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lundi 18 novembre 2013

Newton, a-t-il bien vérifié sa mécanique céleste?

Vérifier une chose comprend normalement d'éliminer rationnellement les alternatives raisonnablement pensables. Non, il n'a pas fait ça avec la mécanique céleste, pourtant il savait très bien le faire.

Quand Newton regarde la lumière à travers la prisme qui est sur le mur ...*

Il remarque d'abord que la tache lumineuse n'est pas seulement colorée, elle est aussi très allongée : la "partie bleue" est plus déviée par le prisme que la "partie rouge". Peut-être cela vient-il d'un défaut du prisme? Comment le savoir? Newton a l'idée d'appliquer derrière le prisme un autre prisme, à l'envers : leurs déviations doivent se compenser, mais pas leurs défauts... Or, la tache est maintenant ronde et blanche : c'est qu'il n'y a pas de défauts.

De fil en aiguille, Newton arrive bientôt à ce qu'il appelle l'expérience "cruciale" : à l'aide d'un trou dans une planchette, il isole la partie bleue de la tache produite par le prisme, et il envoie cette lumière bleue sur un second prisme. Elle est déviée, certes, mais pas étalée, ni colorée autrement.


La méthodologie est assez bonne. Après, on peut dire que la vieille théorie n'était pas en erreur - la lumière colorée bleue est un mélange entre le blanc (quand au bleu) et le noir (quand aux autres couleurs du spectrum), juste pas exactement de la même manière qu'avaient peut-être imaginé les Aristotéliciens. Mais le bleu ne vient pas du prisme, il vient de la lumière blanche (et y est ordonné). Il l'a prouvé en faisaint cette expérience.

Il y a une autre théorie de Newton où il n'a pas fait l'expérience pour vérifier que sa solution est la bonne.

Il regarde le Soleil et la Terre comme en rotation autour d'un centre de gravitation défini par les masses. Ainsi que Terre et Lune. En chaque cas, les rotations vont autour de ce centre, et plus une masse est grande, plus elle en est proche, plus elle va lentement. Plus une masse est petite, plus elle en est éloignée, plus elle va vite. Cette explication n'est pas la première, elle n'est pas celle donnée par le géocentrique Riccioli, et ... Newton n'a pas éliminée celle de Riccioli non plus, pas avec une seule expérience.

Il y a des choses qu'on peut dire sur Voltaire. Apostat. Fourbe. Ami des ennémis de la Foi Catholique. Mais on n'a pas dit qu'il était complètement idiot dans le menu détail. Dans sa quatorzième lettre (des Lettres anglaises)** il trouve marrant comment l'univers de Descartes et celui de Newton sont différents. Il ne tranche pas entre l'un et l'autre, il laisse la question entre leur différence ouverte. Mais il tranche entre les pays et les fortunes. Et le dévéloppement des deux philosophies. Descartes aurait fait un essai, Newton un chef-dœuvre ... Et ceci a laissé le lectorat croire qu'il préférait l'univers de Newton à celui de Descartes. Surtout que sa maîtresse était la traductrice de Newton. Et ils ont oublié l'étonnement vraiment humain de se trouver soudainement dans une autre vue du monde, dans une autre explication de l'univers.

Pour capter ce que Newton a négligé en ce qui concerne les explications de Riccioli, il faut peut-être d'abord faire appel - chez les partisans de Newton, qu'on est par défaut - à cette curiosité. Car on va de la cosmologie de Newton à celle de Riccioli, on se dépayse vraiment. Comme de nos jours les lecteurs du genre fantasy (les livres n'ont pas tous la même cosmologie et je ne dirais pas que toutes soient saines, n'empêche, ils dépaysent).

Car l'explication de Riccioli n'est pas que Dieu ait créé un quasi perpetuum mobile autour de gravitation et de masse et d'inertie. L'explication de Riccioli est que Dieu donne le mouvement de l'Univers autour de la Terre jour par jour et nuit par nuit. Et que les autres mouvements audessus de la Terre se font par les anges que Dieu a dotés du pouvoir sur ces corps. L'explication qui est la mienne et celle de St Thomas d'Aquin et de l'évêque Tempier aussi. Et les passages de la Sainte Écriture qu'il invoque sont aussi les miens - Baruch 3 et Job 38, il y ajoute aussi Sirach - donc je me considère en bonne compagnie.

Je viens de comparer la théorie de Riccioli (appliqué dans un modèle hélas plus ptolémaïque que tychonien malgré cet auteur, par pure commodité géométrique) à un carroussel dont l'extérieur est connecté à quelqu'un qui le tourne "de l'Est à l'Ouest" (par exemple vu de l'équateur et par exemple sur une grande Rosalie figée dans le pourtour) comme Dieu le fait avec l'univers, et dont le centre est vide autour d'un pilier immobile qui représente la Terre, et entre les deux (sur le plateforme du carroussel) il y a des circuits pour des petites Rosalies où des enfants, fine comparaison aux anges, pédalent "de l'Ouest à l'Est" (par exemple aussi vu de l'équateur) pour représenter ce que fait la Lune pendant un mois ou le Soleil pendant un an. Seule inexactitude pour le carroussel - les orbitus de Venus, Mercure, Mars, Jupiter, Saturne, qui ne tournent pas directement autour de la Terre comme dans ce modèle, mais autour du Soleil.***

Cette vue non-naturaliste ou supranaturaliste d'avant Newton n'a pas été réfutée par une quelleconque expérience de celui-ci. Mais elle a été rejetée - par exemple par l'admirateur de Newton qu'était Voltaire. Il le fait par un "bon mot" dans sa quatorzième lettre anglaise. Il réserve son amusement et le plaisir de dépaysement au contraste entre Descartes et Newton ... pour St Thomas il n'a pas de curiosité ni tolérance ni même connaissance élémentaire, parait-il de ce qu'il disait.

Et on peut se demander pourquoi Newton n'a pas fait cette expérience pour prouver que Riccioli avait tort. Une expérience qui n'a pas été faite jusqu'à présent, d'ailleurs.

La réaction de l'athée sur cette question serait de répondre "parce qu'il n'avait pas le goût de l'irrationnel, il n'avait pas envie de refuter la théorie que l'univers soit rempli des licornes roses invisibles sans grandeur à tout point". En d'autres mots, parce que Newton, comme l'athée moderne, aurait trouvé l'explication de Riccioli trop absurde pour même mériter une réfutation. Hélas, je viens de voir un Catholique partager ce dégoût sans raison.° Il est clair que Voltaire était du même avis (mais il était aussi partiel, car apostat du Catholicisme), il le dit aussi, quand il dit sur Newton:°°

Il poussa ses erreurs métaphysiques jusqu'à prétendre que deux et deux ne font quatre que parce que Dieu la voulu ainsi [notons, voltaire parle de Newton, pas de Riccioli qu'il ne mentionne pas, et peut-être ne connaît même pas, comme Occasionaliste ou proche]. Mais ce n'est point trop dire qu'il était estimable même dans ses égarements. Il se trompa, mais ce fut au moins avec une méthode, et avec un esprit conséquent ; il détruisit les chimères absurdes dont on infatuait la jeunesse depuis deux mille ans ; il apprit aux hommes de son temps à raisonner et à se servir contre lui-même de ses armes. S'il n'a pas payé en bonne monnaie, c'est beaucoup d'avoir décrié la fausse.


Voltaire rêve. Newton n'avait en rien du tout "décrié" l'explication de Riccioli et de St Thomas d'Aquin. Et cette explication n'était pas venue avec le Christianisme, ni partie devant la venue du Christianisme, elle était là depuis Aristote au moins et restait encore valable plus d'un millénnaire après Jésus-Christ.

Non, Newton n'a ni fait une expérience pour prouver Riccioli dans le tort, ni décrié l'explication supranaturaliste de Riccioli comme une chimère (comme l'allait faire Voltaire en prenant occasion chez Newton), il l'a simplement négligé, contrairement à sa bonne méthode quand il s'agissait de la lumière. Pourquoi?

Une raison est le charactère sécrétif et discret de Newton. Je cite sa réponse à Hooke, de Cambridge, le 5 février 1676:°°°

Il n'est rien que je redoute davantage, en matière de philosophie, que la controverse, surtout par voie de presse ...


Lui "décrier" la "monnaie fausse"? Non, il n'était point un Voltaire anglais avant Voltaire! Et il aurait peut-être pu redouter que même un essai de falsifier Dieu et les anges par quelque épreuve allait certainement déchaîner une controverse par voie de la presse. Il aurait peut-être pu redouter aussi qu'il n'était pas possible de les falsifier. D'où certains prennent l'adage néfaste de dire "infalsifiable, donc invérifiable, donc à laisser à côté". Mais "non falsifiable" ne veut pas toujours dire "non vérifiable non plus." Malgré Popper.

Il y a aussi une autre raison pourquoi Newton ne l'a pas fait, crois-je. Il était alchimiste et ésotérique.*°

Newton un magicien. Pourquoi ai-je utilisé ce mot? Parce qu'il a considéré l'univers et tout ce qui s'y trouve comme une énigme, un secret qui pouvait être lu en appliquant la pensée pure à certains signes, certains indices mystiques que Dieu avait disposés dans le monde, comme pour une sorte de chasse au trésor à destination de la confrérie des ésotéristes.


Il n'avait donc aucune idée de dire que Dieu et les anges c'était faux, il voulait plutôt - après ce que je redoute comme mentalité néfaste des ésotériques (Newton ne pouvait pas encore être Franc-Maçon, il était Rosicrucien) - réserver cette connaissance pour une quelle-conque initiation plus intime et plus haute que celle des causes newtoniennes de l'astronomie.

Et il avait tort dedans. Dieu n'aime pas la secretesse. Celui qui fait la vérité cherche la lumière.

Si je préfère l'explication de Riccioli à celle de Newton, ai-je moi-même pris de souci à refuter l'explication que je trouve fausse? Oui. Il y a une expérience faite en espace (MIR par exemple) - une aiguille de tricot électrisée et des gouttes d'eau qui orbitent autour. Une goutte va faire à peu près 15 orbites ou peut-être 10 ou 20 (ça va très vite), mais après elle va être attirée par l'aiguille de tricot par l'attraction éléctromagnétique.**°°

Les Newtoniens athées nous veulent faire croire que la Terre en eusse fait quelque milliard d'orbites et toujours l'inertie et la gravitation persisteraient à s'équilibrer dans un presque cercle sans que l'une ou l'autre prenne le dessus, sans que la Terre tombe finalement dans le Soleil ou qu'elle s'en éloigne de manière tangentielle. Ce n'est pas ce que cette expérience dans l'espace nous fait expecter. Donc, il y a une raison d'être d'accord avec Riccioli.

Hans-Georg Lundahl
Bpi, Georges Pompidou
Ste Aude
18-XI-2013

Notes:

* Newton et la mécanique céleste, Jean-Pierre Maury, collection Découvertes Gallimard Sciences et Techniques. Les pp. 16-17. Dépôts légaux 1990 et 2005.

** P. 118, Descartes et Newton vus par Voltaire.

*** En anglais sur le message: Φιλολoγικά/Philologica : Against O'Floinn on Relation of 17th C. Scientific Revolution to 13th C. Scholasticism.

° En anglais sur Assorted retorts from yahoo boards and elsewhere : ... Continuing debate on Biblical authority (under Anti-YEC "priest" video), part I, scrollez vers le débat III.

°° Quatorzième lettre, cité sur p. 121. Mon emphase.

°°°Pp.115-116. C'était dix ans après l'expérience elle-même.

*°John Maynard Keynes, cité par Betty Jo T. Dobbs The Foundations of Newton's Alchemy or "The Hunting of the Greene Lyon" Cambridge University Press, 1972, elle-même citée p. 124 dans le livre.

**°° Voir le vidéo:

SpaceVids.tv : [ISS] Don Petit, Science Off The Sphere - Water Droplets Orbiting Charged Knitting Needle
http://www.youtube.com/watch?v=UyRv8bNDvq4

mercredi 30 octobre 2013

Géocentrisme, Vitesses stellaires, Dieu

Si l'Univers tourne autour de la Terre chaque jour, quelle est la vitesse des étoiles et est-ce possible?

On vient d'affirmer qu'il y a des étoiles "dont on sait" qu'elles sont à une distance de milliers ou de millions voir milliards d'années-lumières. Elles tourneraient donc à une vitesse millions ou milliards ou billions de fois supérieure à celle de la lumière.

Ceci n'est pas trop sérieux pour un géocentrique bien cohérent. Ces "mesures de distance" sont largément basées sur l'a priori héliocentrique. La plus petite mesure à l'échelle stellaire est la parallaxe, les autres méthodes sont calibrées sur la parallaxe. Et la parallaxe est basée sur la considération bien NON-géocentrique que le mouvement aller retour de 0.76 secondes d'un arc par an de proxima Centauri ne serait pas du à un mouvement propre de l'étoile mais au mouvement de la Terre à partir de laquelle cette étoile apparaît comme mouvante, parce que ça serait la Terre qui le soit.

Ceci donnerait un triangle avec deux angles connus mais pas dans le même temps, un triangle dont on superpose les données d'un temps à celles d'un autre. Terre en position a serait dans l'angle avec Terre an position b et étoile. Terre en position b serait dans l'angle entre Terre en position a et l'étoile. La distance entre la Terre dans les deux positions est connue (pourvu que ça soit d'abord la Terre qui parcoure cette distance chaque an).

À partir de cette considération on estime que proxima Centauri aurait une distance de nous de qq plus qu'un parsec (parallaxe-d'une seconde d'arc) ou d'environs 4 années lumières. Une distance à partir de laquelle la lumière (à la supposer propagée par la vitesse mesurée par Rømer) prend quatre ans à nous rejoindre.

Pour un géocentrique la Terre N'EST PAS mouvante, et les 0,76 secondes de l'arc que fait proxima Centauri par an sont donc un mouvement propre à cette étoile.

Le triangle n'a aucune distance connue (car la distance auparavant connue comme celle de la Terre en deux positions est donc celle du Soleil en deux positions, en dehors du triangle, et nous n'avons aucun indice que l'étoile a la même distance entre les deux positions que le Soleil).

Donc, nous n'avons pas de garantie que les étoiles aient une distance de seulement une seule année lumière.

Si quelqu'un dirait que c'est louche que tous les étoiles ont une parallaxe en temps avec le soleil et en sens avec le soleil, j'admet que ça sera louche et un indice que la Terre tourne du moment qu'on puisse exclure une volonté comme cause des mouvements. Mais une volonté justement peut avoir des motifs non mécaniques mais esthétiques.

Revenons aux "mesures de distance" à l'échelle stellaire, puisque le problème se poserait à partir des billions d'années-lumières pour les étoiles les plus distantes.

Donc, premièrement nous n'avons donc aucun indice que les étoiles sont si distantes.

Mais pourtant, en acceptant les mesures à l'échelle dit du "système Solaire" (une nomenclature que le géocentrique peut d'ailleurs accepter à condition de dire que la Terre est dedans mais pas du ce système des corps qui tournent autour du Soleil), comme me l'a signalé un ami Catholique non Traditionnel, c'est déjà Neptune qui tournerait chaque jour à une vitesse égale à celle de la lumière.

Le problème physique comment les corps tiennent leur cohérence normale à cette vitesse (Einstein aurait prédit des choses comme une élongation et donc disintégration de la forme normale), restons qu'à pour Dieu rien est impossible et même constat pour les étoiles qui tournent donc à une vitesse supérieure.

L'autre problème est comment nous voyons ces corps. Posons que Neptune prend la vitesse de la lumière et qu'il tourne en cercle quotidien par rapport à nous. Bien, ça veut dire qu'au moment que sa lumière d'une position c arrive à nous, Neptune est déjà à une position d. On peut approximer en disant que la longeur parcouru par la lumière vers nous égale la longueur d'un arc sixième du cercle. Mais ceci serait la vérité si le cercle était un hexagone. En réalité la courbure fait que le cercle n'a pas six mais 6,2832 fois la longueur de son rayon. Neptune se serait donc déplacé un peu moins de 60° vers l'Ouest au moment que nous le voyons.

Les étoiles sont plus distantes encore (car Neptune est un planète) et je ne sais pas si c'est 120° ou 180° ou 360° ou encore plusieurs cercles que se déplace l'étoile pendant le temps écoulé entre le départ d'un rayon de lumière de l'étoile et son arrivée chez nous.

Et ceci suppose que la vitesse de la lumière est aussi basse en dehors du système solaire (qualifications déjà émises pour cette terminologie) que dedans. Si d'un côté nous vivons dans un monde où les corps ne se déplacent pas à vitesse de lumière et d'un autre côté le regard nous donne un monde stellaire dans lequel les étoiles se déplacent même beaucoup plus vites que ça, alors ce n'est pas impossible que la lumière elle-même va plus vite dans ces régions là.

Je viens d'évoquer la volonté derrière les mouvements stellaires à propos la si-dite parallaxe. Pour faire bouger une étoile de cette manière là, suffit qu'un ange veut bouger un peu en temps avec le Soleil. Pour faire bouger les étoiles ensemble chaque jour, ne suffira rien moindre que la volonté de Dieu. Et ainsi le Géocentrisme est une preuve éclatante pour l'existence de celui-ci.

C'est l'argument de Primus Motor non Motus dans une forme classique.

Mais le Géocentrisme, ne présuppose-t-il pas justement l'existence de Dieu?

Ici je déplore la manque d'exactitude dans l'enseignement de la logique dans les écoles. Jusqu'aux lycées et jusqu'aux facultés.

Pour être compris comme un univers qui fonctionne de manière cohérente, le Géocentrisme a effectivement besoin de Dieu comme explication.

Pour être su, le Géocentrisme est prouvé avec une grande probabilité par nos regards sur le ciel, dès que ces regards ne sont pas soupçonnés d'être des illusions, de nature parallactique (diurne pour les mouvements du ciel chaque jour et annuel pour les mouvements du Soleil et des étoiles comme proxima Centauri). Ce soupçon est biensûr une certitude pour l'athée qui nie la seule causalité capable d'expliquer le Géocentrisme. Mais l'athéisme se pose alors comme un a priori avant l'observation.

Si un agnostique se tenait réellement à la règle de décider pour ou contre l'existence de Dieu selon les évidences, il ne pourrait pas arriver à l'athéisme, car le Géocentrisme est une observation qui prouve l'existence de Dieu. Vous savez, preuve et explication vont en sens inverse.

Quand je dis "le chef est au bureau, car son chapeau est sur le garderobe", le mot "car" signifie preuve. Quand je dis "le chapeau est sur le garderobe, car le chef est au bureau" le mot "car" signifie explication.

S'il y a une théorie quelleconque qui "a besoin de Dieu pour tenir dans l'explication" elle n'a donc pas besoin de Dieu pour être prouvée. Elle est au contraire - une fois prouvé par les observations ou les conclusions des observations - la preuve (ou une des preuves) pour l'existence de Dieu et doit être plus apparente que cette existence. Mais pas plus explicatif au sens causal.

Comme jour et nuit le sont et comme la stabilité de la Terre l'est. À savoir plus apparents que l'existence de Dieu, mais pas plus explicatifs dans le sens causal.

Hans-Georg Lundahl
Boulogne-Billancourt
St Zénobe Évêque et sa
sœur Zénobie, Martyrs
30-X-2013

mardi 29 octobre 2013

Réponse à FSSPX sur Josué et Galilée

Voici ce que dit FSSPX dans le but louable de défendre l'infaillité de l'Église (article Galilée, condamné à être réhabilité ?):

Les hostilités sont déclarées dès la fin de 1611 par les péripatéticiens. On accuse Galilée de se mettre en contradiction avec la Sainte Écriture. Par là-même, on fait glisser le débat du terrain scientifique (quel système, celui de Ptolémée ou celui de Copernic s’accorde le mieux avec l’expérience ?), au terrain exégétique (quelle est l’interprétation à donner aux passages de la Bible ayant trait à la constitution de l’univers ?). Entre autres, le chapitre X du Livre de Josué laisse à penser que la terre est immobile et que le soleil tourne autour.

Soleil, arrête-toi sur Gabaon Et toi, lune, sur la vallée d’Aialon !

Et le soleil s’arrêta, la lune se tint immobile, Jusqu’à ce que la nation se fût vengée de ses ennemis. N’est-ce pas écrit dans le Livre du Juste ?

Le soleil s’arrêta au milieu du ciel Et ne hâta pas son coucher comme tout un jour.


Inspirée par Dieu, la Bible jouit de l’inerrance et ne contient ainsi aucune erreur. Mais encore faut-il bien l’interpréter ! Cette tâche importante a été confiée à l’Église par Jésus-Christ . Pour les questions de la foi et des mœurs, les conciles de Trente et du Vatican rappellent aux exégètes qu’ils doivent, s’en tenir au sens donné par les Pères de l’Église ou défini ultérieurement de manière infaillible.

Mais la Bible n’est pas un livre scientifique : pour ce qui concerne les phénomènes de la nature et l’agencement de l’univers, l’Écriture Sainte s’exprime selon le langage usité de l’époque, comme tout le monde en parle, c’est-à-dire d’après les apparences. Le pape Léon XIII l’a rappelé dans l’encyclique Providentissimus : “Les écrivains sacrés ou, plus exactement, l’Esprit de Dieu qui parlait par leur bouche, n’a pas voulu enseigner aux hommes ces vérités concernant la constitution intime des objets visibles, parce qu’elles ne devaient leur servir de rien pour leur salut.” L’écrivain sacré est ici cause instrumentale de la Révélation : il est un instrument mû par l’Esprit-Saint qui respecte sa langue et sa culture propres.


Inspirée par Dieu, la Bible jouit de l’inerrance et ne contient ainsi aucune erreur. - Pleinement d'accord.

Mais encore faut-il bien l’interpréter ! Cette tâche importante a été confiée à l’Église par Jésus-Christ . - Pleinement d'accord.

Pour les questions de la foi et des mœurs, les conciles de Trente et du Vatican rappellent aux exégètes qu’ils doivent, s’en tenir au sens donné par les Pères de l’Église ou défini ultérieurement de manière infaillible. - Pour le Concile de Trente je ne suis pas d'accord sur la restriction que ceci vaille uniquement pour "les questions de la foi et des mœurs". Je n'ai pas vérifié si Vatican I fait cette restriction.

“Les écrivains sacrés ou, plus exactement, l’Esprit de Dieu qui parlait par leur bouche, n’a pas voulu enseigner aux hommes ces vérités concernant la constitution intime des objets visibles, parce qu’elles ne devaient leur servir de rien pour leur salut.” - D'accord en ceci que les écrivains n'ont pas voulu faire des cours de bactériologie (ou même selon certains n'ont pas pu). Ni de théorie atomique pourvu qu'elle soit vraie. Et ceci me semble être ce qu'a voulu exprimer Pape Léon XIII.

Notons une chose. Les écrivains sacrés en nous enseignant des vérités historiques ont voulu exprimer avec exactitude ce qu'ont dit les protagonistes. Si l'écrivain ne veut pas citer un vocatif, il ne met pas un autre vocatif dans la bouche d'une personne. Jésus a souvent dit "vé vous, Pharisiens et Sadducéens, car" ... et ainsi de suite, quand St Jean résume ces groupes dans le mot "Juifs" il ne met pas ce mot dans la bouche du Seigneur. Il écrit plutôt "et il disait aux Juifs 'vé vous, car ...'" (traduit-on "malheur à vous"?) - car Jésus n'avait pas l'habitude de résumer les groupes de ses ennemis sous le vocable Juifs, tandis que ce peuple ne l'avait pas encore rejeté. Un auteur sacré ne ment donc pas sur un vocatif utilisé dans les paroles d'une personne biblique. Il peut par contre en omettre un.

Donc, Josué a réellement dit, en faisant ce miracle "Soleil, arrête-toi sur Gabaon Et toi, lune, sur la vallée d’Aialon !". Ou, peut-être, selon un autre texte qu'un Juif m'a traduit de sa citation en Hébreux "ne bouge pas de Gabaon, ni toi Lune du vallée d'Aialon".

Notons aussi, Josué n'a pas eu l'intention d'enseigner. Il a eu l'intention de faire un miracle. Et il a désigné le miracle avec exactitude. Comme son homonyme Jésus en disant aux démons de sortir d'un tel ou d'un tel, c'est en ceci que consistait le miracle.

Il est inconcevable (ou pas concevable sans grossière impiété) que les miracles d'exorcismes en réalité corrigent une aberration purement dans la mentalité propre de la personne possédée en s'adressant à des pseudopersonnes, des personnages produits par le dérèglement de la personne humaine dite possédée comme si ces pseudopersonnes doivent sortir. Ce qui reste concevable est que des personnes sans corps s'étaient emparées du corps d'un malheureux contre sa volonté et que ces intrus par l'exorcisme sont expulsés, c'est à dire exactement ce que Notre Seigneur dit quand Il fait les exorcismes.

Donc, si le miracle était fait en arrêtant la rotation de la Terre, pourquoi Josué ne s'est-il pas adressé à la Terre plutôt qu'au Soleil et à la Lune? Donc, il convient de croire que si Josué s'est adressé au Soleil et à la Lune, c'étaient à eux de s'arrêter, c'est à dire que c'est normalement eux qui tournent autour de la Terre.

Je ne sais pas si la variante de texte - que m'avait confié ce Juif là - aurait quelque rapport avec cette question, vue qu'alors il y aurait quelque chose de rélatif et de négatif dans les mots. Je ne maîtrise pas l'Hébreu, j'ai du prendre sa traduction en bonne foi sans pouvoir vérifier si elle est bonne.

D'ailleurs, le texte reçu par l'Église et les commentaires patristiques devraient suffire pour faire valoir la variante citée par la FSSPX. Et même là, reste que c'est au Soleil et non à la Terre que Josué adresse ses mots.

Il y a un autre côté (pour encore citer l'article de la FSSPX):

De plus, la condamnation de 1616 évite soigneusement de taxer Galilée d’hérésie formelle ; tandis que celle de 1633 ne fait que suspecter avec force l’accusé d’hérésie : le système copernicien que défend Galilée n’a jamais été déclaré hérétique pour les raisons déjà évoquées plus haut. Mais l’imposer comme un dogme et quitter le terrain de la science pour investir celui de l’exégèse, voilà ce que les plus hautes instances de l’Eglise ne peuvent à juste titre tolérer, moins d’un siècle après les débuts de la Réforme.


Par contre la condamnation de 1633 condamne deux thèses, une comme hérétique et une comme "au moins erronnée".

Il faut encore garder à l’esprit qu’à l’époque de Galilée, la théorie copernicienne n’était pas suffisamment prouvée, et le système de Ptolémée, perfectionné au cours des siècles, s’accordait encore très bien avec les observations des astronomes.


La théorie copernicienne ou ses avatars modernisés ne sont à mon avis toujours pas suffisemment prouvés, et la théorie de Ptolémée a été détruit par Galilée, et les juges n'ont pas essayé de le sauver. La terre serait le seul corps autour duquel tourne un corps céleste? Les lunes de Jupiter disent le contraire et Galilée n'a pas été condamné pour les lunes de Jupiter. Et ainsi de suite.

J'ai quand à moi poursuivi un raisonnement visant à démontrer que ni les considérations de mécanique céleste, ni celles de l'optique prouvent le système copernicien. Si un stylo n'est pas tenu par une main, il obéit uniquement à la gravitation. S'il est tenu par une main, il obéit à une volonté. Donc, rien d'étonnant si les mouvements célestes obéissent aux volontés de Dieu (pour la rotation diurne) et des anges qui obéissent à Dieu (pour les mouvements plus spécifiques). Et si telle ou telle étoile montre un mouvement qu'on appelle "parallaxe" ... si les causes ne sont que mécanique, ça devrait être une parallaxe, c'est à dire un mouvement apparent d'un objet non mu vu par un observateur qui lui-même est déplacé pendant ce temps: si par contre les causes comprennent aussi les causes volontaires, on n'exclut pas que tel ou tel ange dans avec son étoile en temps avec le Soleil.

Je ne vois pas en quoi ceci pourrait me rendre rébelle à l'église.*

Hans-Georg Lundahl
BU Nanterre
St Jean d'Autun
29-X-2013

*Par contre, je ne vois que trop bien comment ça me rendrait stupide dans les yeux des franc-maçons qui le sont eux-mêmes. La douleur est de voir des Catholiques s'y associer.

lundi 28 octobre 2013

Ai-je des soucis avec les Cathos de France?

Hier [j'écris ceci Dimanche, même si ça ne sera peut-être pas publié avant demain] j'étais à Versailles. Je connais un homme à Versailles. Il est Catho et Monarcho. Normalement on s'entendrait à la merveille. Il était là dans la Bibliothèque. Je n'ai pas voulu le déranger quand il était devant l'ordinateur et il ne m'a pas regardé. Quand il a quitté l'ordinateur il ne m'a pas salué non plus. Juste volonté de ne pas me déranger? Possible.

Ou possible qu'il me trouve pénible.

Il y a des gens que je trouve louches qui ne me trouvent pas pénibles quand on se voit très brèvement, mais qui n'approfondissent pas. Peut-ête qu'ils me trouveraient pénibles s'ils me connaissaient. Peut-être ils se réjouissent des Cathos qui me trouvent pénibles.

Mais posons qu'il me trouve pénible, ce Catho, (s'il ne le fait pas, tant mieux), j'aurais des idées sur le pourquoi.

Je suis Créationniste (Jeune Terre). Je suis aussi Géocentrique. Il y a parmi les Catholiques même conservateurs cette idée que l'affaire Galilée était quand même pénible pour l'église et qu'elle se serait "recupérée devant la science" en "admettant" que l'Héliocentrisme est vrai. Même si à aucune date elle ne l'a admis. Même si on a juste renoncé à continuer la condamnation juridique de l'Héliocentrisme. Par exemple pour les livres en 1822 ou 1823. Même si elle n'a pas non plus admis l'évolutionnisme.

Car, toute une génération de prêtres français a été formée par les Theilhardiens. Et quand aux Conservateurs, je ne peux pas exclure que Gustave Thibon ne soit Évolutionniste quelque part aussi.

J'écris pour le Catholicisme quand les Créationnistes ou autres Protestants avec lesquels je sympathise quelque part l'attaquent. Mais comment expliquerais-je leur cette quasiment haine que les Français de l'Église Catholique portent envers le Créationnisme et le Géocentrisme? Comment expliquerais-je cette convictions qu'ils semblent avoir de ne pas prendre la Sainte Bible au pied de la Lettre en ce qu'Elle raconte?

Vais-je comparer ça à des Orthodoxes du Pacte de Warsowie qui se sentent obligés à refuser le Créationnisme? Ceux-là ont l'excuse d'avoir été persécutés par les Communistes et d'avoir en partie survécu dans la mesure qu'ils ont fait des compromis avec. La France, doit-elle passer, elle aussi pour un pays communiste?

D'autre part, comment veulent-ils eux-mêmes, ces Protestants, ne pas passer pour des Communistes ou, au moins, pour des Franc-maçons, s'ils trouvent le Géocentrisme, non seulement incorrect, mais pénible?

Hans-Georg Lundahl
BU Nanterre
St Jude Thaddée
28-X-2013

mercredi 16 octobre 2013

Tolkien et les Sept Arts


Grammaire
Très fameusement, John Ronald avait le goût de ne pas seulement apprendre des grammaires existantes mais aussi d'en inventer des non-existantes. Il croyait que le passe-temps était rare, mais il croyait avoir trouvé une âme soeur le jour où dans les campements militaires de la Guerre contre Prusse il entendit un homme dire "je crois que je vais exprimer l'accusatif avec une préposition".

Les grammaires de Quenya et de Sindarin ont servi comme parti de l'arrière-fonds de ses récits à échelle épique. Le passage des glâces de Helcaraxe ou la forêt de Nanduhirion ... (à prononcer chaque lettre comme en Latin - Helcaraxe est en Quenya et Nanduhirion en Sindarin).

Dialectique
Il croyait fermement que le récit était mieux et plus fantastique pour avoir une logique cohérente interne. Il s'y appliquait aussi. En plus il débusque la mauvaise logique des réflexes du malin dans ses récits ... elle coincide souvent avec la mauvaise logique des révolutionnaires, que ce soit anticléricaux ou que ce soit des transhumanistes.

Rhétorique
Pas mal des dialogues donnent en passant des positions clefs, de ses charactères bons comme des mauvais, exprimées en très sollenelle rhétorique. Il n'est pas insensible à la rhétorique de la fidélité féodale non plus.

Arithmétique
Il a eu l'empathie avec les gens ayant six doigts de leur donner un système d'arithmétique ... notons qu'il ne fait pas partie des récits publiés, on le trouve dans les lexiques tolkienesques.

À part ça, oui, il sait très bien compter, que ce soit le nombre de générations dans une généalogie qu'il construit ou que ce soit le nombre de jours une certaine traversée prend à pied en courant, à pied en marchant ou à cheval.

Musique
St Augustin d'Hippone comptait comme faisant partie de la musique les formes de vers. Tolkien y a ajouté une ou deux.

Prenons la strophe ambrosienne, faisons rimer les lignes deux et quatre, peut-être aussi la une. Divisons la ligne trois en deux moitiés que riment ... voila une strophe de Tolkien.

Et la musique joue une tellement grande rôle dans son imaginaire. Aïnulindale donne une méditation quasi musicale sur De Genesis ad Litteram Libri Duodecim livre 5-6 (la fameuse et souvent de nos jours mal interprêtée non-litéralité des six jours chez St Augustin) avec un verset de Job.

Géométrie
Notre auteur faisait lui-même ou en collaboration avec son fils Christopher les cartes de son monde imaginaire. Et il construisit les histoires de manière que la carte devienne rélévante aussi. Les maisons - que ce soit les trous de hobbits ou les palais et les villes (Minas Tirith est modelé sur Mont St Michel).

Astronomie
Il semble avoir considéré la constellation Orion comme un "guardien" contre le mal. [Si quelque association il y a entre Nimrod et Orion, alors ça ne veut nullement dire que les étoiles d'Orion soient mauvaises comme Nimrod est mauvais. Le mal n'a pas de place si haut que ça. - Mais ceci on ne peut pas trouver directement chez Tolkien. - Plutôt qu'elles font attention à ce qui lui concerne, pour avertir de lui.] Chez Tolkien cette constellation s'appelle Menelmacar - porteur de glaive (macar) du ciel (menel).

Rappelons qu'il a "inventé" (ou revalorisé pour ses histoires) deux cosmologies (pour avant et après un cataclysme) dont la première mais non la deuxième a une terre plate et les deux une terre au centre de l'univers. Rappelons qu'il a inventé (ou revalorisé ne fût-ce que pour ses histoires) la conception médiévale que les planètes sont des boules de feu ou assez pareil menées par des êtres angéliques. Et notons, en passant, qu'au Moyen Âge ceci n'était nullement une vue hérétique, mais au contraire assez normale à la Sorbonne aux temps de l'évêque Tempier et de Sts Thomas d'Aquin et Bonaventure et Maître Albert aussi. Que je sache, elle n'a jamais, grand jamais été condamnée par l'église.

samedi 10 août 2013

Jean Madiran et Kent Hovind



Triviū, Quadriviū, 7 cætera : Jean Madiran et Kent Hovind
http://triv7quadriv.blogspot.com/2013/08/jean-madiran-et-kent-hovind.html


Correspondence de / of / van Hans-Georg Lundahl : Quelques importants à PRÉSENT
http://correspondentia-ioannis-georgii.blogspot.com/2013/08/quelques-importants-present.html


Je ne suis pas deçu de la défense de la liturgie immémoriale de l'Église Catholique. Je ne suis pas deçu de la défense du droit naturel, ou de la doctrine sociale de l'Église. Loin de ça.

Je suis par contre deçu de certains défenseurs, et Jean Madiran en devrait avoir dernièrement été certes pas (me semble-t-il) le principalement coupable, mais un des passifs.

Je viens d'être deçu quand à la publication d'un article de l'abbé Carmignac. Jean Madiran avait le pouvoir d'influence morale de faire imprimer ma réponse par PRÉSENT. Il ne l'a pas fait, ou autrement j'aurais vu ma réponse publiée avant son décès.

Était-elle protestante? Était-elle sectaire? Avais-je essayé de mélanger le Catholicisme au Pentécôtisme dedans? Non, non et encore non.

On peut répondre par Kent Hovind. Il n'est certes pas Catholique, que je sache, dans le for extérieur. Je ne peux pas affirmer qu'il le soit dans le for intérieur. Je ne suis pas Dieu omniscient, je ne prétends pas scruter les coeurs et les reins.

Mais il a fait une chose à laquelle Jean Madiran vient d'appeler. Je viens de lire l'eulogie par l'abbé Paul Aulagnier.

Mais il est dans le trésor de la Révélation des points essentiels dont tout chrétien, par le fait même de son titre de chrétien, a la connaissance nécessaire et la garde obligée.


Ou encore:

Très Saint-Père, redonnez nous l'Écriture, le catéchisme et la messe.


Il cite l'Écriture avant le catéchisme et même avant la Sainte Messe.

Ou le crédo: "et in Spiritum Sanctum ... qui locutus est per prophetas".

Je crois qu'on commence à voir un peu le rapport avec Kent Hovind. Un homme en prison aux États-Unis - pour avoir défendu certaines vérités liées à l'inerrance des 11 premiers chapîtres de la Genèse et pour avoir attaqué certains puissants dont les interêts idéologiques vont à l'encontre notemment de "depuis le début de la création Dieu les fit homme et femme" ou "soyez fertiles et multipliez-vous et remplissez la terre et soumettez-la". D'autres diront, sans doute, que les juges ont eu raison, qu'il était un homme avide, que c'est pour ça qu'il défraudait le fisc avec escroquerie ... il avait quand même attaqué certaines activités financées par le fisc comme des escroqueries organisées à très grande échelle. Il avait attaqué le transhumanisme comme un nouvel avatar (!) du vieux mensonge du vieux serpent qui disait "vous serez comme des dieux". Il avait attqué Jacques Cousteau et les franc-maçons qui avaient érigé les Georgia Guide Stones. Il avait épitomisé le Bouddhisme par l'image d'une hippie très sur les fumées du chanvre satif ... et on sait comment c'est chic de nos jours d'être Bouddhiste, non? L'abbé Bryan Houghton avait fait un lien entre bouddhisme, stoïcisme et l'évolutionnisme.

Et Kent Hovind serait son opposé parce qu'il a été jusqu'à présent un protestant (grandi parmi les méthodistes, de nos jours southern baptist et en conflit avec des autres southern baptists qui acceptent l'évolutionnisme)? Je ne suis pas d'accord sur sa version très abrégé du salut de l'individu, et je ne le cache pas.

Par contre, le Concile de Trente, pour avoir condamné (à différence de Hovind) le principe de "sola scriptura", pour avoir soutenu (à différence de Hovind) la plénitude des 73 livres du canon, n'a pas manqué de condamner aussi (avec Hovind) les attaques à l'inerrance biblique survenues en même temps que les attaques à la tradition et au magistère. Car on n'avait pas que Luther et Zwingle et Œcolampade à condamner, mais aussi les Anabaptistes et les ... Sociniens.

Il y a des gens qui prétendent trouver dans le Socinianisme l'origine de la Franc-Maçonnerie. Erreur, je soutiens la thèse que les Templiers peuvent avoir été coupables dans la mesure qu'ils ont pu survivre en secret et cultiver les mêmes erreurs et blasphèmes pour lesquels on les condamna en 1313 à Vienne en France. Mais leur lecture de la Bible est certainement responsable pour la doctrine maçonnique de la lecture biblique - et n'oublions pas, elle est en principe aussi identique à celle que George Lemaître ou d'autres ont porté sur la Genèse.

Même la théorie - chère à Carmignac - des genres litéraires avait eu des défenseurs protestants avant Trente. Calvin avait rélégué le livre de Tobie qu'il rejetait du canon - mais aussi celui de Jonah, qu'il gardait dans le canon - du rang de l'histoire exacte au rang du roman pieux.

Benoît XV a défendu le bienfondé moral d'un roman pieux par Dante. En occurrence en Terza Rima ... C. S. Lewis a écrit des romans pieux. Moi-même, je me suis mis à continuer un côté d'un roman de C. S. Lewis (et naturellement tous les continuateurs ont pensé au même personnage, Susan Pevensie ...). Mais c'est une chose d'apprécier ce genre litéraire, un autre à y réléguer de l'histoire biblique. Que ça soit Création ou Déluge, que ça soit tour de Babel ou les miracles solaires de Josué et de Hézéchias, que ça soit encore Judith ou Esther, Tobie ou Jonah.

Si un homme nous dit: voyez, la création et le déluge sont des mythes payens, un chrétien ne doit pas lui croire, il nous convient de répondre: la création et le déluge sont des faits, et s'il y a des mythes payens qui partiellement coïncident avec, alors partie des mythes payens n'est pas erronnée.

S'il nous dit voyez, Nimrod et Goliath n'ont pas pu exister plus que Gilgamesh et Hercule, il convient de répondre: je ne peux pas garantir la non-existence d'Hercule comme je peux garantir l'existence de Goliath, ni la non-existence complète de Gilgamesh, ni sa non-identité avec Nimrod.

S'il nous est donné de croire moins que la Bible pour ne rien croire des mythes payens, ou de croire partie des mythes payens pour croire toute la Bible, alors il nous faut croire toute la Bible, même au "prix" de croire partie des mythes payens. Précisément comme le choix entre la croyance de la seule Bible mais pas les mots de l'Institution de l'Eucharistie pour éviter coïncidence avec les catholiques et la croyance en la messe pour croire les mots de l'Institution de l'Eucharistie doit pousser un Protestant à se distancer moins des Catholiques. Ce que j'avais fait, et voyez, je suis devenu Catholique.

Par contre, l'acceptance de partie des mythes payens ne peut pas nous pousser à devenir payens, parce que si elle est pour motif de l'acceptance de toute l'Écriture, elle n'accepte pas juste des payens ce qui s'accorde avec l'Écriture, elle rejette aussi des payens ce qui ne se concorde pas du tout avec l'Écriture (et il y en a, par exemple si Gilgamesh a voulu passer pour le fils de la déesse Ichtar, ou si le conducteur du Soleil visible passe pour cousin germain de Jupiter ou pour Apollon plutôt que pour ange de Dieu, humble devant Josué et devant un roi de Judée, comme devant "l'autre Josué" sur le Calvaire, qui descendait de Hézéchias selon la chair et qui avait créé le Soleil visible le Quatrième Jour selon la Divinité - après la Lumière Visible, qu'Il avait créée déjà le Premier Jour).

Hans-Georg Lundahl
BpI, Georges Pompidou
St Laurent, Diâcre et Martyr
10-VIII-2013

jeudi 11 juillet 2013

Trigonométrie dans le temps, ça donne quoi?

7 artes 
 1Grammatica: Quand les aveugles essaient de guider quelqu'un qui voit, ceci malgré lui, il se fâche
 2Rhetorica: Trois tueries sans armes, trois mesures
 3Dialectica: Leçons de logique
 4Arithmetica: Pourquoi l'Arithmétique et la Prudence sont liées
 5Musica: À propos Sonata Nemetodurica - le "making of"
 6Geometria: Géométrie
 7Astronomia: Astronomie, deux lettres, sur l'épistémologie naturelle et surnaturelle
  Geo/AstroTrigonométrie dans le temps, ça donne quoi?







Géométrie a entre autres applications aussi celle de la trigonométrie. On a un triangle, on en connaît trois grandeurs, on peut en déduire les autres trois. Chaque triangle en a six, trois côtés et trois angles. Nota bene, pour en déduire les autres, il faut qu'au moins une des grandeurs soit un côté, une longueur. Avec trois angles seulement, on ne peut pas déduire les longueurs des côtés, vu que (comme les A3, A4, A5 quand aux proportions des quadrilatéraux) une même forme peut avoir un tas de grandeurs différentes possibles.

Bon, mais la géométrie n'est pas une suite des temps, ni dans le temps, l'astronomie oui.

Avec certains triangulations de l'astronomie, le temps est irrelévant, puisque c'est une triangulation dans le simultané. Ainsi regarder la Lune de deux points sur l'Équateur distantes de la moitié de celui-ci en même temps donne un triangle géométrique. Le temps n'y est pour rien, puisque le contemporain fait comme l'immobile. La distance entre les deux points sur l'Équateur sont bien connues, l'angle pour chaque point entre l'autre point et la Lune l'est aussi. Donc, c'est de la géométrie qu'on fait, et on a deux angles et une distance = on peut atteindre les deux autres distances et l'angle restant aussi.

Tout autrement la triangulation pour les 4 années-lumières supposées de nous séparer de proxima Centauri.

Il y a deux mesures d'angles prises à six mois d'intervalle temporel, on postule (pour que ça marche) que là il y a le Soleil qui soit stable par rapport aux étoiles fixes (ou dites telles) et la Terre qui bouge. Notons, il y a une distance connue, mais si elle entre ou non dans les mesures d'angles, c'est ça la question entre Géocentriques et Héliocentriques.

On sait qu'au Printemps le Soleil est dans les Poissons un moment donné et que six mois plus tard il est dans la Vierge. On sait les mêmes choses correspondantes pour le Solstice d'Hiver et le Solstice d'Été. Ne me demandez pas quelles sont les signes, j'ai juste entendu Vierge et Poissons autour de mon enfance, j'avais une proche interessée dans l'astrologie pour les anniversaires dans notre maisonnée. Moi, les horoscopes, ça me laisse froid ou indigné. Mais ce qui est vraiment d'un calcul scientifique dedans, ce sont les positions des planètes dans les signes par rapport à la Terre, y compris donc du Soleil.

On sait aussi - par les triangulations simultanés, comme pour la Lune, avec la distance connue à la Lune, avec l'angle entre Lune et Soleil observé, avec l'angle sur la Lune déductible par les faces de la Lune - pour chaque instant la distance au Soleil.

Ce que ces calculs là ne nous disent pas c'est si c'est la Terre ou le Soleil qui bouge par le Zodiac par l'année.

Donc, si c'est la Terre, comme on prétend de nos jours, alors les 4 années lumières seront prouvées, puisque là on aurait les angles sur "Terre en position A" vers "Étoile en position fixe" et "Terre en position B", et aussi de "Terre en position B" vers "Étoile en position fixe" et "Terre en position A". Et la distance entre "Terre en position A" et "Terre en position B".

Si par contre c'est le Soleil qui bouge autour de la Terre, alors on a l'angle sur "Terre en position fixe" entre "Étoile en position A" et "Étoile en position B". On a aussi la distance vers "Soleil en position A" et "Soleil en position B", mais cette distance n'entre pas dans un triangle qui comprend l'observation de l'étoile.

Comme dit*, on n'a pas de preuve (à part l'athéisme ou le déisme et le préjugé vaguement en leur faveur) que l'étoile ne soit pas bougé par un ange et le Soleil par un autre pendant l'année. On n'a donc, à part le présupposé anti-spiritualiste, aucune preuve dynamique pour que ce soit la Terre qui bouge.

Autre preuve alléguée contre un petit univers** et donc pour les distances interstellaires "confirmées" par ces triangulations dans le temps: dans un petit univers, telle ou telle étoile aurait une masse inférieure à Jupiter. Or Jupiter n'a pas la masse critique pour auto-ignition. Donc elle non plus n'aurait pas pu commencer ses processus de fusion nucléaire. (Attention: fusion, pas fission. 2 H -> He et non pas U -> 1 ou 2 Pb à travers des étapes instables). Mais nous savons par le fait qu'elles sont en fusion comme le Soleil, parce que nous observons qu'elles donnent de la lumière. Donc, elles se sont mises en fusion, donc elles ont une masse supérieure à Jupiter et se trouvent donc à très grandes distances.

Magnifique sauf pour le fait que le Chrétien n'est pas du tout obligé d'accorder que les étoiles se sont mises elles-mêmes spontanément en fusion. Elles ont très bien pu être créées avec leur fusion ou l'avoir initiée par Dieu ou chacune par son ange. Donc, elles peuvent très bien avoir une masse inférieure à Jupiter - CERN est en train de faire des essais sur la fusion avec des masses encore moins importantes (et c'est admis que ces fusions là, à CERN, ont ou auront été initiées par l'œuvre de l'homme et non pas par le fait d'atteindre une masse critique).

Je ne connais pas de preuve alléguée pour la cosmologie moderne, là où elle diffère de Tychon Brahé (ou Tychon Brahé corrigé avec ellipses au lieu des cercles), qui ne présuppose pas, soit ce qu'elle prétend prouver (comme les preuves via distances stellaires via présupposé héliocentrique dans les triangulations), soit l'athéisme ou le matérialisme ou un Dieu qui n'intervient en aucun cas dans sa création une fois faite ou quelque autre erreur de ce genre antithéiste. Mais le grand souci pour ceci aujourd'hui était que j'avais omis dans le message sur astronomie de mentionner ce que j'avais déjà souvent mis en évidence ailleurs et avant, à savoir qu'il n'y a pas de preuve géométrique ou trigonométrique pour l'héliocentrisme.

Hans-Georg Lundahl
Mairie du III, Paris
St Pie I, Pape et Martyr
11-VII-2013

*http://triv7quadriv.blogspot.com/2013/07/astronomie-deux-lettres-sur.html

**Débatté en anglais sur:

http://assortedretorts.blogspot.fr/2013/05/on-young-earth-creationism-denying.html

mercredi 3 juillet 2013

Astronomie, deux lettres, sur l'épistémologie naturelle et surnaturelle

7 artes 
 1Grammatica: Quand les aveugles essaient de guider quelqu'un qui voit, ceci malgré lui, il se fâche
 2Rhetorica: Trois tueries sans armes, trois mesures
 3Dialectica: Leçons de logique
 4Arithmetica: Pourquoi l'Arithmétique et la Prudence sont liées
 5Musica: À propos Sonata Nemetodurica - le "making of"
 6Geometria: Géométrie
 7Astronomia: Astronomie, deux lettres, sur l'épistémologie naturelle et surnaturelle
  Geo/AstroTrigonométrie dans le temps, ça donne quoi?


Ce n'est pas parce que je continue la série des Sept Arts avec l'Astronomie (un peu avant d'écrire ce qu'il y a de Géométrie, et avant de publier ce qu'il y a de Musique), que j'oublie mes appels ou mes rédactions de rêve, voici les liens, et je vous donne celui où je raconte le rêve aussi:

Appels et rappels
http://triv7quadriv.blogspot.com/2013/06/appels-et-rappels.html


Φιλολoγικά/Philologica [autre blog ce message ci]
Romans, rêves et réalités
http://filolohika.blogspot.com/2013/06/romans-reves-et-realites.html


Rédactions de Rêve sur République et l'Église
http://triv7quadriv.blogspot.com/2013/06/redactions-de-reve-sur-republique-et.html


Lettre à une institution astronomique de Paris:

01/07/13 à 17h20

Gliese 667 Cb - résumé de l'article[s v p], il a été "détecté" par dynamique, d'accord c'est à dire selon le principe sousentendu et présumé nécessaire que si 667 C bouge en cercles (autre que ceux involvés avec 667 A et B), c'est comme contrepoid autour d'un centre de gravitation commun avec quelques planètes, dont b.

Voici l'article:

http://www.eso.org/public/archives/releases/sciencepapers/eso1328/eso1328a.pdf

Alors, il y a un bout de texte que j'ai pu lire mais que je n'ai pas lu qu'on ait observé Gliese 667 Cb en elle-même aussi et non seulement en ses effets sur Gliese 667 C?

J'avais expérimenté un peu avec vidéos d'hypnose, normalement le vidéo choisi ne devrait pas contenir des suggestions post-hypnotiques de l'oubli ou non-vu des choses comme ça, ou autrement il serait banni de youtube, mais si c'était un effet sécondaire? Y a-t-il un bout de texte non observé ou une image de la planète présumée non faite par artiste mais par photographie?

Juste curieux.

Hans-Georg Lundahl

Lettre, en anglais (avec ma traduction à côté), à deux Robert, Skiba et Sungenis:

30/06/13 à 12h50
Book of the Just/Upright, mentioned in Joshua 10 - one Q Livre du Juste, mentionné en Josué 10 - une Q
My dear Roberts, Sungenis and Skiba! Mes chers Robert, Sungenis et Skiba
Just listening to this one: En train d'écouter celui-ci
http://www.youtube.com/watch?v=FOECn1ZAWu0
I have not read the book of Jasher, but at least one of you has. Skiba, does the parallel to Joshua 10:13 use wording indicating that Joshua after being heard "although mistakenly using a geocentric wording" (as heliocentrics would say) got a revelation indicating "true astronomy" (as heliocentrics would say on this again) so his second words could be to earth "you can now start revolving around your axis again, I have beaten the enemy"? Je n'ai pas lu le livre de Yacher, mais au moins un de vous l'a fait. M. Skiba, est-ce que l'endroit parallèle à Josué 10:13 utilise un choix de mots indicatif que Josué, après avoir été exaucé "malgré un usage erroné du choix de mots géocentrique" (comme le diraient les héliocentriques), reçût une révélation indicative de la "vraie astronomie" (encore une fois comme le diraient les héliocentriques) afin que ses mots la seconde occasion se dirigent à la terre "tu peux resumer ta rotation autour de ton axe, je viens de terrasser l'ennemi"?
Or is it as little specifically geocentric but not at all specifically heliocentric as a superficial reading of Joshua? Ou est-ce - ce choix de mots - autant peu specifiquement géocentrique et pas du tout specifiquement héliocentrique qu'une lecture superficielle de Josué?
Because, when a man of God, a true prophet, especially one having the same name as Our Lord, orders a miracle to happen, he is not adressing his words to his human hearers, but to what ever spirit or possibly just body he wants to change behaviour. Parce que, quand un homme de Dieu, un vrai prophète, spécifiquement un qui porte le même nom que Notre Seigneur, ordonne qu'arrive un miracle, il n'adresse pas ses mots à des hommes qui l'écoutent, mais à qui que soit l'esprit ou possiblement juste corps, dont il veut que le comportement change.
When our Lord had a dialogue at Gadara (unlike progressivist Lutheran interpretations) with a voice talking for "Legio, for we are many", He was not adressing hypnosis induced or schizophrenia induced personas of the poor possessed man himself, he was adressing fallen angels. Quand Notre Seigneur dialogait à Gadara (malgré les interprétations des Luthériens progressistes) avec une voix qui parlait pour "Légion, car nous sommes beaucoup", Il ne s'adressait pas à une persona du pauvre homme possédé lui-même, induite par hypnose ou schizophrénie, il s'adressait à des anges déchus.
When Joshua told Sun and Moon (UN-fallen angels, unlike those that received Pagan honours adressed to their names, hence angels liturgically not adressed directly each alone but mentioned indirectly in prefation between "angels and archangels" and "cherubs and seraphs" and also adressed together in Song of the Three in the Furnace) to stand still, he was not secretly adressing rotation of earth that first time, but second time he would either have been lying or openly adressing rotation of earth or telling the truth while adressing Sun and Moon that THEY could start moving again. Quand Josué dît à Soleil et Lune (anges NON déchus, à différence de ceux qui recevaient les honneurs payennes adressées à leurs noms, donc anges auxquels ne s'adresse pas directement les mots de la liturgie à chacun seul mais qui sont mentionnés indirectement dans la préfation entre "anges et archanges" et "chérubes et séraphes" et aussi auxquels ensemble s'adressent des paroles du Chant des Trois au Fourneau), qu'ils s'arrêtassent, il ne s'adressait pas la première fois à la rotation de la Terre directement, mais la seconde fois, soit il aurait menti, soit il aurait dit la vérité en s'adressant à la rotation de la terre, soit il aurait dit la vérité (exacte!) en s'adressant à Soleil et Lune pour qu'eux puissent resumer leur mouvements.
Now Book of Joshua is not specific in the wording the second time. Or, le livre de Josué n'est pas spécifique quand au choix de mots la seconde fois.
Skiba, if you do not know Sungenis yet, time for you to meet. He thinks your common patron saint Robert Bellarmine was right in 1616 when voting Galileo's interpretation of Joshua 10 a heretical one. I do not know if he has read the book of Jasher (called "liber justi" in Vulgate and "book of the just" in Douai Reims), but I know you have, or at least one purporting to be it. M. Skiba, si vous ne connaissez pas déjà M. Sungenis, ça fait temps de vous vous présenter. Il pense que votre saint patron commun Robert Bellarmin avait raison en 1616 quand il votait que l'interprétation de Josué 10 donné par Galilée était hérétique. Je ne sais pas s'il avait lu le livre de Yacher (appelé "liber justi" dans la Vulgate et "book of the just" en version Douai-Reims), mais je sais que vous l'avez lu, ou au moins un livre qui prétend être identique à ce livre là.
So, big question: does Book of Jasher, the edition you read (Catholic Bible comments have said it was lost) say specifically that the second time it was an adress to earth-and-moon (tied together by gravity) to start rotating again or anything that can be construed as "wait a minute, that must have been what he meant by that" - or is Joshua's second adress as unspecified as in Joshua or as specifically GEO-centric (or rather Geostatic) as the first adress in Joshua? Donc, la grande question, est-ce que le livre de Yacher, l'édition que vous lisez (les commentaires bibliques catholiques indiquaient que le livre était perdu) précise spécifiquement que la seconde fois Josué s'adressait à Terre-et-Lune (reliées par gravitation) de recommencer la rotation ou quoi que ce soit qui puisse être interprêté comme "bon, c'est ça qu'il doit avoir voulu dire" - ou est-ce que la seconde adresse est autant peu spécificée que dans le livre de Josué ou autant spécifiquement GÉO-centrique (ou plutôt géostatique) comme la première adresse en [livre de] Josué?


Hans-Georg Lundahl
BpI Georges Pompidou
Sunday after Sts Peter and Paul
[Dimanche après Sts Pierre et Paul]
30-VI-2013

Après ces lettres:

Les questions étaient très simples, il s'agit dans les deux cas de lire soit un texte qui m'était trop épais mais que l'autre partie avait l'habitude de lire, soit d'un texte que je ne possédait pas mais que l'autre partie possédait. Et dans les deux cas de répondre à une simple question sur la compréhension de texte.

Y a-t-il une observation optique directe de Gliese 667 Cb ou uniquement les conclusions d'après Gliese 667 C?

Quand Josué parle la deuxième fois, s'adresse-t-il toujours - comme la première fois - à Soleil et Lune ou s'adresse-t-il à Terre et Lune ou quelque chose de moins spécifique encore?

Notons que c'est possible que Sefer haYashar comme le nomme la wikipédie reste perdu. Il y a deux publications qui prétendent être ce livre retrouvé. Je vous renvoie à deux articles de la wikipédie anglaise:

http://en.wikipedia.org/wiki/Book_of_Jasher_%28Pseudo-Jasher%29

Published in November 1751, the title page of the book says: "translated into English by Flaccus Albinus Alcuinus, of Britain, Abbot of Canterbury, who went on a pilgrimage into the Holy Land and Persia, where he discovered this volume in the city of Gazna." ... Alcuin was indeed a famous 8th-century English abbot, but he would not have produced a translation in the English of the King James Bible, living as he did in the era of Anglo-Saxon and ecclesiastical Latin, so the provenance of the text was immediately suspect. There is an implausible introductory account by Alcuin of his discovery of the manuscript in Persia and its history since the time of Jasher, and an equally unlikely commendation by Wycliffe the pre-Reformation bible-translator.*


http://en.wikipedia.org/wiki/Sefer_haYashar_%28midrash%29

In its genealogy of Abram (7:19), it makes no mention of the 'second Cainan' between Arpaksad, and Shelak, coinciding with the Masoretic Text and Samaritan Pentateuch, but conflicting with the Septuagint (LXX) and with Luke's genealogy in chapter 3 of his Gospel. In its highly interpolated account of the LORD's testing of Abraham concerning Isaac, it says in 23:50-51: 'And when they were going along Isaac said to his father, Behold, I see here the fire and wood, and where then is the lamb that is to be the burnt offering before the Lord? And Abraham answered his son Isaac, saying, The Lord has made choice of thee my son, to be a perfect burnt offering instead of the lamb.', this conflicts with the biblical account which says Abraham's response was this: 'My son, God will provide himself a lamb for a burnt offering', which according to William Whiston was an allusion to the sacrifice of Jesus Christ.**


Et il y a aussi une page de disambiguation, qui fait mention d'encore une publication:

http://en.wikipedia.org/wiki/Book_of_Jasher

Book of Jashar by Benjamin Rosenbaum. A fictional translation of the supposed Book of Jasher mentioned in 2 Samuel.***


Mais à part donc la possibilité que l'un des deux pourrait être le livre du Juste pour vrai (les discrépances entre le midrash et la Septante peuvent être acceptables, vu que le livre de Yacher n'est pas canonique, donc n'a pas l'inerrance biblique - "ne tombe pas sou l'inerrance biblique" comme dirait un canoniste) on doit rester avec les mots du livre de Josué, donc aussi accepter comme définitif l'adresse faite par Josué à Soleil et Lune et non pas à un prétendu système gravitationnel de Terre avec Lune. Donc on tombe dans les interprétations "adaptionnistes" ou prétend absurdement qu'un homme de Dieu puisse deux fois se tromper sur la nature du miracle qu'il a à accomplir. Que Dieu ne l'eût même pas corrigé après la première fois. Ou alors, comme St Robert Bellarmin, on accepte que c'était Soleil et Lune qui tournaient autour de la Terre avant et après le miracle.

Hans-Georg Lundahl
BU Nanterre
Pape St Léon II
Transfert des Réliques
de St Thomas Apôtre
d'Inde à Édesse
3-VII-2013

*Publié en Novembre 1751, la page tïtre du livre dit: "traduit en Anglais par Flaccus Albinus Alcuinus, de (Grande-)Bretagne, Abbé de Cantorbéry, qui fit unpélérinage en Terre Sainte et en Perse, où il découvrit ce volume dans la ville de Gazna." ... Alcuin était en effet un abbé fameux du 8:ème [et 9:ème] Siècle mais il n'a pas pu produire une traduction en l'anglais de la version de Roi Jacques, puisqu'il vécut dans l'ère de l'Anglo-Saxon [une langue assez différente de l'anglais!] et du Latin ecclésiastique, donc la provenance du texte était immédiatement suspect. Il y a une intoduction implausible par Alcuin dans laquelle il raconte sa découverte du manuscrit en Perse et son histoire depuis Yacher et une recommendation tout aussi peu probable par Wycliffe, le traducteur de la Bible d'avant la Réforme [mais hérétique, Lollard].

**Dans sa généalogie d'Abram (7:19), il n'y a pas de 'deuxième Cainan' entre Arpaksad, et Shelak, en quoi ça coincide avec le Texte Masorétique Text et le Pentateuche Samaritain, mais prend conflit avec la Septante (LXX) et avec la généalogie de St Luc, chapître 3 de son Évangile. Dans sa version très interpolée de la preuve que le SEIGNEUR posait à Abraham à propos Isaac, c'est dit en 23:50-51: 'Et quand ils se promenaient Isaac dit à son père, voici je vois le feu et le bois, mais où est alors l'agneau qui sera holocauste à l'Éternel? Et Abraham répondit à son fils Isaac, disant, l'Éternel a fait un choix de toi mon fils, d'être un holocauste parfait au lieu de l'agneau.', ceci en conflit avec la Bible selon laquelle la réponse d'Abraham était ceci: 'Mon fils, Dieu va pourvoir pour lui-même un agneau pour l'holocauste' ce qui selon William Whiston [et tant d'autres] était une allusion au sacrifice de Jésus-Christ. [On peut si on veut défendre ce livre dire que c'est l'oubli du deuxième Cainan qui a trompé les rédacteurs Samaritains et ensuite Masorétiques, et qu'Isaac a demandé deux fois, et que ce livre raconte la deuxième réponse du père, et qu'il était quand même étonné quand le père le ligotait, et que cette deuxième réponse aussi préfigure le sacrifice du Christ, et le fait qu'il abolirait les sacrifices du Temple Le manque de la référence en II des Rois est explicable si le livre n'a été qu'incomplètement transmis, o s'il y a une série des livres avec le même tître].

***Livre du Yacher par Benjamin Rosenbaum. Traduction fictive du livre supposé de Yacher mentionné en II livre des Rois [ou, selon les protestants de Samuël].

jeudi 13 juin 2013

Voor die traditionele opvatting van wiskunde

Ik kijk een beetje op die wikipediaen kreeg die moderne opvatting (want die voormoderne of traditionele is weiniger bekant):

In de wiskunde worden de getallen doorgaans ingedeeld in verschillende verzamelingen. De eenvoudigste getallen zijn natuurlijke getallen {0, 1, 2 ...}, voorgesteld door de verzameling "N". De natuurlijke getallen zijn een deelverzameling van de gehele getallen "Z" die, naast de positieve gehele of natuurlijke getallen, ook de negatieve gehele getallen bevat. Deze verzameling kan uitgebreid worden met de getallen die enkel als breuk te schrijven zijn: deze verzameling van rationale getallen wordt voorgesteld als "Q". De verzameling van rationale getallen die een eindige decimale voorstelling hebben, worden decimale fracties of decimale getallen genoemd, soms weergegeven met "D".

Er zijn getallen, zoals π, de wortel uit twee en het getal e, die niet in breukvorm te schrijven zijn; zij vormen de irrationale getallen. Rationale en irrationale getallen vormen samen de verzameling van reële getallen, voorgesteld door "R". Tenslotte kan deze verzameling nog uitgebreid worden tot de complexe getallen zodat alle algebraïsche vergelijkingen oplosbaar zijn. Deze laatste verzameling wordt voorgesteld door "C".


http://nl.wikipedia.org/wiki/Getal_(wiskunde)

Dit is een valsche en moderne voorstelling van wiskunde.

Traditioneel gezien zijn aantallen geen deelmengsel van rationelle of reëlle getallen.

Arithmetiek is die kunde van aantallen. Muziek is die kunde van proportionen tuschen die aantallen. Geometrie is die kunde van grootheiden - een andere typus van hoeveelheiden daan die aantallen. En ook van hun proportien. π is een proportie die slechts existeeren kan tuschen grootheiden, noeiet tuschen aantallen. Datselfde is ook waar van die wortel van twee en van die eulersche getal.

Maar die waarden van die arithmetische getallen zijn ook enkelte van die waarden van die geometrische relatieve grootheiden. Elk grootheid kan slechts dan wiskundlijk worden behandelt als zie een is of als zie relatief is aan een aandere grootheid die een is. En die relatië kan goed zamenvallen mee een aantal - bijvoorbeeld 3:1 die zamvalt mee 3 - een ook niet zamenvallen mee een aantal - bijvoorbeeld π of die wortel van twee, die zijn die relatieve grootheiden van die cirkel als "een" is die grootheid (als basis van relatiën) van die diameter en ook die relatieve grootheid van die diagonaal van een vierkant als "een" is die zijd.

Al die musikalischen proportiës kunnen ook in aantallen existeeren, maar niet al die geometrische proporties. Maar een proportie tuschen aantallen is ontologisch verschillig van die proportie tuschen grootheiden. Zelfs als die waarde dezelfde is.

Nul een negatieve getallen zijn geen aantallen, maar "relatieve aantallen". Als men heefd een wirkelijk aantal kan men een relatië toevoegen: en die relatië kan positiev of negatiev of nul zijn. Maar zie is kleiner als die aantal van die men uitgaat. Toevoegen of wegnamen, men kan dit slechts mee een kleinere relatië als dit waarop men toevoegt of waarvan men wegnoemt. Romeinsche cifferen duiten het heel goed aan. VII of V of IIV gaan. IIIIIV of VIIIII, dit gaat niet. En als VIIIIII kan corrigeert worden in XI (die gaat), dan is IIIIIIV heel valsch en kan niet corrigeert werden. Waar woord die "natuurlijke getal" een deelmengde van die "positieve of negatieve of nulle heeltallen"? Niet in die wiskunde aan zichself, maar die algebra, die een aanwending is van die wiskunde (zoals gesang of symphonie van muziek, en door die gelijkzwevende stemming is die aangewandte muziek niet heel correct van perspectiev van die wiskundlijke muziek.)

Hans-Georg Lundahl
Universiteitsbibliotheek van
Nanterre,
Sint Antoon van Padua
13-VI-2013

Mijn nederlandsch is niet alzoo goed als mijn duitsch, zweedsch of engelsch. Excuses!

samedi 1 juin 2013

Second Solar Miracle of OT, confirmed by Egyptians

4_Kings_20:9 And Isaias said to him: This shall be the sign from the Lord, that the Lord will do the word which he hath spoken: Wilt thou that the shadow go forward ten lines, or that it go back so many degrees? 10 And Ezechias said: It is an easy matter for the shadow to go forward ten lines: and I do not desire that this be done, but let it return back ten degrees.

[With comment:]

Lines, according to the usual course of the sun. An instantaneous motion of this kind would, in reality, be as difficult, as the retrogradation. But it might not strike the people so much. H.

Some take the lines to designate hours. But the sun is never up twenty hours in that country; and it must have been at such a height, as that it might appear visibly to recede, or to go forward, ten lines. We may therefore suppose, that they consisted only of half hours, (T.) or less. C.

If the retrograde motion were instantaneous, as Cajetan believes, the day would only be five hours longer than usual; (M.) but if otherwise, it would be ten; as the sun would occupy five hours in going back, and as many to regain its former station. T.

Usher supposes that the night was as much shortened, that so astronomical observations may still be verified without any confusion. But that would introduce a fresh miracle. Some assert that only the shadow went back, without any derangement in the heavenly bodies. Spinosa laughs at the ignorance of those people, who mistook the effects of a parhelion for a miracle. This author may boast of his superior knowledge. But how came the sages of Babylon (v. 12.) to be unacquainted with such a natural cause? How came it so opportunely (C.) at the time appointed by the prophet? What improbable explanations are not those forced to admit, who deny to the Almighty the power of changing his own works! H.

The silence of profane historians respecting this miracle, is of little consequence. Herodotus (ii. 142.) seems to hint at it, as well as at that under Josue; (x.) being informed "by the Egyptians, that during 10340 years, the sun had risen four times in an extraordinary manner. It had risen twice where it ought naturally to set, and had set as often where it should rise." He might have said more simply, that the sun had twice gone back. See Solin, 45. C.

S. Dion. Areop. ep. 7. ad Polycarp.

This last author thinks that this day was twenty hours longer than usual, supposing that the lines designate so many hours, and that the sun kept going back for ten hours. W.


Source: Veritas Bible, Douai Reims with Haydock comment, for IV book of Kings, chapter 20.
http://www.veritasbible.com/drb/compare/haydock/4_Kings_20


My emphasis./HGL

dimanche 26 mai 2013

42 - the Answer

Any reader of HHGG - which is spelled out as Hitch-Hiker's Guide to the Galaxy - knows that 42 is the answer to "life the universe and everything". Now, funny thing, the Bible agrees. The man who was nailed to a Cross nearly two thousand years before HHGG is set to begin is certainly all that, and he is as certainly 42, more precisely, 42:nd descendant of Abraham (14 from Abraham to King David, 14 from King David to the Babylonian captivity and another 14 from Babylonian captivity to Jesus Christ).

Now, the extra-funny thing is, I am not at all sure Douglas Adams ever knew the Bible agreed, or if he ever cared if he was told. You see, I come from reading the prologue. It seems that Dawkins' book The God Delusion is a kind of plagiarism of Oolan Colluphid whom Douglas Adams seems to have held in some admiration.* It seems that there was a girl who came up with a better idea how to fix things, without having to nail anyone anywhere. But a disaster happened before she could reach the phone booth, so it was never made known.

Never mind that celebrating Holy Mass in a worthy manner is fixing things without nailing Christ to the Cross again, since it makes present the sacrifice he already carried out back on Calvary. No extra nailing required, it's sinning after grace that is extra nailing.

Never mind that the ones who think we should search for other ideas than Christianity have a knack of nailing Christ to the Cross again, in his members.

Have a look at Paris, will you, if you don't believe me:

25-05-2013 La Manif pour Tous - 1
http://www.youtube.com/watch?&v=bbPp27Sr8M8


Now, the point is, Douglas Adams was not very likely to mean Christ when he said 42, but Christ is anyway 42 - 42:nd from Abraham. And still, he wrote it.

Hans-Georg Lundahl
BpI, Georges Pompidou
Holy Trinity Sunday
26-V-2013

*Oolan Colluphid's trilogy against God is however as inaccessible as the Quenya translation of Tom Sawyer. Or more, insofar as works are being translated into Quenya. So Christians who want a good laugh must make do with such a talented comedian as Dawkins, Oolan Colluphid being quite inaccessible, so far.

vendredi 17 mai 2013

"Sauf que renouer avec le thomisme est aujourd'hui impossible dans la secte conciliaire"

Citation de Johan Livernette, publié dans la Libre Tribune de Rivarol. Ajoutons que ça pourrait dépendre de pays en pays, de prêtre en prêtre. Mais pour ce qu'il y a de France, non-tradis, c'est vrai.

Sauf. Que. L'on se demande si c'est possible chez la FSSPX et chez les sédisvacantistes.

On m'a soupçonné d'être New Age parce que je suis un tout aussi bon thomiste que John Ronald Reuel Tolkien, ou peut-être à un détail près de plus. Non seulement chez les Novus Ordo, mais aussi justement chez les tradis.

Je crois, comme saint Thomas, que nos sens nous montrent un monde dans lequel la Terre est immobile et les astres vont autour de nous, les étoiles un cercle en moins de 24h, le Soleil un cercle en 24h, car les heures se définissent comme soit 24e du nychthemère, soit un douzième du jour ou un douzième de la nuit ce qui était l'ancienne définition. Et la Lune fait un cercle autour de nous en 24h50min ou quelque chose comme ça.

Ensuite, je crois que si on doit expliquer les sens - y compris les orbites moins "méchaniques" que les étoiles, le Soleil et la Lune, on peut regarder le mouvement du tout comme l'acte de Dieu et les mouvements inverses, qui en global reprennent ce mouvement en ralenti, comme actes des anges. Un ange pour tenir le Soleil, un ange pour tenir la Lune, un ange pour chaque planète et pour chaque étoile, mais l'inverse n'est pas le cas, les anges sont créés non pour tenir les étoiles mais pour rendre hommage à Dieu, et le fait de tenir quand même un Luminaire n'est qu'une tâche supplémentaire.

New Age? Que nenni. C'est du thomisme pur jus.

Il suffit de lire la Question 70, surtout le corpus de l'article 3, pour le répérer.

Bon, on venait d'objecter, quasi contre le Géocentrisme, que le Soleil fait quelques curieux tours par l'an, si la Terre est immobile, par exemple il va au Nord et au Sud, il se distance et il s'approche. "Sans aucune raison" à en croire un Héliocentrique. Justement, un ange est une causalité adéquate pour ça, si c'est que Dieu permet ou ordonne à cet ange. Et d'autres planètes feront des tours un peu rosacés et fleuris. "Sans aucune raison", encore une fois, selon les Héliocentriques. Mais un ange par planète fera l'affaire, si c'est ce que Dieu permet ou ordonne à cet ange.

Pour moi la question se pose, est-ce dans "la Tradition" ou dans "la Secte Conciliaire" que je pourrais, sinon avoir des adeptes, au moins des lecteurs polis, et ça au moins pour des questions autres que l'astronomie, ou est-ce que les deux vont continuer de me trahir à une mise au ban innofficielle, puisque une mise au ban officiel pour ça n'est pas possible du point de vue de l'orthodoxie, et puisque la non mise au ban leur paraît "difficile" face à des gens par qui ils voudraient être pris au sérieux, ou parce que des héliocentriques, agissant derrière mon dos, possiblement, comme "mes psychiatres," l'exigent pour que ma "lubie" ne soit pas encouragée?

La question me gratte un peu à la peau, puisque un pourvivre que je trouve décent, c'est à dire pour l'écriture que je fais, dans ma conscience, bien, tient à la présence de lecteurs, et c'est une chimère d'imaginer que les loges, qui peut-être me reclament comme adepte derrière mon dos, ou des vrais ésotériques, qui sont normalement héliocentriques pour le si-dit système solaire, et pour qui les ovnis ne sont normalement pas des être angéliques, mais des êtres biologiques comme nous, vivants sur des planètes "comme la notre" (en dehors du système solaire, donc exo-planètes), qui tournent autour d'étoiles "comme notre soleil", amis qui nous auraient devancé technologiquement et spirituellement, c'est une chimère que des gens, qui prétendent ça comme des vérités, seraient les premiers à tellement apprécier mes écrits que j'y gagnerais ma vie sur les exemplaires imprimés sur papier et vendus ou sur les concerts acoustiques et payants.

Mais il est vrai que des bêtises antithomistes, prises, comme je viens de le constater, du livre mis au ban de l'église qu'est Le Problème de Dieu par Édouard le Roy, sont répétés face aux jeunes catholiques, par exemple il y a quelques décades dans une paroisse dont les dominicains avaient un supérieur venu de la France. Ce qui m'a alerté sur un certain esprit étranger à la bonne tradition intellectuelle déjà de l'église. Il est vrais aussi que cette bêtise semble se cacher derrière une formule du cardinal à l'époque ou réputé tel alors Ratzinger, quand il redigeait pour le compte d'un Wojtyla réputé pape Jean Paul II un livre intitulé Catéchisme de l'Église Catholique, et ceci dans les premières pages.*

Hans-Georg Lundahl
Georges Pompidou, BpI
St Pascal Baylon
Fête Nationale de Norvège
17-V-2013

*"On les appelle aussi " preuves de l’existence de Dieu ", non pas dans le sens des preuves que cherchent les sciences naturelles, mais dans le sens d’" arguments convergents et convaincants " qui permettent d’atteindre à de vraies certitudes." Source.


Ce "non pas dans le sens des preuves que cherchent les sciences naturelles" est en un sens peut-être vrai si on regarde l'état actuel dégradé où la diversité hierarchique des êtres vivants peut être regardé comme "preuve" de l'évolution, comme si un Dieu créateur et artiste ne pourrait pas tout aussi bien l'expliquer, mais on prétend les preuves des sciences naturelles parmi les plus exactes et plus exigeantes en termes de récherche. Et saint Thomas fait sa preuve de cette manière très exigeante et prenant compte de toute circonstance qui pourrait soulever quelque doute.

PS:

Ce n'est pas seulement que la diversité de la vie et les phénomènes liés à l'astronomie peuvent s'expliquer avec un Dieu qui a le pouvoir de tourner le Ciel autour de nous et le sens artistique de diversifier la vie en degrés sans passer par une évolution de descendance. C'est aussi que, en absence de preuves pour le contre-intuitif qu'est le deni du géocentrisme, on doit l'accepter avec ses implications, dont un Dieu tout-puissant, et que les nombres de chromosomes sont une preuve rationnelle contre la descendence de tous les mammifères d'un ancêtre commun, à moins qu'il ait eu, ce qui ne semble pas très probable, le plus grand nombre de chromosomes normalement acrocentriques connu parmi les mammifères. Car la trisomie suivie par tetrasomie n'est pas une voie valable vers une nouvelle paire de chromosomes, et la réduplication du centromère suivi de scission - procédé suggéré par P. Z. Myers - entrainerait la perte des séquences qui se trouvaient entre les deux exemplaire du centromère dans la première "mutation chromosomale". Par manque de protection par télomère, simplement. Donc, que Dieu existe est scientifiquement prouvé, la prima via peut être retenue dans le sens géocentrique qu'on le trouve dans la Somme Contre les Gentils, et la via cinquième voie du gouvernement des choses s'applique aussi aux espèces des animaux, à supposer qu'ils n'aient pas existé ab æterno. Les cosmologies et biologies modernes - dans leur grandes lignes grandioses, non pas dans les menus détail, souvent assez bien vérifiés - sont des subterfuges contre ces voies. C'est tout./HGL

jeudi 28 mars 2013

Géocentrisme contemporain même connu en français? Wow!

La bonne nouvelle, dans un certain contexte, est que finalement je trouve une page en français qui traîte de Sungenis et du géocentrisme contemporain (il y a des choses qui sont beaucoup plus sacrées comme Bonne Nouvelle un Jeudi Saint, mais je reconnais mon indignité, vu qu'une querelle avec la paroisse m'ait pu amener à m'abstiner de la Communion les dernières années). La mauvaise nouvelle est que cette page n'est pas très géniale:

Brigitte Axelrad - SPS n° 294, janvier 2011
« Galilée avait tort : l'Église avait raison »
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1589


Première remarque: elle cite bien-sûr l'œuvre de mon cher Sungenis.

Deuxième remarque: elle la cite apparemment sans l'avoir lue. La preuve? Je la cite:

Les adeptes du géocentrisme ne peuvent, eux, se référer qu'à la Bible. À chaque argument scientifique, ils répondent : « Il est dit dans la Bible que… ».


Une partie de l'œuvre de Sungenis est effectivement là pour rappeler l'autorité biblique. Une partie pour rappeler celle de St Robert Bellarmin (en 1616) et surtout du Pape Urbain VIII (en 1633). Mais une partie est aussi là pour les arguments scientifiques en faveur du géocentrisme. Et la citation que je viens de faire ne montre pas que Brigitte Axelrad ait lu cette partie là.

Michelson-Morley et Sagnac? Non? « Les expériences scientifiques montrent que la terre est immobile au centre de l'univers » - c'est une rubrique de chapître qu'elle a lu. Mais après de la citer, elle ne cite pas les expériences scientiques que ce chapître donne, que Sungenis et les autres citent fois après fois, à savoir Michelson-Morley et Sagnac, mais simplement son évaluation des compétences des impliqués.

Rappelons, je cite ceci d'après mes connaissances en Sungenis et son livre et son œuvre, que:
  • Michelson-Morley donne que: "soit il n'y a pas d'éther qui soit le médium de la lumière, soit la terre est immobile dans cet éther";
  • Sagnac donne que: "la lumière se répand dans un éther, car sa vitesse est affectée par la vitesse du médium";
  • ensemble ils donnent le syllogisme:
    • si la lumière se répand rélative à un médium, la terre n'a pas de mouvement autour du soleil (MM)
    • mais la lumière se répand rélative à un médium (Sc)
    • donc la terre n'a pas de mouvement autour du soleil (conclusion de Sungenis)


Mes sympathies de ne pas avoir parcouru les 350 pages de science (je n'ai pas eu accès au livre moi-même), mais si on veut faire la critique d'un livre, soit on se borne à critiquer ce qu'on lit (comme je viens de faire avec Guide critique de l'évolution*), soit on se tait par le fait de ne pas avoir lu. Brigitte Axelrad prétend avoir lu ce qu'il fallait, mais ne cite pas ce qu'il fallait citer pour critiquer le livre - sans doute plus facile pour son but polémique.

En plus, troisième remarque, elle résume un point valable comme ceci: « Le Géocentrisme : Ils le savent, mais ils le cachent », reprenant le thème récurrent de la théorie du complot. Non, il ne s'agit pas d'un complot dans le sens classique, comme par exemple un complot de noircir Marie Stuart avec les Casket Letters. Il s'agit plutôt d'une non-volonté (collective) d'admettre qu'on ait été sur la fausse piste - précisément ce qu'elle reproche à nos chers géocentriques des États-Unis, dont Sungenis.

Quatrième remarque, elle ne sait pas différencier "géocentrisme" et "ptoléméisme" ou même "système géocentrique hérité d'Aristote" - assez fatal, vu que St Robert Bellarmin et son homonyme Robert Sungenis n'étaient et ne sont pas adeptes du Ptoléméisme, mais du Tychonianisme, dans le cas de Sungenis avec une modification que je partage (ellipses au lieu de cercles parfaits) et une que je ne partage pas (que les étoiles soient aussi fixés en orbite sécondaire autour d'un soleil dont l'orbite est le primaire). La preuve, elle dit cette ineptitude:

Mais quelle preuve avait-on de l'héliocentrisme, avant la Relativité ? Dans le géocentrisme du début du XVIIe, tout tourne autour de la Terre. La Lune, puis dans l'ordre, Mercure, Vénus, le Soleil, Mars, Jupiter et Saturne (Uranus et Neptune n'ont pas encore été découverts). À partir de 1609, Galilée, pointant la lunette astronomique vers les cieux, va lui trouver des « défauts ». En janvier 1610, il découvre quatre petits astres tournant autour de Jupiter, qu'on appellera par la suite les satellites galiléens. Cela remet partiellement en cause le géocentrisme. Quelques mois plus tard, il découvre que Vénus, comme la Lune, a des phases. Cela ne contredit pas le géocentrisme, mais on ne peut expliquer pourquoi Vénus est de plus en plus petite au fur et à mesure qu'elle devient pleine, alors que l'héliocentrisme de Copernic explique sans peine le phénomène : si Vénus rapetisse au fur et à mesure qu'elle s'illumine, c'est parce que, vue depuis la Terre, elle passe de l'autre côté du Soleil. Ce qu'elle ne peut évidemment pas faire dans le système géocentrique hérité d'Aristote.


Galilée n'a jamais, grand jamais été obligé de retracter ses observations sur les phases de Vénus. Elles s'expliquent très bien dans le système de Copernic, elles s'expliquent autant bien dans le système de Tychon Brahé, que ni l'Inquisition de 1616, ni les juges de 1633 n'ont mis en cause. Or, le système de Tychon Brahé est précisément géocentrique, il dit que la Terre est centre absolu de l'univers et le soleil un centre éloigné et lui-même en rotation autour de ce centre absolu, et que en dehors de la terre, uniquement la lune, le soleil lui-même et les étoiles fixes n'orbitent pas directement autour du soleil. Une position que les phases de Vénus ne peuvent pas refuter. Et que Michelson Morley et Sagnac ont chacun de son côté confirmée.

Cinquième remarque, elle fait de la rhétorique floue dans un certain sens:**

Chaque découverte de la science apporte une nouvelle preuve que le géocentrisme n'est pas une représentation qui correspond à la réalité.


Elle ne dit pas lesquelles. Ni comment. Peut-être parce qu'elle a un agenda? Voyons:

La science des coperniciens avait en face d'elle les Écritures et la croyance en une vérité révélée et devait livrer bataille contre l'irrationnel. C'était les savants qui étaient persécutés.


Et c'est qui qu'elle cite tout en haut? Un communiste connu, Berthold Brecht. Et un drâme dont Galilée est le héros. Je préfère alors plutôt Le cercle de craie Caucasien.

Hans-Georg Lundahl
Mouffetard
Jeudi Saint
28-III-2013

*Triviu, Quadriviu, 7 cætera : Guide critique de l'évolution? Un guide critique sur certains points! [sur certains points, et non pas sur tout le livre, donc]
http://triv7quadriv.blogspot.com/2013/02/guide-critique-de-levolution-un-guide.html


** En une autre page, je viens d'avoir la preuve que l'enseignement public semble repandre un malentendu à propos le géocentrisme dantan:

C'est ainsi que longtemps on s'imagina que la Terre constituait le centre de l'univers, et que tous les astres visibles gravitaient autour d'elle.


On n'imaginait point de tout que ce qui n'était pas le centre "gravitait" forcément autour du centre. En avez-vous des preuves que ça soit le cas qu'il le fasse maintenant, d'ailleurs, plutôt que d'orbiter pour d'autres raisons, par exemples volontaires de la part de Dieu et des anges? Question que je viens aussi de poser à Sungenis, car il se vante d'une "mécanique du géocentrisme" ... comme je ne le fais pas.

La source de cette dernière citation est d'ailleurs une page qui ne cite même pas Tychon Brahé - et qui a été rédigé sous les directives d'un professeur de lycée:

Hélio- /Géocentrisme
http://camille.ollivier.free.fr/Helio-geo-centrisme/


Mise à jour, 16-IV, réactions:

I Brigitte Axelrad n'a pas répondu. J'ai vu son profile où elle met un lien vers Observatoire Zététique. La zététique et - pour faire simple - un "esprit critique" appliqué précisément envers des prétentions surnaturels, comme spiritisme, ufologie, tout ça, mais aussi envers le surnaturel religieux, donc envers Lourdes (me semble-t-il), envers la Résurrection (peut-être) et surtout envers le Créationnisme Jeune Terre dans ce contexte. Donc envers le Géocentrisme aussi.

L'idéal du zététique est Scooby Doo ou - dans le Chien des Baskervilles - Sherlock Holmes. Le mystère ne survit qu'à distance, on approche les regards et c'est le scepticisme qui emporte - notons que ceci relève du romanesque. Dans des cas comme Lourdes, il y a des miracles qui survivent mieux le regard de près et du scepticisme qui survit mieux à distance.

Par le fait de ne pas repondre (et par le fait de ne pas entrer dans les détails il y a deux ans) elle montre vis-à-vis le Géocentrisme contemporain un scepticisme qui survit mieux à distance.

II Ensuite je viens d'envoyer un courriel à un astronome il y a qqs jours:

S'il y a vraiment des observations astronomoques par "téléscopes" sur Mars, quelle est donc la distance minimum à la sphère des étoiles fixes ... à supposer biensûr que la cosmologie moderne est fausse et qu'il y a alors une sphère des étoiles fixes?

Je sais que les parallaxes prévisibles selon la thèse héliocentrique n'ont pas été (n'avaient pas été en 2006) vérifiées de Mars, parce que les téléscopes (ou peut-être on appelle les instruments à lentilles autre chose en français) qui s'y trouvent (si ce n'est pas un escroc, ce qui n'est pas du tout ma thèse priviligiée, mais au contraire une conclusion que j'aimerais éviter) n'ont pas la même force que les grandes téléscopes qu'on utilise sur terre pour vérifier le phénomène de Bessel.

De ce côté là la phénomène de Bessel pourrait bien être que des anges meuvent les étoiles ou certaines des étoiles en temps avec le soleil (abstraction faite de la rotation diurne de l'univers). Le contraire aurait, avec des télescopes plus forts, pu être vérifié de Mars, mais ne l'a pas été.

Par contre, je me rends compte que si la la terre est immobile et la sphère des étoiles était par exemple juste en dehors de la distance de Pluton quand il est le plus loin et audelà du soleil (pluton en aphélie, terre en aphélie et terre et pluton en opposition vus du soleil - je ne sais pas quand une chose comme ça serait arrivée, mais ça doit pouvoir être arrivé), alors une autre parallaxe serait prévisible dès qu'on se trouve sur Mars, ne fût-ce qu'avec des téléscopes trop faibles pour un angle de zéro point 76 secondes de l'arc - comme c'est le cas pour proxima Centauri dans le phénomène de Bessel.

Donc, quelle est la distance minimale que ces étoiles doivent avoir de nous et de Mars pour qu'on ne détecte pas de parallaxe martienne notable déjà avec les instruments qu'on a sur la planète rouge, par exemple des parallaxes martiennes de 20° 20' 20" par année martienne?*

Hans-Georg Lundahl


Un astronome aurait pu répondre sur cette question en une quart d'heure. Je ne prétends pas être astronome moi-même. Lui, il avait/a (toujours) une adresse internet liée à l'observatoire de Paris. Il n'a pas répondu encore.

III Ce matin une personne qui avait pu regarder le message il y a qqs semaines m'a dit que les sujets - dont ceci - étaient compliqués. En ne pas étant pleinement d'accord je lui ai demandé "au moins l'héliocentrisme n'est donc pas un sujet tout simple à prouver, c'est juste tout simple que tout le monde à peu près est d'accord que les scientifiques le savent mieux?" - elle n'a pas nié. (Notons, une femme africaine n'est pas forcément tellement avide du débat, des discussions d'un sujet de désaccord, surtout avec invités, que les hommes européens, elle a bien pu être simplement polie).

IV Finalement, Sungenis m'a ajouté sur son réseau de LinkedIn./HGL

*Clarification le lendemain:

Ce n'est pas l'année martienne à elle seule qui, selon le géocentrisme donne le décart le plus important. C'est biensûr les positions extrêmes de Mars par rapport à la Terre. P. ex. si le Soleil est dans la Vierge et Mars au-delà du Soleil dans la Vierge ou inversément le Soleil est dans les Poissons et Mars audelà du Soleil dans les Poissons - la périodicité est un produit de l'année martienne par rapport au Soleil et l'année solaire par rapport à la Terre. Mais, quelle que soit la périodicité, pour une distance pensable aux étoiles fixes, on aurait une parallaxe entre les positions extrêmes de 20° etc. observables de Mars, pour une autre distance pensable plus loin une parallaxe de 5° et pour la distance réelle, si les téléscopes sur Mars sont là, on n'a pas de parallaxe observable avec les isntruments qui se trouvent sur Mars.

D'où ma question à l'astronome: quelle est cette distance?/HGL