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lundi 17 juin 2013

Quand les aveugles essaient de guider quelqu'un qui voit, ceci malgré lui, il se fâche

7 artes 
 1Grammatica: Quand les aveugles essaient de guider quelqu'un qui voit, ceci malgré lui, il se fâche
 2Rhetorica: Trois tueries sans armes, trois mesures
 3Dialectica: Leçons de logique
 4Arithmetica: Pourquoi l'Arithmétique et la Prudence sont liées
 5Musica: À propos Sonata Nemetodurica - le "making of"
 6Geometria: Géométrie
 7Astronomia: Astronomie, deux lettres, sur l'épistémologie naturelle et surnaturelle
  Geo/AstroTrigonométrie dans le temps, ça donne quoi?


Il m'est arrivé deux fois aujourd'hui de trouver un argument que tel ou tel prêtre pourrait utiliser contre moi et mes activités, s'il s'obstine a me juger sans avoir une quelleconque intention d'écouter mes arguments ou de tenir dûment compte de mes arguments en jugeant la question.

Ce matin, si un prêtre est évolutionniste (comme le sont pour leur malheur la plupart de la hiérarchie de Vingt-Trois à Paris, si je ne devais plutôt dire pseudo-hiérarchie) ce matin je trouvais un argument en faveur de l'évolution tiré par la parallèle de la si-dite évolution phonétique. C'était le livre Phonétique historique du Mycénien et du Grec Ancien publié par Michel Lejeune, avec le concours de Centre Nationale de Récherche Scientifique, et c'était le paragraphe 13, sur la nature prétendument inconsciente, lente et graduelle, insensible et involontaire des changements phonétiques.

L'histoire de l'articulation de la lettre R en certaines langues (en dehors du Grec, pour prendre des exemples plus connus que les siens) - trémulante ou fricative de la pointe de la langue vers la limite entre la gencive et le palais dur ou autrement trémulante ou fricative de la gorge contre le dos de la langue - ne permettent ni gradualité, ni inconscience pour le remplacement d'un R avec un autre. La gradualité n'est pas possible en phonétique à des échelles infiniment petites, vue qu'il y a des points plus idéaux que les autres (pas toujours tous utilisés) pour découper le continuum de l'espace créé par bouche ouverte avec la langue et les lèvres variables - et ceci concerne les voyelles, les sons les plus variables avec de nuances physiquement infinies quand même possibles.

Entre [p] français et [p' ou ph] nord-allemand et encore le [b] français ou nord-allemand il y a les possibilités de tenuis, d'aspirata, de media (=tenuis voisée), et peu de langues y ajoutent l'articulation un peu difficile et forcée qu'on appelle media aspirata. Il n'y a pas de possibilité physique qu'une media prenne dix intermediaires avant de se changer en tenuis, ni l'inverse. Entre un -s finale et l'absense de consonne finale, il y a le pas directe ou le -h finale (arroz con pescado se prononce en des régions comme arrós con pescado mais en certaines comme arroh con pehcao - avec des -h audibles) ou encore l'intermédiaire par -z, comme dans le vieux germanique reconstruit, qui donne -s dans le gothique (dont on ne sait pas s'il a été un -z ou non), un -r (d'abord distinct du r initial, probablement comme "ere" de "erre") dans le nordique et une absense dans le westique.

Ce qui est possible, ce qui fait qu'une "loi phonétique" prenne des générations avant de se voir stabilisée, ce qui facilite les exceptions selon cette vieille école dues à l'analogie intervenue après, ce n'est pas la gradualité, mais le choix conscient sur une matière jugé pas très grave. Comme ceux qui ont commencé récemment de prononcer "brun" comme "brin" ou "Melun" comme "Melin". Ou les â comme a (confondant la pâte avec la patte) - ça n'affecte pas beaucoup de mots, on continue de se comprendre. Comme pour les R en suédois, comme pour les [θ] ou [s] ou [h] en "arroz" en Castillan. Et après des siècles, les changements s'ayant ajoutés l'un à l'autre, ça peut avoir grosso modo conservé ou ne pas avoir conservé beaucoup de tout la structure grammaticale du début. Ça peut ne concerner la prononciation physique des lettres identiques comme pour la Καθαρευουσα ou ça peut être devenue une autre langue comme pour le français par rapport au latin. Chaque choix étant conscient, leur somme ne l'est pas, car imprévisible, car pour la plupart des gens irrétraçable, et dans les éventuelles restructurations on retrouve des choix conscients aussi. Quand "solem" et "solum" se prononcent trop semblables, l'un est remplacé par "soliculum", ce qui donne "soleil". Tel est la doctrine très claire de linguistes qui ne partagent nullement mes convictions créationnistes, qu'on sache: de Jean Aitchison, de Labov et d'autres. Un décalage de standard entre deux générations est tout à fait possible, tout à fait conscient, et tout à fait accepté comme la même langue tant que la différence n'est pas trop grand.

L'autre fois aujourd'hui est quand je trouve un article sur l'impénitence. C'est vrai que je n'ai pas pour l'instant le goût de me confesser, mais c'est que dans le passé il y a eu des doubles entendres dans le confessionel, chez la FSSPX à St Nicolas, comme quand le curé me dit "tu dois faire une résolution, je ne dis pas laquelle" ou quand des prêtres qui prient pour moi à l'évidence prient pour des solutions qui conviennent:

  • à un alcoolique qui doit se convertir
  • à un moine qui doit retrouver la chasteté parfaite
  • à un homme dont les solutions pratiques, la débrouille habituelle quottidienne sont trop dangéreuses ou péchéresses et doivent être corrigés
  • à un homme qui ne doit pas se marier (quelle que soit leur prétexte pour le "savoir" avant de prier ou d'agir même pour que chaque fille qui m'interesse se sépare de moi:

    • que je sois aliéné
    • que je sois homosexuel et que les tels soient incapables de l'intention réquise pour le mariage
    • que je sois consacré
    • ou encore que je sois un criminel qui doive être puni par un célibat imposé.)


À part ça, ils prient souvent pour des bonnes choses. Comment je sais que ce qui m'arrive est la fruit de leur prière? Facile: ils sont des prêtres, ils manient la sainte hostie, ils peuvent ainsi quasiment prendre le bon Dieu en hôtage contre mes propres prières et même les bloquer d'être prononcées, en priant pour que je sois trop fatigué. Y a-t-il des actes de moi-même et des autres personnes humaines qui y contribuent? Certes oui. Mais de ma part il n'y a pas la volonté en avance de ne pas prier le rosaire, il y a le fait de le différer et d'ensuite me contenter de trois Avé avant de dormir. Si j'y arrive même. De la part des autres, il y a la possibilité de prier pour l'hospitalité et contre inhospitalité.

Je sais ce que je pourrais vivre comme vie chrétienne pas trop difficile, bien en règle avec le catéchisme, sans des lourdes pénitences ou incapacités imposées par une estimation de moi dans laquelle je n'ai pas eu quoi leur dire, une estimation où ils font mon compte pour moi derrière mon dos et probablement en utilisant des sources superstitieux ou autrement illicites, comme les estimations des psychiatres freudiens. Ou les observations faites de moi par des gens qui n'osent pas trop s'approcher quand le fatigue me donne des incohérences. Ou la volonté de flatter des hommes (proches de moi ou non) dont les soucis inutiles pour moi produisent des soucis réels dans ma vie. Parce que ceux-ci ont un mode de vie plus bourgeois que le mien, comme si vie bourgeoise était critère plutôt qu'une facilité entre autres à la vertu. Ou encore parce qu'ils prennent le mot des gens dont ils savent à propos leur propres amis qu'ils sont menteurs.

Mais s'ils avaient des réels soucis à propos de mon âme, à propos des positions, ils feraient mieux de me les dire, de ma laisser l'occasion à me défendre, et ceci avant la confession , pour que je ne mente pas contre moi-même, ni ne me fâche pas contre le prêtre, pendant la confession. Il y a des accusations ou reproches qu'ils se font dans les cœurs - à en juger selon les effets de leur prières - qui seraient vite fait à refuter devant des prêtres ayant la bonne volonté et le courage moral de me dire leurs soucis au lieu de faire une perfidie que - malheur pour un autrement bon évêque - Mgr Williamson semble avoir récommendé "de ne pas parler avec les fous mais de les aimer et de prier pour eux", ce qui devient perfide dès qu'on a l'affaire avec quelqu'un qui n'est pas plus fou que ça qu'il est encore capable de se rendre compte que ce double jeu est probablement le leur. Mais si St Nicolas soutient les Templiers malgré le Concile de Vienne en Savoye de 1313, alors, ils manquent peut-être la charité parce qu'ils manquent la foi.*

Hans-Georg Lundahl
BpI, Georges Pompidou
Les Deux-Cents Soixante-Deux
Martyrs de Rome sous Dioclétien
17-VI-2013

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Mise à jour du lendemain:

Pour ne pas gaspiller mes copies du §13, je vous les donne avec mes commentaires.

Les changements phonétiques sont inconscients. Ils sont en général progressif et ne se réalisent qu'à travers une série de générations.


Ils ne sont pas inconscients. Changer un "r" romain en un "r" parisien (comme c'est arrivé à Malmö il y a quelques siècles, mais non pas à Stockholm) est un changement totalement conscient. Totalement voulu - sauf pour celui qui le fait par incapacité de prononcer la variante qui était normale, mais là il en est aussi conscient presque que d'un bégayement.

Le qualifier d'inconscient est tout aussi idiot que de qualifier d'inconscient la décision d'une fille de changer les longues jupes pour des jeans - ou l'inverse.

Ce qu'il y a des générations est vrai: comme c'est un choix, comme le nombre de choix à chaque époque est fortement limité (pour que la grammaire reste unie, quoique pas totalement unique), et comme un choix peut finir par être résolu dans l'un sens ou dans l'autre, il y a des générations, à la vue des sociolinguistes au moins trois, entre la vieille règle et la nouvelle - que ça porte sur la phonétique ou un autre aspect de la grammaire. Génération A accueille le changement comme une déviance, mais comme une déviance tolérée. Génération B (rappelons que génération A dans ce schéma peut s'extendre sur plus qu'une génération physique, comme aussi B et C) se trouve devant un choix libre ou plutôt assez souvent conditionné par certains indicateurs plus ou moins identitaires, liés au statut (celui dans la société en large ou celui dans une sous-culture) et ainsi de suite. Génération C est celle dans laquelle soit la nouvelle règle, soit la vieille, est apperçue comme aberrante (que ce soit comme "archaïque" ou juste comme étrange ou encore - quand ça devient ex postériori identifié avec une autre identité - étrangère, même quand elle ne l'est pas au début). Après la ou les générations C, la vieille règle ne sera pas transmise aux nouveaux parleurs dans leurs berceaux, même à tître d'option exceptionnelle - sauf quand c'est au contraire la nouvelle règle proposée qui a perdu.

Chacun d'eux suppose qu'en une région déterminée, durant une période assez longue, il existe, chez tous ceux qui parlent, une tendance à altérer inseinsiblement ...


Ben, non, assez souvent sensiblement au contraire.

... toujours dans le même sens ...


Ben non, des revers et des réactions sont fortement à prévoir. Et ce n'est même pas sûr que la nouvelle règle emporte.

... l'articulation d'un phonème donné.


Ça si, puisque c'est uniquement dans la phonétique qu'on pose cette inconscience quasi miraculeuse de ce qu'on fait avec sa propre langue.

Ces altérations partielles s'ajoutent les unes aux autres ...


Ce sont plutôt les applications successivement plus larges d'une nouvelle règle qui s'ajoutent les unes aux autres. Comme quand la nasalisation des voyelles commence avec un "a" devant une nasale, puisque là précisément il est impossible de totalement éviter un petit moment quand le "a" se nasalise avant de se dissoudre en "n". Plus tard, d'un côté on passe des voyelles nasalisées à la fin aux voyelles complètement nasalisées (dans les langues que la nasalisation emporte), et des "a" nasalisés devant "n" ou "m" à toute voyelle nasalisée dans cette position.

... et au bout d'un nombre suffisant de générations, le changement se trouve acquis;


Vrai, mais non pas grâce à la gradualité du changement de par exemple un "a" nasalisé à 10%, puis à 20%, puis à 30% et ainsi de suite, mais par les choix en plus et plus de parlers, en plus de plus de mots et en plus de plus voyelles en outre le "a", de nasaliser une voyelle à la fin, même si ce n'est pas nécessaire comme pour le "a" ou de la nasaliser complètement au lieu de juste à la fin et ainsi de suite. Et pour chaque changement qui emporte il faut que le premier locuteur qui l'ose** soit apperçu comme chic et branché plutôt que comme choisissant de porter un chapeau en feuille d'aluminium.

... c'est alors seulement qu'il est assez net pour que l'écriture, le cas échéant, l'enregistre.


Merci pour "le cas échéant"! Dans la plupart des cas, l'écriture, une fois traditionnelle et utilisée pour la plupart à une seule langue, n'enregistre pas un changement, sauf pour les disparaisons ou les confusions des phonèmes. En anglais il y a des "e" ou des "en" devenus muets qui ne se notent plus depuis quelque fois entre Chaucer et Johnson, parce que la voyelle tonique qui précède est courte et les "e" finals résiduels ont commencé à servir de noter la longueur de la voyelle qui précède. Et dans le latin de Frédégaire de Tours pas mal de "b" et "v" entre voyelles (dans celui de Jordain aussi aux débuts des mots, articulation espagnole oblige), pas mal de "um" et "o" finales ont cessé d'être strictement appliqués là où le voulait la grammaire latine. Mais quand un "r" est remplacé par un autre "r", la lettre "r" demeure. Quand un "d" entre voyelles devient "dh", c'est souvent qu'on garde le "d".

Les exceptions sont dues aux comparaisons entre plusieurs langues ou dialectes qui se partagent avec quelque approximité l'alphabet comme signe phonétique. Si le suédois d'une certaine époque notait les "dh" comme tels, c'est que leur origine n'était pas un "d" mais un "th" intervocalique - et que la comparaison avec l'allemand de nos aristocrates de cette époque là fait qu'on veut distinguer les "dh" des "th", cette langue manquant les deux. Après, quand tous les "th" deviennent "t" ou "d" (par influence allemande, sans doute) et quand tous les "dh" sont amuis ou "d", alors juste on décide (notre dernière réforme orthographique utile, les suivants n'étant que du baratin de mauvais philologues doublés de mauvais pédagogues) de changer les "th" en "t" ("thola" devient "tåla") ou en "d" ("thet" devient "det"), et les "dh" en "d" et les "gh" en "g" (même si la prononciation de certains dialectes n'était pas allée vers un "g" dur audible, mais vers un yod ou un amuisement, comme "-igh" devient "-ig" en écriture, tandis que la prononciation de la capitale est "-i").

Après le déjà cité l'auteur discute deux cas, les "s" entre voyelles (les vieilles "s" simples étant disparus, ça dit que les sigma qu'on y trouve ont une origine par "analogie restitutrice" ou par aboutissement d'autres sons qui au début n'étaient pas des s) et le réflexe de "kw" en Grec devant divers voyelles. Dans les deux cas il apporte que les données communément admises, que je n'ai pas l'intention de contester, sauf pour le conceptuel, la sémantique:

Lui il prétend, grosso modo, que d'abord les "s" s'amenuisent entre voyelles, et ensuite dans les formes comme λυσω futur de λυω il est restitué par analogie avec des formes comme κλεψω. Il est plus probable - depuis les donnés de la sociolinguistique - que d'abord on commence à affaiblir les "s" entre voyelles et ceci ne se fait pas dans la forme de futur, et dans le passage d'un contexte à un autre, d'un mot à un autre, les formes du futur restent avec des "s" intactes. Disons que le futur "lyso" devenait un jour dans la bouche d'un homme trop branché sur le "s" > "h" "lyho", alors le fait que "lyso" est parallèle de "klepso" empêche les autres de trouver "lyho" normal, tandis que *"genehos" pour *"genesos" (en train de devenir ionien "geneos" et attique "genous"), il n'y avait pas la même entrave et ça passe. L'analogie est dans les deux cas une "force" consciente, mais dans ma vue, celle des sociolinguistes également, elle l'est de manière préservante, et de manière d'illustrer que le changement phonétique aussi est une "force" consciente et sociale.

Après, la fin de la discussion sur "kw" ça devient très intéressant, contre sa propre thèse et pour la nouvelle:

de plus, les mots enclitiques (éolien τε, de *kwe; thess. κις de *kwis; ionien κοτε, etc., de *kwo-), en tant que mots accessoires (non autonomes phonétiquement dans la phrase), ont des traitements qui échappent à la règle commune.


Il y a des fois que des mots accessoires - phonétiquement non autonomes, c'est à dire sans accent propre à eux - ont un traitement qui correspond aux syllabes non-accentuées plutôt qu'aux syllabes accentuées. Toutefois, le remplacement de *kw (reconstruits ou retrouvés en mycénien ou chypriote à l'état de qoppa) par des tau, pi ou kappa ne semble pas être lié à l'accent. Donc, l'explication ne passe pas très bien.

C'est plutôt en tant que mots usuels que ces mots là peuvent se trouver au début ou résiduellement à la fin d'une série de changements. Si en éolien *kwe devient τε ça peut être un début non continué d'une série où q > t devant e dans un mot après l'autre, la même série que dans les autres dialectes, sauf qu'en éolien ça s'arrête avec τε. Si en thessalien on trouve κις, c'est peut-être que là le q s'est tenu très longtemps, dans ce mot, parce qu'usuel, pour être remplacé en dernier moment avec k, quand on cessait de prononcer kw dans les autres mots. Et même chose pour ionien κοτε, etc.

Ensuite vient un aveu très important de la part de Michel Lejeune, un aveu qui préfigure en quelque manière la sociolinguistique, mais que les non-linguiistes n'auront pas lu, puisqu'ils se sont perdus dans la discussion de sigma intervocalique et des réflexes des vieilles labiovélaires:

À dire vrai, il s'en fauyt qu'on ait pu jusqu'ici rendre compte de toutes les exceptions aux lois phonétiques établies; en marge de certaines lois subsiste un résidu inexpliqué, d'ailleurs peu considérable.


Les données de la sociolinguistique expliquent très bien ce résidu et le fait qu'il ne soit pas considérable: il s'agit des changements restés en un ou quelques mots et ensuite arrêtés, ou encore des mots trop usuels pour les subir.

Dans deux ou trois cas, l'embarras est plus grand: la loi même ne se laisse pas formuler avec précision; ainsi pour les traitements d'un ancien *y- initial devant voyelle, on n'a pu établir encore avec certitude le principe de répartition entre h- (esprit rude) et ζ- (§§ 167-169).


Mais merci pour la grande honnêteté! Et ainsi finit le §13, assez peu utile avec son dogmatisme sur un modèle de changements phonétiques, et celui-là un modèle périmé, au propos du livre, qui § par § les constats de changements phonétiques que de fait (en toute indépendence de cette explication erronnée du §13) on a pu avec plus ou moins de certitude établir.

Pour vrai dire, ce paradigme périmé en linguistique se trouve une survie, non seulement dans l'évolutionnisme (l'homme et le cheval serait chacun l'aboutissment jusqu'ici d'une série de mutations involontaires et inconscients depuis des prétendus ancêtres unicellulaires, comme le Grec et le Latin le seraient depuis le *proto-inodo-européen et le Français depuis le Latin - tandis qu'en réalité les changements, au moins après Babel ont été conscients et intentionnels***) mais aussi dans la psychologie qui se dit que bon nombre des changements importants sont quand même inconscients - quand là aussi, l'exemple qui pourrait servir, se trouve être un faux exemple. Une bêtise d'Allemagne du XIXe S. Comme les réconstructions de la "Ur-Ilias" (Proto-Iliade) par Wilamowitz et d'autres, qui servent comme modèle pour la "science biblique" des impies mais qui est déjà discrédité parmi les savants qui se prononcent sur Homère.

Hans-Georg Lundahl
BU Nanterre
St Ephrem d'Édesse
18-VI-2013

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*Je viens de trouver dans ces publications une excuse spécieuse pour ne pas tenir les Templiers comme Jacques Molay pour "une loge avant les loges": que les franc-maçons doivent tout aux Sociniens. Certes, une certaine nuance de doctrine maçonnique coincide avec l'attitude des Sociniens, mais la structure est différente. Mais en plus de cette probable connexion, il y a le fait que les Templiers furent condamnés par un Concile. Un qui condamna aussi la prise d'interêt. Peut-être leur connexions banquiers les rendent peu ragoûtés par un tel concile. Cette position ne peut pas être présumé générale parmi tous les fidèles de FSSPX et semblables, elle n'était pas clairement annoncée dans les œuvres les plus connues de Mgr Lefèbvre.

**C'est à dire le premier qui l'ose et qui trouve sectateurs, et qu'ils soit apperçu par ceux-là comme chic. Un tel peut avoir précédé par un autre, sans issue, parce que apperçu comme uniquement étrange. Et il peut être lui-même apperçu comme étrange par ceux qui ne sont pas ses sectateurs.

***Même à Babel le changement de langue pour chaque tribu parmi les 72 après Noé n'a pas été non-intentionnel sauf pour les hommes qui en étaient les victimes, il a été intentionnel de la part de Dieu qui punissait.

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Je vous renvoie pour les renseignements de sociolinguistique à Jean Aitchison, Language Change: Progress or Decay? 3rd edition (1st edition 1981). Cambridge, New York, Melbourne: Cambridge University Press, 2001. L'auteure étant évolutionniste (un autre de ses tîtres s'appelle The Articulate Mammal: An Introduction to Psycholinguistics.) elle ne peut pas être suspecte d'avoir sabordé cette magnifique parallèle pour les mutations dans le propos de nuire au Darwinisme. Quand à moi, c'est la première ou plutôt deuxième édition que j'ai lu à la fac de Lund en 1992 - 1993, mais je ne crois pas que la troisième revienne beaucoup dans le train-train des thèses involontaristes, hypergradualistes et ainsi de suite. Je regrette de ne pas pouvoir renvoyer à chaque chapître par page dans les éditions, mais c'est grâce à elle que je connais aussi un peu Labov.

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Et pour les renseignements sur changements et autre histoire phonétique du Mycénien et du Grec Ancien? Bon, au livre de Michel Lejeune par exemple, méfiez-vous par contre du §13. Comme je viens de dire.

Et de sa fin ridicule à la lumière de la sociolinguistique:

Cependant, de telles difficultés, inhérentes à la complexité des facteurs en jeu, ne sauraient pas mettre en cause le principe même des lois phonétiques.


Tel qu'il vient d'être formulé au début du §13, si. Comme l'ont fait d'autres. ____________________

Ceci a été envoyé au(x) concerné(s):

La paroisse St Nicolas du Chardonnet.

mercredi 12 juin 2013

Cambridge History of Africa et Alessandro Ramati contre le bêtisier des Antifa

Si Mussolini a sombré, dès 1938, en racialisme et ensuite, dès 1943, de se voir reduit en marionette d'Hitler (comme Pétain à l'époque de Laval), si entre ces dates Mussolini a fait certains maux avec plus d'insistance que Pétain avec le Rafle de Vel d'Hiv, lui, il a déjà payé pour ça.

Il avait dit une fois des choses comme "si je vous conduis, suivez-moi, si je vous commande, obéissez-moi, sie je vous trahis, tuez-moi." Et il a été tué par des gens qui se sentaient trahis. Il a donc payé pour les quelques mais grandes niaiseries de ses derniers années et on peut regarder son œuvre de 1919 à 1938 avec sérénité, en faisant abstraction des erreurs de plus tard dans sa vie. 1919 font 19 ans jusqu'a 1938. Entre 1938 et 1945, il n'y a que 6 ans.

Ce qui n'autorise pas de regarder avec cette même sérénité les défauts de sa dernière époque en eux-mêmes. Ni d'avoir une même complaisance envers des gens ayant commis ces erreurs à plus grande échelle ou les ayant moins payés - qu'il s'agisse de racialisme, des camps de mort (la Riziera n'est pas défensible: si Mussolini l'est malgré elle, c'est que ceci est minuscule comparé à Auschwitz ou le Goulag) - ou de délivrer des citoyens ou résidents à un régime étranger.

Des niaiseries, on en trouve non pas seulement chez Mussolini, mais aussi chez les Antifa. Ceci n'est pas une attaque à la mémoire globale d'un homme récemment abattu par un skin de droite, je ne l'ai pas connu, et d'ailleurs pour des choses niaises qu'il ait pu dire, il a, comme Benito Amilcare Mussolini, déjà payé. À moins que l'état de mort cérébrale s'avère un coma réversible.

Hier j'ai reçu d'hospitalités des gens qui sympatisent plutôt avec cet abattu. J'ai été en des discussions. Je n'ai pas esquivé des sujets. Comme les avertis sur certains thèmes (qui se trouvent assez souvent à la droite) peuvent imaginer, j'ai pu ramasser un bêtisier avant de me voir demandé de quitter la fête pour motif qu'untel bis ne voulait pas avoir des gens qui appréciaient Mussolini là. Untel autre premier avant lui et avec la même attitude envers moi avait par contre été une riche source du bêtisier ramassé pendant les conversations, mais pas l'unique.

Mais pour commencer, je ne vais pas y réussir à répondre en un seul message blog, à moins de mettre des mises à jour. Prenons juste les thèmes de l'Éthiopie et de la résistance à Assise: non pas celle qui ait possiblement été là pour renverser la République de Salò, mais celle qui était très clairement là pour sauver des Juifs d'être livrés aux Allemands. En âssant, notons que dans le film récent Rafle, si ce n'était pas dans l'interview à côté du film, l'auteur note que son propre sauvetage était dû à des gendarmes qui bien à propos négligeaient de le garder, pour qu'il puisse s'échapper, donc des gendarmes collabos.

Mais d'abord l'Éthiopie.

À Nanterre, la même fac où j'ai été accueilli et ensuite demandé de partir par des Antifas hier, il y a une très bonne bibliothèque universitaire. Le rayon histoire n'est pas trop mince. On y trouve par exemple Cambridge History of Africa, on y trouve en chaque partie une section dédié à "Horn of Africa", c'est à dire à ce qui se trouve entre l'Égypte et Djibouti. Donc, aussi l'Éthiopie.

Une chose à noter est que le projet de moderniser les mentalités des Éthiopiens, tout en se payant à Italie une petite fortune coloniale, comme d'autres avaient déjà fait (par exemple Jules Ferry ou Cecil Rhodes) n'est pas une ambition qui remonte à Mussolini, mais qui est bien plus vieille que ça. Ensuite, avant l'intervention italienne en 1935, il y avait un pays déjà déchiré: on ne venait pas invahir - au moins soi-disant - des gens qui n'avaient rien fait, on venait soutenir l'un contre l'autre. Mais encore une chose qui est visible déjà de cette source là, bien peu suspect d'être partisane pour Mussolini, est que l'intervention italienne prend un mauvais tournant en 1937. Le vice-roy Graziani qui avait été assez méprisant envers les Africains indigènes se voit presque assassiné en février, ensuite il lance comme répressaille une campagne pour éradiquer la culture indigène - y compris jusqu'à se prendre à l'église apostolique d'Éthiopie - parce qu'il considère les "mentalités primitives" comme coupables de la tentative d'assassinat, et cette campagne et prise comme une guerre d'extermination. Mussolini le revoque plus tard en 1937, mais les Italiens seront très mal vus de la suite aussi. Dans l'historiographie contemporaine d'Éthiopie, y compris celle de l'Église, ou une de l'Église, ceci est déformé en une guerre commencé avec des intentions génocidaires déjà de 1935. Et en plus soutenue par le Vatican comme telle. Mais ils sont alors prêts à se fier sur des sources assez louches comme Avro Manhattan.

Un peu après d'avoir revoqué Graziani, Mussolini commence à l'écouter, et en 1938 il lance la Carta della Razza. Hélas.

En 1938 également il a donné les mains libres à Hitler d'invahir Autriche. Il n'aimait pas Kurt von Schuschnigg, qui était trop aristocrat à ses vues. Il avait bien aimé et accueill Engelbert Dollfuß et en 1936 il avait défendu l'Autriche contre Hitler, en faisant parader ses soldats sur le Col de Brenner. Et, que les Éthiopiens ne m'en veuillent pas, j'ai comme né en Autriche plus de soucis pour ce que Mussolini a fait pour et contre Autriche que ce qu'il a fait pour et contre divers acteurs en Éthiopie. Mais ils ne vont pas pouvoir en honnêteté me prétendre racialiste si je dis que Mussolini était "à consommer à préférence avant 1938".

Bon, ceci à la gentille étudiante en sociologie qui était un peu choquée parce que je n'étais pas contre Mussolini. Ensuite à M. l'inhospitble le premier, celui qui m'avait fourni avec le bêtisier.

Il me prétendra peut-être "mytho" [mythomane] parce que j'insiste que Dollfuß et Schuschnigg n'étaient pas des racialistes (comme Mussolini ne l'était pas avant 1938, comme Franco et Salazar ne l'étaient jamais et Plinio Salgado non plus, et pareil quand au fascisme russe qui n'était pas racialiste non plus). Il m'a prétendu mytho quand je faisais référence aux Juifs sauvés en Assisi, entre autres par le maire, un fasciste.

Ceci je ne l'ai nullement non plus d'une source fasciste, qu'il pourra avec quelque ressemblance d'honnêteté prétendre mytho, je l'ai d'un journaliste juif qui dans l'après-guerre essaie de faire la gratitude envers un "juste parmi les nations" (qui a son arbre dans l'Allée des Justes à Yad Vachem): le père franciscain Ruffino Niccacci. Ce journaliste juif, Allessandro Ramati, vient de faire il y a assez longtemps un roman-documentaire sur The Assisi Underground. Et il vient d'y noter, pas par une quelconque préférence fasciste ou - évidemment - nazie, mais par honnêteté, ce que ce sauvetage des Juifs devait non seulement à Ruffino Niccacci et son évêque (et à travers eux, quoique Allessandro Ramati ne veut pas le noter, à Pie XII), mais aussi à la collaboration tacite des fascistes en place, qui trouvait la République de Salò une honte pour le fascisme et qui se souvenaient des Juifs qui avaient bien soutenu le fascisme de première heure, et des allemands, dont l'officier était un catholique dévot qui ne voulait pas gâcher l'œuvre pieuse de l'église en sauvant les Juifs.

C'est cette histoire d'Assise qui m'a valu un interêt accru pour une conférence qui tient lieu à Bayeux l'année dernière, dont je viens de publier un compte-rendu:

Φιλολογικα/Philologica : Qui fut Dom Gaston Aubourg - et qui sauva Bayeux?
http://filolohika.blogspot.com/2012/10/qui-fut-dom-gaston-aubourg-et-qui-sauva.html


Mais est-ce que je convaincra des Antifa? Je n'en sais rien, celui qui blasphémait pour me provoquer et ensuite me traitait de mytho (à propos le maire fasciste qui en Assisi assistait au sauvetage des Juifs), tandis qu'il peut entendre des paroles comme "les dinosaures ont existé, ils sont mal datés, peut-être il y en a eu des OGM" et les référer comme "les dinosaures n'ont pas existé" devant moi, dans ma présence, lui il me semble un peu trop niais. Mais c'était peut-être en partie une pose, en plus il semblait avoir un peu trop bû (rien contre l'alcool, surtout le bon vin qu'il y avait, mais il faut le boire avec modération). Quand aux autres, ils ont au moins mon blog.

Hans-Georg Lundahl
Bibliothèque Audoux
St Jean de St Facond
érémite de St Augustin
[dont la fête aurait été hier
sauf pour éviter collision avec celle de
St Barnabé Apôtre, qui prime]
12-VI-2013

dimanche 26 mai 2013

Tim O'Neill, my Favourite Atheist next to God and Autumn Lauber

When was God "atheist"? On the Cross. Who is Autumn Lauber? I girl I like, as yet atheist (hoping to change that, of course). And who is Tim O'Neill? A man who wrote this:

His last point in the quote above is more evidence of his lack of understanding of the period he's working so hard to distort and then condemn. There certainly were regular condemnations of curiositas amongst monks. In his ignorance of the period and because of his distorting Whiggish prejudices, Greenblatt has decided this means "intellectual curiosity" and claims this means they may have copied the works he likes so much, but they can't have actually thought about them or discussed them as this was forbidden. In fact, the word refers to curiosity about others, gossip and idle chatter - something probably common in small enclosed communities of celibate men - and had nothing to do with intellectual curiosity.


I mean, after I have been condemned by Trad Catholics for curiositas in cases when I was strictly minding my own intellectual business of intellectual curiosity, this is balm to my soul and conscience.

OK, where did he write that?

Here:

Armarium Magnum : The Swerve: How the World Became Modern by Stephen Greenblatt
http://armariummagnus.blogspot.com/2013/01/stephen-greenblatt-swerve-how-world.html

mercredi 27 mars 2013

I might have been wrong about United Arab Emirates ...

I thought the readers there of my blogs were part of those behind blocking and a sense of censorship, but it seems the authorities over there are friendly to Christians, and since there are such there, my readers can have been coming partly from that group.

Look at this news, hope they will have a very good Easter celebration there:

Spectator: An Oasis of Tolerance

samedi 29 décembre 2012

...but an ass


Full quote:

(A remarkable creature, entertaining, likeable, odd, bonnet full of wild bees, half-German, half-Irish, very tall, must have looked like Sigurd/Siegfried in his youth, but an Ass.)


Let us not be racist about the combination half-German, half-Irish. That is also the case with the intelligent Tom Zimmer. The man Tolkien described in these words was Robert Graves. Yes, there is one of them, I think, especially in Academia, it is the author of I Claudius.

I can possibly like people with positions like Robert Graves, but it would be impossible for me to think of such a man as a kind of mentor. You see, Tolkien had that role for me. And he decribed him - Robert Graves was obviously a man like himself - as - an Ass. Not as in polite for "arse", like US Americans sometimes speak of "pain in the ass" - that would not have been compatible with "likeable" or "entertaining" - but as in short for asinus, short for jackass, and synonym for donkey.

Now, if Robert Graves had met John Ronald when he was far younger, had tried to override the guardianship of the Welsh Spanish heritage padre, had tried to impose himself on Tollers as a kind of mentor, I think he might rather than "an ass" called him "an arsehole" if driven long enough.

Some people seem to think of themselves as my future mentors. They may think that positions like those of Robert Graves , like those expressed in I Claudius, warrant such an attitude. They seem to think of me as a big child who has not got his education yet. Well, people like that make me mutter not "but an ass", rather "what an arse!"

If anyone thinks he has earned such a position by the well deeds that leave half my clothes unwashed and half my sandals illshod or that he would earn it by the fact of being a bit more generous than that, I consider it my duty to my Lord and Saviour Jesus Christ to resist him to the face. If St Paul could do that with St Peter though he was appointed by Christ, anyone can do that with someone who appoints himself to a role of mentor he has no claim on.

I am a writer. I write, and thus I can accidentally serve someone as a mentor without knowing it. I am not intriguing to surround anyone so that he has to choose me or the other or the third or the fourth as a mentor and change his mind. Anyone who thinks I am wrong, young or old, is quite free to express his disagreement in writing. But praying to God or to the Devil that I may continually be confronted with whatever faults he finds in me, or talking with this, that, third or fourth to keep me under surveillance, under correction, is dastardly.

When I was harrassed beyond bearing in Junior High School, my class teacher asked the leader - at least apparent leader - of my harrassers, why he did it.

We only try to help him to adapt ...


He was the son of a female school teacher, no doubt very full of psychological wishwash. And my present harrassers are no doubt very like him. One of the men whom I broke with was one Pied-Noir and former Teacher who disagreed with me about my rejection of school compulsion. He argued that school compulsion was necessary to help Arabs or Muslims to adapt, or rather hinder them to develop freely such attitudes as he considered fanatic. Some of the attitudes of some of the Muslims are fanatic, but I do not consider that Pied-Noir any less fanatic, with his demonic love for forcing other people's children into his school.

I cannot say it is he who has intrigued to keep me down. I cannot say he is not one of them either. But I am not seeking the role of guru, I am seeking freedom to not have one, and freedom to write what I consider the truth, and to publish any way within moral and civil laws I like what I have written. Also, on a lesser note, to compose and have my compositions played. It is years that some have been dreading to ask me in person whether I am Protestant but still confronting me with the theological faults of Protestants because I am something else - a Biblical Inerrantist, sometimes called Fundamentalist.

Hans-Georg Lundahl
Bpi, Georges Pompidou
St Thomas Becket
29-XII-2012

The quote comes from Letter 267, to Michael Tolkien, 9-10 January 1965. Letters, p.353. Tom Zimmer is a man I met in Rome, author of a devotional and pro-life tract called Hope 84, to Honour Our Lady's Assumption. He, now, was not asinine.