c'est à dire à émuler ou éviter chez soi-même. Savoir ses lettres est donc d'être cultivé, et on peut souffrir du fait d'être inculte.

On peut souffrir éternellement du fait de ne pas savoir ses lattres sacrées, les vrais, le catéchisme chrétien. On peut aussi souffrir dans la société, dans l'estime de soi, et c. d'avoir une culture insuffisante par rapport à l'entourage, et surtout on peut souffrir dans une fonction publique du fait de ne pas avoir suffisemment de culture pour s'en charger correctement, avec noblesse d'esprit, avec courtoisie de l'âme, avec au moins correctitude éléméntaire. Si l'on regarde les élites modernes, il y en a, qui souffrent vraiment du fait d'être incultes! Jusque dans l'église!

Est par exemple inculte un catholique qui prendrait le créationnisme de certains sectes américains pour un calvinisme qui exaggère la corruption de la raison naturelle jusqu'à nier la possibilité de la science. Kent Hovind n'est ni calviniste que je sache (plutôt arminien, soit par méthodisme, à travers John Wesley, qui avait également lu St François de Sales, soit à travers le baptisme arminien), ni ennemi de la science. Même si sa thèse serait faussée ou non-existente (on lui dispute le tître Dr), le fait qu'il s'appelle ou s'appellait lui-même Dr Hovind, et le fait que son argumpentaire porte surtout sur des thèmes scientifiques, montre clairement qu'il croît en la science, et dans la raison naturelle de l'homme, même après la chute. Il ne croit tout simplement pas, que les évolutionnistes l'utilisent très bien, par rapport aux autres. Là il est d'accord avec St Pie X.

Donc, oui, il y en a qui souffrent du fait d'être trop incultes pour leurs fonctions.

Hans-Georg Lundahl
Versailles
26-X-2011

*Cité d'après:
http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_cons_19651207_gaudium-et-spes_lt.html

**Car le "devoir d'apprendre à lire" ne vient ni de Moïse, ni de Notre Seigneur, mais d'un Cohen Gadol l'ayant déjà rejeté, ou régissant une judaïté qui l'avait déjà largement rejeté, du successeur du meurtrier de St Jacques:
http://hglundahlsblog.blogspot.com/2008/11/et-les-cohen-gadol-aprs-notre-seigneur.html